samedi 5 juin 2010

Rathambore National Park : faites entrer les tigres !

Nous partons vers Sawai Madhopur dans l’après-midi du samedi 24 avril, pour notre première expérience en train en Inde. Le voyage ne durant que trois heures, nous optons pour la  classe populaire, appelée SL (Sleeper Class). Elle consiste en des compartiments comme dans les trains corail de nuit français (6 couchettes par compartiment), sauf qu’ici il n’y a.pas de porte pour séparer les compartiments, il n’y a pas vraiment de fenêtre car il fait bien trop chaud et le train est donc ouvert à l’extérieur et qu’en plus il y a deux couchettes supplémentaires dans le couloir… C’est un peu folklorique, nous avons les couchettes dans le couloir, nous sommes donc constamment dans le passage des gens… Il y a beaucoup d’agitation au départ, mais une fois le train parti, les gens se mettent plus ou moins à leur place et le voyage se déroule plutôt bien. L’inconvénient principal est finalement la poussière que nous recevons pendant tout le voyage puisqu’il n’y a pas de fenêtre… Nous voyageons à côté d’une famille indienne avec les trois générations dans le même compartiment. C’est typique !  Nous arrivons donc sans encombre dans la ville de Sawai Madhopur en fin de soirée où nous logeons au Tiger Safari Resort, à une quinzaine de minutes en voiture du parc de Rathambore. Nous avions initialement prévu de visiter le parc de Sunderbans que nous avions repéré lors de notre préparation du tour du monde à Londres, mais il se trouve au sud de Calcutta, donc trop loin pour nous. De nombreuses personnes nous ont recommandé le parc de Rathambore, réputé comme un des meilleurs parcs du nord de l’Inde pour voir des tigres. Nous avons donc beaucoup d’espoir pour les safaris des prochains jours… P1080039
Nous nous réveillons sans trop de mal le dimanche 25 avril à 4h55, car nous devons nous présenter vers 5h au bureau de réservation des safaris pour savoir dans quel bus nous sommes affectés. Il existe deux types de safari à Rathambore : en bus de 16 à 20 personnes ou en gypsy (jeep) de 6 personnes. Nous avons réservé nos billets seulement deux jours à l’avance et n’avons donc pu obtenir que le bus pour le matin et le gypsy pour l’après-midi… Nous sommes une vingtaine dans le bus, avec 4 indiens et surtout beaucoup de japonais. Au début nous avons un peu peur du bruit que font les japonais avant l’entrée dans le parc mais la bonne surprise est qu’ils se comportent très bien dans le parc, restant relativement silencieux à l’approche de la faune. Le premier safari dans le parc de Rathambore est unique car ce n’est pas seulement une réserve animalière, c’est aussi un magnifique parc que surplombent un grand fort et des temples en ruines. Comme nous sommes tous là pour le même objectif, notre guide nous indique que nous allons d’abord parcourir au maximum la zone du parc qui nous a été attribuée (il y a 5 zones dans le par cet pour éviter que tout le monde suive le même chemin, chaque véhicule ne peut circuler que dans une zone précise) afin d’essayer de localiser les tigres. Nous pourrons ensuite conduire plus lentement pour faire des photos des autres animaux que nous rencontrons. Nous observons assez vite des traces de tigres fraîches du matin, le guide nous explique alors que les tigres sont actifs en début de matinée et en fin d’après-midi lorsqu’ils parcourent leur territoire en marchant. Le reste de la journée il fait tellement chaud qu’ils dorment ou se rafraichissent dans des points d’eau. Nous sommes tous très excités à l’idée de peut-être voir un tigre et observons les moindres mouvements de la brousse en silence, mais malheureusement ce ne sera pas ce matin que nous verrons notre premier gros chat… Au cours de notre recherche, nous pouvons quand même observer des Spotted deer (des petits daims tachetés), des Samber deer (des cerfs), des Blue bull (de grosses antilopes grises), de nombreux singes avec leurs petits, des crocodiles qui se dorent tranquillement la pilule au soleil, des ibis, énormément de paons sauvages (nous n’avions jamais observé de vrais paons sauvages, mais n’oublions pas que c’est l’animal emblème de l’Inde) et enfin de nombreux oiseaux que nous n’avions jamais vu auparavant (et dont nous n’avons pas retenu le nom). DSC09530DSC09540DSC09553DSC09599Nous rentrons à l’hôtel malgré tout un peu déçus car on nous a dit qu’il était beaucoup plus facile de voir des tigres le matin que l’après-midi, nous ne sommes donc pas très optimistes sur notre safari de l’après-midi. Nous commençons à nous dire que nous allons peut-être devoir rester un jour de plus pour pouvoir voir des tigres… Nous profitons de la piscine de l’hôtel pour nous rafraîchir un peu avant notre deuxième safari. DSC09639Nos compagnons de route du safari en gypsy de l’après-midi sont un couple irlando-australien et deux indiens. En discutant avec le couple, nous apprenons qu’ils en sont à leur 20ème safari !!! Voilà des gens motivés… Nous apprenons aussi que l’un des deux indiens est un vrai porte bonheur puisqu’il a vu des tigres au cours de chacun de ses safaris jusqu’à maintenant. Espérons que sa chance continue aujourd’hui ! Le safari en gypsy est bien plus agréable qu’en bus car nous pouvons aller plus vite et plus loin, et en plus ça secoue moins J Notre chauffeur est excellent, cherchant à tout prix à trouver des tigres. La recherche est longue et nous discutons avec chaque véhicule que nous croisons pour essayer de localiser les tigres. Tout à coup, notre chauffeur se met à suivre frénétiquement l’un d’eux, quittant la piste et roulant sur des terrains plus difficiles, ce qui nous conduit à un point de vue d’où l’on peut apercevoir au loin un Sloth