samedi 5 juin 2010
Rathambore National Park : faites entrer les tigres !
Jaipur, la ville rose du Rajasthan
Bombay Dreams
Nous quittons Singapour le mardi 20 avril en fin d’après-midi pour voler jusque Mumbai, via Bangkok. Nous arrivons à Mumbai le mercredi 21 avril à 4 heures du matin, après une très petite nuit dans l’avion... Nous rejoignons notre hôtel vers 7h30, puis partons directement prendre le petit déjeuner au Taj Mahal Hotel, l’hôtel le plus luxueux du pays situé en bord de mer et également l’endroit de la prise d’otage de décembre 2008. Nous dégustons un très bon petit déjeuner que nous faisons trainer en déjeuner pour profiter aussi des plats salés. C’est un petit luxe pour l’anniversaire de Natacha qui a le mérite de nous requinquer après les dernières 24h de voyage. Nous partons ensuite jusqu’à la gare pour y réserver nos billets pour notre prochaine étape, Jaipur dans le Rajasthan. Nous approchons de midi et la chaleur devient particulièrement étouffante. Nous commençons à boire des litres et des litres d’eau. Malheureusement pour nous, les trains sont complets car ce sont les vacances scolaires indiennes. Nous pouvons uniquement voyager en Sleeper Class, c’est-à-dire dans des couchettes sans air conditionné