bear (un gros ours noir). Il est très loin de nous et part en courant dés qu’il entend les voitures donc en tout nous ne le voyons qu’une demi-seconde mais il paraît énorme ! C’est une belle performance car il est très rare de voir ces ours dans le parc…  La fin du safari approche ensuite doucement et nous commençons à nous faire à l’idée que nous ne verrons pas de tigre aujourd’hui, lorsque nous apercevons un regroupement de jeep au loin. Il doit forcément y avoir quelque chose… Effectivement, nous arrivons à toute vitesse et le chauffeur se gare devant un point d’eau, juste avant l’arrivée d’un magnifique tigre marchant très lentement, visiblement exténué par la chaleur, vers le plan d’eau dans lequel il trouve un peu de fraîcheur. Il est vraiment gigantesque, à seulement une quinzaine de mètre de nous et nous pouvons observer à l’œil nu ses grosses pattes et son énorme tête. Il est très paisible, nous avons presque envie d’aller le caresser (nous apprendrons plus tard qu’il a tué un villageois par le passé donc mieux vaut s’abstenir quand même). Il doit y avoir 5ou 6 véhicules autour de lui, mais il ne semble pas en être perturbé. Il nous observe et surveille ce qui se passe, tout en restant étendu dans le plan d’eau et en buvant entre ses pattes.  Après une dizaine de minutes, il décide de se lever et disparaît dans la brousse, nous laissant tous émerveillés et enchantés par ce beau spectacle. 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Nous rentrons à l’hôtel, encore le sourire aux lèvres, pour récupérer nos sacs avant de nous rendre à la gare pour prendre le train de nuit qui pourrait nous emmener vers Udaipur, notre prochaine étape. Les gérants de l’hôtel nous indiquent cependant que la gare est fermée (nous sommes dimanche) et que nous ne pouvons donc pas acheter de billets… C’est un peu risqué d’y aller sans billet, nous devons donc rester dormir ici. Bloqués pour bloqués, nous décidons ainsi de rester un jour de plus et de refaire un autre safari le lendemain matin, de nouveau en gypsy car il y a quand même plus de chance de voir des tigres dans un plus petit véhicule qui parcourt aussi plus de kilomètres – et nous apprenons qu’il y a un quota de jeep réservé quotidiennement pour les réservations de dernière minute (il faut se présenter au bureau de réservations à 4h30 du matin…).
Nous arrivons donc devant le bureau des réservations à 4h30 du matin le lundi 26 avril et découvrons que nous sommes les seuls touristes venus chercher leur place eux-mêmes, tous les autres sont des indiens travaillant pour des hôtels et ayant dans les mains 4ou 5 fiches de réservation pour leurs clients, qui dorment encore. Nous aurions certainement pu faire de même mais le coût des places est alors doublé, cela vaut donc la peine de se lever tôt ! Maintenant un peu habitués à la queue à l’indienne, nous arrivons à être les premiers servis en jouant des coudes et obtenons deux places dans une gypsy avec le chauffeur de l’après-midi précédent, une coïncidence de bon augure ! Nous allons également dans la même zone que l’après-midi précédent - serons nous aussi chanceux ? Après une grosse heure de conduite, nous  apercevons effectivement un tigre, mais cette fois-ci derrière du feuillage. Il n’est pas loin (une vingtaine de mètres) mais nous le voyons moins bien que la veille et surtout les photos seront moins belles. Notre chauffeur essaye désespérément de nous trouver un meilleur angle de vue pour les photos, en bougeant la voiture plusieurs fois, ce qui énerve probablement le tigre qui s’en va alors, marquant son territoire sur un arbre au passage. Nous apprendrons que ce tigre s’appelle Tutu et est apparemment blessé à la patte (il boite légèrement). Nous passons l’heure suivante à essayer de retrouver ce tigre ou un autre dans un des plans d’eau du parc, car le soleil commence à taper et le guide pense qu’ils vont avoir trop chaud et vouloir se rafraîchir. Nous ne le retrouverons cependant pas, mais apercevons des gazelles indiennes que nous n’avions pas vues la veille. Une belle matinée donc ! DSC09783DSC09644DSC09778Après ce troisième safari, nous décidons de partir car toutes les bonnes choses ont une fin. Nous nous rendons à la gare mais avons la mauvaise surprise d’apprendre qu’il n’y a pas de place pour Udaipur. Nous explorons alors la location de voiture avec chauffeur, un moyen de transport très commun en Inde. La location coûte plus cher qu’on ne le pensait (profitent-ils de notre désarroi, bloqués dans la petite bourgade de Sawai Madhopur sans aucun train disponible ?) mais nous n’avons pas vraiment le choix à moins de perdre beaucoup de temps à attendre ici. Nous entamons donc une route de six heures sur les belles routes de campagne du Rajasthan. Ce premier trajet en voiture est l’occasion de découvrir un peu plus la tradition automobile indienne ! Les routes du Rajasthan sont parmi les plus modernes d’Inde et en effet une bonne partie du trajet se fait sur ce qu’on pourrait appeler une 2x2 voies en France ou en Europe. Cependant, à la différence de l’Europe justement, à peu près tout ce qui roule (camion, tracteur, vélo, charrette, rickshaw) ou qui possède deux pattes ou plus (hommes, vaches, chevaux, chèvres, chiens, etc.) est le bienvenu sur la voie, que ce soit dans le même sens (niveau de difficulté : débutant) ou que ce soit en sens inverse (niveau de difficulté : expert). De ce désordre vient un danger bien réel et malgré les efforts de notre chauffeur pour se signaler constamment aux autres utilisateurs grâce à son klaxon adoré, nous avons eu quelques belles frayeurs. Heureusement, en Inde, tout finit toujours par un sourire…même quand ça n’est pas passé loin !!!

Jaipur, la ville rose du Rajasthan

Nous arrivons à Jaipur tard dans la nuit du jeudi 22 avril et dormons dans un bel hôtel pour 700 roupies la nuit ($18). Cela nous fait le plus grand bien car l’hôtel de Mumbai était très basique et cela fait longtemps que nous n’avons pas dormi dans un bon lit. Nous nous réveillons donc le lendemain, vendredi 23 avril, frais et reposés, et profitons de la terrasse de l’hôtel pour prendre le petite déjeuner.
Nous avons, comme d’habitude, établi notre programme à l’aide du guide du Routard et décidons de nous concentrer sur la vieille ville, qu’il semble facile de rejoindre à pied depuis l’hôtel (un kilomètre au maximum). Le réceptionniste de l’hôtel nous recommande pourtant de prendre un rickshaw (vélo à moteur taxi très répandu en Inde), mais nous préférons marcher. Grave erreur… Plus d’une heure plus tard, nous sommes toujours en train de marcher, nous frayant notre chemin entre les voitures, les rickshaw, les vaches, les piétons et les chariots qui encombrent les rues, et essayant d’échapper par n’importe quel moyen aux sollicitations incessantes des rickshaw voyant en nous de bons touristes fatigués prêts à craquer pour finir la route avec eux… Jaipur est sans aucun doute la ville de l’Inde où nous aurons eu le plus grand choc culturel. A Mumbai, nous avions pu expérimenter le monde et le bruit, mais dans une moindre mesure car nous restions finalement dans le quartier proche de notre hôtel et nous sommes déplacés en taxi puisque les rickshaw sont interdits dans la ville. A Jaipur, nous n’étions ni préparés ni prévenus et cette marche interminable nous a clairement fait comprendre ce à quoi nous attendre pour les deux semaines à venir. L’enseignement majeur que nous en tirons est qu’il ne faut JAMAIS marcher dans une ville indienne.
Nous tenons cependant bon et arrivons finalement jusqu’au palais de vents, à pied. C’est un petit palais réputé pour sa magnifique façade en pyramides, et qui offre de très belles vues sur la ville rose depuis ses terrasses. DSC09435DSC09439  Nous continuons ensuite par le City Palace, le palais résidentiel des maharadjahs de Jaipur. Nous y admirons l’architecture, la collection de tissus et notamment de costumes, les armes et enfin deux gigantesques jarres en argent de 9000L, qui figurent même dans le Guinness des records comme les plus grandes jarres en argent! Elles ont servi à transporter de l’eau du Gange lors d’un voyage du maharadja en Angleterre au 19ème siècle afin qu’il puisse se purifier tous les jours ! DSC09456DSC09450Apprenant de nos erreurs, nous retournons à l’hôtel en rickshaw, ce qui s’avère être une expérience en soi : les prix sont très variables, le chauffeur vous dira toujours qu’il connaît l’endroit où vous allez mais en fait ne le sait jamais et doit demander son chemin à chaque coin de rue pour finalement nous déposer un peu au hasard… DSC09423Après cette matinée exténuante, nous déjeunons à l’hôtel même. L’après-midi nous offre deux nouvelles expériences indiennes intéressantes… La première par téléphone, lorsque Fred doit appeler le Sony Centre de la ville (car l’écran de l’appareil photo ne marche plus) et tombe sur différentes personnes, sans en comprendre aucune par téléphone…  La deuxième à la gare, lorsque Natacha s’y rend pour y acheter les billets pour la suite du voyage et découvre comment les Indiens font la queue : littéralement les uns sur les autres, tellement collés les uns aux autres qu’il est impossible de passer au milieu d’une queue sans faire tomber tout le monde. Heureusement il y a des queues pour femmes et pour étrangers (avec un guichetier qui parle théoriquement l’anglais) mais cela ne fonctionne pas toujours…
Nous terminons cette journée pleine de découverte par un diner dans un restaurant de viandes grillées. Quoique pas mauvaises, on comprend tout de même assez facilement pourquoi  la majorité des Indiens sont végétariens J
Le lendemain, samedi 24 avril, nous partons visiter l’Amber Palace, un magnifique fort dans les montagnes, à 10km de Jaipur, et entouré de 2 autres forts. Nous nous y rendons en rickshaw  et l’arrivée est mémorable, découvrant soudainement ce fort massif au milieu des montagnes. C’est un ancien palais qui a été abandonné par les maharadjahs pour installer leur nouveau palais à Jaipur, car la  sécheresse de l’endroit ne leur permettait plus d’alimenter en eau le fort. Il est cependant très bien entretenu et constitue une visite très intéressante et très différente du City Palace. Nous pouvons y admirer la salle d’audience publique et la salle d’audience privée qui laissent imaginer comment le maharadjah devait trôner en leur centre pour recevoir ses nobles et son peuple. Nous nous sommes également perdus dans les labyrinthes des quartiers des reines, séparés évidemment des quartiers du maharadjah. Une très belle façon de profiter des environs de Jaipur, loin de l’agitation et du bruit ambiants ! P1080004DSC09469 DSC09486

Bombay Dreams

P1070990Nous quittons Singapour le mardi 20 avril en fin d’après-midi pour voler jusque Mumbai, via Bangkok. Nous arrivons à Mumbai le mercredi 21 avril à 4 heures du matin, après une très petite nuit dans l’avion... Nous rejoignons notre hôtel vers 7h30, puis partons directement prendre le petit déjeuner au Taj Mahal Hotel, l’hôtel le plus luxueux du pays situé en bord de mer et également l’endroit de la prise d’otage de décembre 2008. Nous dégustons un très bon petit déjeuner que nous faisons trainer en déjeuner pour profiter aussi des plats salés. C’est un petit luxe pour l’anniversaire de Natacha qui a le mérite de nous requinquer après les dernières 24h de voyage. Nous partons ensuite jusqu’à la gare pour y réserver nos billets pour notre prochaine étape, Jaipur dans le Rajasthan. Nous approchons de midi et la chaleur devient particulièrement étouffante. Nous commençons à boire des litres et des litres d’eau.  Malheureusement pour nous, les trains sont complets car ce sont les vacances scolaires indiennes. Nous pouvons uniquement voyager en Sleeper Class, c’est-à-dire dans des couchettes sans air conditionné. Vue la chaleur ambiante en Inde et notre inexpérience en termes de trains indiens, nous décidons de ne pas expérimenter l’extrême tout de suite et optons finalement pour l’avion pour rejoindre Jaipur. Nous marchons ensuite vers l’hôtel, en passant devant les beaux bâtiments de l’université, et entamons une bonne nuit de 13 heures pour nous remettre de la petite nuit précédente dans l’avion. Victoria Station 5 Le lendemain matin, jeudi 22 avril, nous nous réveillons très tôt après notre nuit de 13 heures commencée à 16h… Au programme de la journée, la visite des grottes d’Elephanta, classées à l’Unesco et situées dans la baie de Mumbai. Pour les rejoindre, nous devons prendre un bateau et l’organisation est très chaotique – une petite introduction à l’Inde… Nous arrivons finalement sur l’île des grottes – pour les plus fainéants, il est possible de prendre un petit train puis une chaise avec porteurs pour rejoindre le sommet de l’île, là où sont situées les grottes. Evidemment, nous marchons ! Conscients de notre ignorance, nous prenons un guide pour découvrir ces grottes. Il parle très vite et nous déballe un montant d’informations impressionnant – une sorte de crash course sur l’hindouisme pour des débutants comme nous. Les temples des grottes sont dédiés à Shiva, le dieu à la fois protecteur, destructeur et créateur, ainsi qu’à sa femme Parvati. Un certain nombre de statues ont été détruites par les Portugais lors de l’établissement de comptoirs de commerce au XVIème siècle mais on peut encore y admirer de nombreuses statues de Shiva et Parvati dans différentes positions (méditation, danse, création, protection, destruction, etc.). Ce sont de très belles grottes à visiter, desquelles nous n’avons certainement pas tout retenu mais qui nous ont offert une bonne introduction à l’hindouisme.  DSC09384DSC09377DSC09367Nous quittons ensuite l’île et ses nombreux singes pour rejoindre Mumbai où nous déjeunons dans une cantine populaire avec un excellent chicken masala pour 200 roupies pour deux ($5). Notre programme de visite de l’après-midi est d’aller au Nehru centre, où nous ne disposons que d’une heure pour découvrir toute l’histoire de l’Inde. En effet, la circulation automobile est telle qu’il nous faut une heure pour rejoindre le centre Nehru depuis le quartier de Gateaway of India : c’est tout simplement la jungle entre le rickshaws, les vélos, les camions et les voitures. Les conducteurs klaxonnent quasiment sans cesse pour forcer le passage. Une heure c’est quand même un peu juste pour parcourir cette exposition aussi vaste ! Un peu submergés par le volume, nous y apprenons tout de même énormément de choses (encore une fois nous partons de loin…). La fin de journée est une course contre la montre pour rentrer à l’hôtel et partir vers l’aéroport. Bêtement, nous avons suivi les conseils de la réception de l’hôtel et nous sommes partis à 18h pour prendre notre avion que nous pensions être à 20h30. Il se trouve que l’avion est en fait à 20h…et qu’à ces heures-là, ce n’est plus la jungle sur les routes…c’est la guerre ! Rien ne bouge, le niveau sonore est à 120dB…et le stress à des niveaux rarement atteints ces derniers mois. Finalement, nous arrivons seulement 15 minutes avant le décollage de l’avion mais pouvons quand même par miracle et grâce à de grands sourires, embarquer vers Jaipur. Notre première journée entière à visiter fut épuisante !

Un jour à Singapour

Nous disposons le mardi 20 avril de 24 heures pour découvrir la ville (et le pays) de Singapour… Autant dire que ce n’est pas une étape phare de notre trajet, mais comme nous sommes obligés d’y passer pour rejoindre l’Asie depuis l’Océanie, il serait dommage de ne pas s’y arrêter un petit peu.

C’est aussi l’occasion de revoir Stephen Leong, un Singapourien que Natacha avait rencontré à Munich et qui depuis est revenu vivre à Singapour. Nous déjeunons avec lui dans le quartier arabe de la ville et visitons la grande mosquée. La visite est très bien organisée, proposant gratuitement des châles et djellaba pour couvrir nos épaules et nos jambes. Nous goûtons ensuite notre premier repas asiatique, dans une petite échoppe de rue… Ca passe. P1070943 Stephen doit ensuite retourner travailler (il en faut bien…) et nous continuons alors par une grande ballade dans Marina Bay, près de la mer. Nous marchons notamment sur le circuit de Formule 1 du grand prix de Singapour, situé en plein centre ville. Il est marrant de voir ces grandes routes désertes, avec les stands de ravitaillement. P1070973 Nous visitons dans l’après-midi les quartiers de Chinatown et Little India. Nous y découvrons nos premiers temples hindous et bouddhistes, très impressionnants, notamment car nous sommes de vrais novices.P1070974 P1070982 Nous avons été globalement plutôt agréablement surpris par Singapour, qu’on nous avait souvent décrite comme triste et froide. Nous avons trouvé au contraire que l’organisation en petits quartiers (arabe, chinois, indien, etc.) lui donnait un caractère très coloré et qu’on y trouvait de très beaux temples.  Ce n’est certes que notre première étape asiatique et nous n’y sommes en fait restés qu’une demi-journée… Mais nous aurions facilement pu y rester une journée de plus, notamment en visitant le zoo, très réputé et qui offre même un safari nocturne. Après, on tourne probablement vite en rond et il faut profiter des pays alentours pour se changer les idées !P1070966

vendredi 4 juin 2010

La côte Est de l’Australie, petit bonus.

Initialement,  nous avions écarté l’Australie de notre itinéraire, nous disant que nous y reviendrons de toute façon un jour ou l’autre car il est facile d’y voyager même en famille. Nous y sommes finalement restés un peu plus de deux semaines pour une découverte un peu express du pays.

Nous avons passé beaucoup de temps à Sydney, en comparaison avec les autres grandes villes de notre parcours, et cette ville est très accueillante et semble vraiment facile à vivre, avec une qualité de vie bien meilleure que la moyenne. L’influence anglo-saxonne y est bien entendu très présente, et nous ne sommes finalement pas si loin d’un Londres en bord de mer… Comme pour la Nouvelle-Zélande, l’inconvénient principal reste la distance par rapport à l’Europe…

Nous avons été frappés en Australie, notamment après notre passage en Nouvelle-Zélande, par l’absence de trace de la culture aborigène. Durant notre parcours de 19 jours, nous n’avons quasiment jamais rencontré cette culture, alors que nous aurions beaucoup aimé pouvoir en découvrir quelques aspects comme nous l’avions fait pour les Maoris en Nouvelle-Zélande. En discutant avec les gens et en lisant l’histoire du pays, nous nous rendons compte que la situation des aborigènes en Australie n’est peut-être pas aussi bonne que celle des Maoris en Nouvelle-Zélande (sans vouloir dire que tout est rose pour les Maoris non plus…) : ils sont très peu nombreux (environ 2% de la population australienne vs. 18% pour les Maoris en Nouvelle-Zélande), sont regroupés principalement au centre du pays, là où il n’y a rien et ont de graves problèmes d’alcoolisme. Il semble également que le travail d’intégration et de double culture est bien moins avancé pour les « blancs » australiens que pour les « blancs » néo-zélandais : apparemment le fait que le premier ministre fasse des excuses publiques aux aborigènes avait choqué l’opinion publique et les jeunes australiens d’aujourd’hui ne se sentent peu ou pas concernés par le sujet. A suivre sur les prochaines années…

En revanche, nous avons été séduits par la faune australienne, avec de nombreuses espèces endémiques que nous ne connaissions pas. Les stars de la forêt restent incontestablement les koalas, suivis de près par les kangourous ! Nous avons également apprécié le fait de voir moins d’animaux morts sur le bord de la route qu’en Nouvelle-Zélande, et de nombreux efforts de conservation pour ces espèces animales.

Au final, nous avons tout de même préféré la Nouvelle-Zélande à l’Australie, mais gardons d’excellents souvenirs de notre périple dans ce pays avec l’espoir d’y revenir vite, notamment pour plonger dans la grande barrière de corail !!!

Un dernier petit tour à Sydney et puis s’en vont…

Nous arrivons à Sydney en fin d’après-midi du dimanche 18 avril à Sydney, juste à temps pour rendre le camping car (comme d’habitude…). Pour notre dernière soirée dans cette belle ville, nous retrouvons Sue, une ancienne collègue de Natacha, et son petit ami Dwain, deux sud-africains qui habitent à Sydney. Ils nous emmènent prendre l’apéritif dans un bar extérieur face à l’Opéra et au Harbour Bridge avec une vue magnifique de Sydney by Night. Nous dînons ensuite dans un pub dans le quartier de The Rocks, le centre historique de la ville.

Le lendemain, lundi 19 avril, nous célébrons les 29 ans de Natacha sous le signe du voyage. Nous commençons la journée en récupérant nos visas indiens (Hourra !!!) et continuons avec notre vol vers Singapour l’après-midi, durant lequel nous survolons les Blue Mountains. Nous arrivons finalement dans notre hôtel à Singapour vers 23h30. Certes c’est un anniversaire passé dans l’avion, mais peu de gens ont la chance de se coucher à 28 ans à Sydney et de se réveiller à 29 ans à Singapour…

Nous reviendrons aux Blue Mountains…

Notre arrivée aux Blue Mountains fut bien plus compliquée que prévue… Selon nos informations, il était possible d’arriver à Glenbrook, la principale ville d’accès aux montagnes, et d’entrer dans le parc des Blue Mountains pour y dormir dans un des camping aménagés. Ce que nous ne savions pas, c’est que la porte d’entrée du parc ferme tous les jours à 18h (donc les gens qui dorment dans le parc y sont littéralement enfermés !) et nous arrivons évidemment après 18h le samedi 17 avril à Glenbrook… Après un tour de la ville pour trouver d’éventuels coins où faire du camping sauvage (nous sommes assez vite découragés par les panneaux annonçant $500 d’amende pour tout camping sauvage – ça fait cher la nuit…), nous décidons de continuer la route vers la prochaine ville, Katoomba, qui est un peu plus grosse que Glenbrook et qui dispose d’un grand camping aménagé. Nous y arrivons une demi-heure plus tard mais ne sommes clairement pas les seuls à avoir eu l’idée puisque le camping est complet… D’autres gens bloqués comme nous décident de continuer encore la route jusqu’au prochain village, mais nous en avons un peu marre et préférons essayer une petite auberge de jeunesse indiquée par notre guide de voyage qui a un jardin et peut donc éventuellement accueillir des camping-cars… Nous tombons dans une auberge très détendue, tout le monde squatte dans le salon, et ce n’est effectivement pas un problème si nous glissons notre camping-car au fond du jardin. Ce n’est pas l’endroit le plus sauvage où nous aurons dormi, mais au moins nous avons trouvé où passer la nuit !!!DSC09352-pan2 Notre visite des Blue Mountains le lendemain est bien plus rapide que prévu puisque nous étions censés dormir directement dans le parc pour pouvoir y faire une randonnée tôt le matin… A la place, nous effectuons le dimanche 18 avril le parcours touristique depuis Katoomba : nous commençons par Echo point, un point de vue sur les montagnes emblématiques du parc, les Three Sisters. Le site offre un panorama superbe. Nous enchaînons ensuite avec un film documentaire sur les Blue Mountains  - nous avions vu un tel film à Te Anau en Nouvelle-Zélande sur la région des Fjords et avions trouvé que c’était un excellent moyen d’avoir un aperçu d’une région lorsqu’on a peu de temps pour la visiter. Le film ici est composé d’images magnifiques des Blue Mountains filmées d’hélicoptère et raconte également l’histoire du Willomi Pine, un arbre que les scientifiques croyaient disparu depuis des millions d’années et qui a été redécouvert en 1994 dans le parc – aujourd’hui l’emplacement exact de la découverte est un secret bien gardé pour éviter de mettre en danger la faible population de ces arbres qui datent de l’époque des dinosaures ! Le film est très bien fait et nous donne une toute autre vision des Blue Mountains. Il est vraiment dommage qu’on ne puisse pas y rester plus longtemps, notamment pour y marcher pendant 4 ou 5 jours ou y faire du canyoning. DSC09358

Après le film, nous entamons tout de même une petite marche à partir de Glenbrook. Nous effectuons la majeure partie du trajet en camping-car (toujours sur route de terre donc sans assurance…) pour simplement terminer à pied ce qui aurait dû être une grande randonnée. Au bout du chemin, nous pouvons observer des peintures rupestres représentant des mains aborigènes – la première (et dernière) occasion que nous avons d’observer un morceau de culture aborigène. Peu après, l’heure est malheureusement venue de quitter les Blue Mountains pour retourner à Sydney où nous devons (déjà) rendre le camping car…DSC09361

jeudi 3 juin 2010

Barrington Tops National Park et deuxième tour dans le Hunter Valley

Nous quittons assez rapidement notre camping sauvage de Yamba le jeudi 15 avril au matin pour trouver un plus bel endroit où petit-déjeuner. Sur les hauteurs de la ville, nous trouvons un magnifique point de vue donnant sur la mer et profitons même d’une petite baignade dans les vagues avant de reprendre la route.

Nous nous arrêtons dans la ville d’Uranga pour un déjeuner en bord de plage et craquons pour une autre baignade. Après tout, ce sera probablement la dernière avant un bon moment et nous en profitons donc !!! DSC09332 Nous continuons la route l’après-midi jusque Gloucester, la principale ville d’accès au parc national de Barrington Tops, réputé pour ses randonnées. Nous y arrivons assez tard dans la soirée et, n’ayant pas d’informations ou de plans sur le parc, décidons d’être raisonnables et de passer la nuit dans un camping aménagé et de rejoindre l’entrée du parc le lendemain. Cela s’avère être une bonne décision car l’office du tourisme nous annonce le lendemain que le parc est en fait encore à plus de trois heures de route, sur une route non asphaltée de surcroit – comme le camping-car n’est pas assuré sur ce type de route, il faut rouler très doucement et être encore plus prudents ! Nous arrivons finalement vers 15 heures dans un camping géré par le parc national : très basique (toilettes et cuisine commune), il se trouve vraiment en plein milieu de la forêt et est le point de départ d’une randonnée que nous effectuons à la tombée du jour – ce qui offre normalement de meilleures chances de voir des animaux. La ballade est très jolie, assez courte (1 heure) et nous apercevons 4 Red neck wallabies (de petits kangourous roux), 4 Eastern grey kangaroos (de gros kangourous gris) et 2 kookaburas (les oiseaux typiques du coin). Nous décidons alors de nous lever à l’aube le lendemain (effort tout à fait inhabituel lorsqu’on nous connaît un peu !!!) pour refaire la même ballade, espérant que les brumes matinales nous offrent encore plus de faune que le crépuscule. Nous réussissons à voir un wombat se promener au loin et 2 Eastern grey kangaroos. Pas un aussi bon score que la veille, mais ça valait quand même la peine de se lever ! DSC09338 Après un tel effort matinal, nous avons bien mérité un peu de réconfort et nous arrêtons donc de nouveau dans la région des vins de la Hunter Valley où nous dégustons les vins de 4 maisons de vins (pour ceux que cela intéresse : Drayton’s family, Tyrell’s, Pepper Tree et Tempus two) et achetons de quoi tenir jusqu’à la fin de notre séjour en Australie J Après un excellent déjeuner dans un bon restaurant de la région (The Firestick Cafe), nous continuons notre route vers Sydney et nous arrêtons pour la dernière étape de notre road trip : les Blue Mountains.

Plongée à Julian Rocks

Le mercredi 14 avril restera comme notre plus belle plongée depuis notre voyage en Egypte en Novembre 2007. En arrivant en Australie, nous avions le doux espoir de pouvoir peut-être monter assez au Nord sur la côte Est pour plonger dans la grande barrière de corail…  Nous nous sommes assez vite rendu compte que c’était impossible (il faut idéalement remonter jusque Cairns, plusieurs centaines de kilomètres au nord de Fraser Island).AMBA0018 Nous nous sommes donc « rabattus » sur Byron Bay, un autre site de plongée mentionné dans notre guide, sur la route du sud, de retour vers Sydney. Le site le plus réputé est celui de Julian Rocks et c’est donc dans cette direction que nous partons en bateau ce mercredi matin. Le club de plongée que nous avons choisi n’est pas aussi professionnel et carré que celui de Nouvelle-Zélande mais quand même bien mieux organisé qu’en Amérique du Sud J Nous plongeons avec notre guide, une petite italienne venue travailler en Australie voilà 3 ans. Notre dernière plongée date d’il y a un mois (en Nouvelle-Zélande) donc nous sommes relativement « frais », en tout cas en comparaison avec les fois précédentes où plusieurs mois s’écoulaient à chaque fois entre deux plongées. Les sensations sont donc meilleures, sans encore pour autant vraiment retrouver la confiance que nous avions en fin de formation… Mais le point fort de la plongée est sans aucun doute la faune marine qu’on peut observer, de loin la plus belle et variée depuis que nous avons découvert ce sport sous-marin à Dahab, en Egypte. Pour n’en nommer que quelques uns, nous avons ainsi pu admirer des Leopard Sharks (des petits requins non agressifs de couleur jaune et tachetés) ; un « White spotted Guitar Fish », entre une raie et un requin, un poisson assez gros et très étonnant que nous avons vu de très près et nageant vers nous ; une belle tortue de mer ainsi qu’une Green Turtle (plus petite que les tortues de mer) ; et enfin plein de petits poissons tropicaux colorés. Ca nous donne envie de plonger plus souvent – malheureusement le programme des prochains mois n’est pas en bord de mer, nous devrons donc attendre juin ou juillet lorsque nous rejoindrons l’Asie du Sud-Est.AMBA0065AMBA0073 Même si cette plongée était en effet extraordinaire, nous restons raisonnables et ne nous embarquons pas pour une deuxième session – principalement pour des raisons budgétaires… Nous profitons tout de même des atouts de Byron Bay en allant profiter d’un autre barbecue en libre service sur la plage de Waitago. Nous sommes alors au point le plus à l’Est de toute l’Australie… Nous continuons ensuite notre route vers le Sud et nous arrêtons pour la nuit à Yamba où nous parvenons à trouver un endroit (que nous pensons) tranquille. Il s’avère en fait être le rendez-vous de la jeunesse « qui se cherche » de Yamba et nous recevons quelques boules de pin sur le camping-car… Rien de bien grave cependant et le reste de la nuit se déroule dans le calme.

Ornithorynques et Toboggans

Le mardi 13 avril est une journée variée en activités, entre les ornithorynques et les toboggans…

Nous commençons avec les toboggans, dans le parc d’attractions « White Water Park », principalement à base d’eau comme son nom l’indique. Ce n’est vraiment pas le genre d’endroit où nous avons l’habitude de passer du temps, mais la région de la Gold Coast est aussi connue pour ses parcs d’attractions et nous nous sommes dit qu’un peu de défoulement pourrait nous faire du bien. Pour une raison qui nous échappe maintenant, nous avons choisi un parc aquatique, ce qui n’est pas forcément une bonne idée une fois l’été terminé et lorsque les températures extérieures ne justifient plus de passer la journée dans l’eau froide. Malgré de très bons toboggans, notamment un qui nous propulse littéralement dans le vide, le souvenir principal qui restera du parc pour nous est le sentiment de froid !!! DSC09208Heureusement, la journée avait bien commencé avec un réveil dans la marina où nous avions dormi en camping sauvage, entourés de 3 beaux kangourous. C’est la première fois que nous voyons des kangourous en liberté et ils sont tout près de notre camping-car ! Après la parenthèse du parc aquatique, nous continuons la journée dans le même thème en visitant le David Fleay Wildlife Park, une réserve animalière principalement connue parce que son créateur est le premier à avoir réussi à faire se reproduire des ornithorynques en captivité. Cet animal au bec de canard, qui nage sous l’eau mais qui a de la fourrure, qui pond des œufs mais qui allaite ses petits, est très surprenant et fut longtemps considéré comme une plaisanterie par les scientifiques ne croyant pas l’existence d’un tel spécimen possible.  Ils sont très difficiles (voire impossible) à observer dans la nature, et nous sommes déjà bien contents de pouvoir les voir en vrai, même en captivité. Ils se trouvent dans une pièce très sombre (ce qui nous empêche de faire des photos et de vous les montrer…) car ils sont actifs la nuit. D’autres animaux nocturnes partagent cette salle, notamment des « gliders », des écureuils volants qui ressemblent à de petits opossums avec des ailes et qui vivent la nuit. En extérieur, nous avons la bonne nouvelle d’apprendre que le parc accueille en ce moment un bébé koala et un bébé kangourou, une belle performance ! Nous ne pourrons pas voir le bébé koala car il est bien enfoui dans la poche marsupiale de sa mère, elle-même cachée au milieu des eucalyptus, mais nous pouvons bien voir le bébé kangourou rentrer et sortir de la poche de sa mère. Pas besoin de préciser qu’un tel spectacle de la nature vaut le détour à lui tout seul !DSC09283DSC09322

Les dauphins ne sont pas venus…

La raison de notre visite à Tin Can Bay est (encore une fois) liée aux animaux puisque l’endroit est connu pour ses dauphins de rivière qui viennent tous les matins manger dans la marina où des volontaires les nourrissent depuis qu’ils en ont recueilli un blessé il y a quelques années. Nous voici donc, en cette matinée du lundi 12 avril, prêts à nourrir ces beaux dauphins de bons poissons. Malheureusement pour nous, les dauphins ne viendront pas ce matin là. Nous avons beau partir à la piscine pendant une petite heure et revenir pour tenter de nouveau notre chance, ils ne sont toujours pas là. Pas de chance quand on sait qu’ils sont la tous les matins depuis plusieurs mois! Tant pis… Ca nous rappelle un peu l’épisode des loups au Brésil !

Nous continuons ensuite notre route vers le Sud et nous arrêtons en chemin pour déjeuner près de Brisbane où nous trouvons un autre de ces formidables barbecues en libre service pour y faire cuire nos saucisses. Nous décidons finalement de ne pas visiter Brisbane, n’ayant pas vraiment envie de voir une ville et préférant continuer la route pour mieux profiter du reste. La journée se termine dans la Gold Coast, cette côte au sud de l’état de Queensland qui est réputée dans toute l’Australie pour ses plages de surf. Nous y passons la nuit juste au bord de la marina, bien tranquilles et au calme.

Fraser Island, ou comment combiner dans la même journée de l’avion et des gros chiens…

Nous découvrons le samedi 10 avril la plage de Hervey Bay, le point le plus au nord de notre séjour, face à l’île de Fraser. Nous profitons bien de la plage, d’abord en nous y installant pour le déjeuner avec nos tables et chaises, puis en y effectuant notre première baignade en Australie – dans de l’eau chaude, quel plaisir après la Nouvelle-Zélande! La beauté des lieux nous incite à essayer de trouver un endroit pour faire du camping sauvage, mais cela s’avère bien plus difficile en Australie qu’en Nouvelle-Zélande et nous devons nous résoudre à dormir dans un camping aménagé. DSC08958 Nous partons le lendemain matin, dimanche 11 avril, sur Fraser Island, une île réputée dans toute l’Australie pour la beauté de ses plages à parcourir en 4x4, mais aussi pour ses dingos. Les tours organisés pour y aller sont très chers et nous trouvons en fait un bon plan, moins cher et plus aventureux, qui est de nous rendre sur l’île en petit avion. Nous ne pourrons pas foncer en 4x4 sur les longues plages, mais l’avion nous dépose près d’un hôtel où nous pouvons manger et d’où nous pouvons marcher jusqu’à un des lacs de l’île. En plus c’est quand même la grande classe de voler dans notre petit avion quasi-privé (nous le partageons seulement avec un ou deux rangers qui travaillent sur l’île). La bonne nouvelle c’est que Natacha n’a pas peur dans le petit avion, il faut dire que le vol est très calme et les conditions idylliques. Nous décollons à 7h du matin et survolons l’île et ses magnifiques plages avant d’atterrir directement sur la plage, au bord de l’eau, sur le sable dur. Quelle expérience! Rien que le vol vaut la peine… DSC08990

Nous partons ensuite vers le Lac Wabby, à 2h de marche de l’hôtel le long de la « 75 miles beach », une plage de sable blanc longue d’une centaine de kilomètres.  De nombreux 4x4 roulent à toute vitesse sur cette plage, cela nous donne un peu envie mais la vitesse à laquelle ils roulent nous semble tout de même un peu excessive. En route vers le lac, nous avons la chance de voir 2 dingos. Ce sont les stars controversées de l’île et ils sont au centre d’un tumultueux débat en Australie, entre ceux qui pensent qu’il faudrait les nourrir car ils n’ont plus de ressources suffisantes sur l’île et les autres qui pensent au contraire que leur seule chance de survie est de rester aussi loin que possible de l’homme et donc de ne pas être nourris pour conserver leur caractère sauvage. Ces dingos sont en fait les plus purs de toute l’Australie, n’ayant jamais été mélangés avec les chiens domestiques, ce pourquoi ils suscitent tant de discussions. De notre côté, nous ne disposons pas de tous les éléments pour nous forger une opinion, mais nous les trouvons magnifiques, pas du tout agressifs contrairement à ce qu’on nous avait dit (ils passent à côté de nous en nous ignorant, ils sont clairement chez eux et tolèrent les humains). DSC09019DSC09033DSC08965 Nous arrivons ensuite finalement au lac, bien contents de pouvoir nous y baigner vue la chaleur ambiante. Le lac d’eau douce est limpide et de nombreux poissons y nagent tout près de nous. C’est vraiment un endroit idyllique, et lorsque les groupes de touristes bruyants partent enfin et que nous nous retrouvons seuls sur le lac, nous nous croyons au paradis…  DSC09070 Nous rentrons ensuite à l’hôtel, de nouveau par la plage, et arrivons de justesse pour pouvoir déjeuner (nous avions un peu traîné au lac et ils allaient fermer le buffet…). Nous attendons notre avion du retour au bord de la piscine et sommes ensuite très fiers de nous rendre sur la plage pour embarquer dans notre « taxi » de luxe. Nous décollons de la plage et survolons de nouveau l’île, apercevant le lac où nous nous sommes baignés et d’autres lacs encore plus beaux (mais trop loin de l’hôtel pour s’y rendre à pied). DSC09160 Ce fut une formidable journée et il est évident que l’île de Fraser mérite en fait d’y rester 2 ou 3 jours pour en profiter à fond. Mais nous avons des contraintes de temps et devons déjà reprendre la route du retour vers le sud, avec comme première étape Tin Can Bay, à une heure de route, où nous dormons près de la marina. DSC08998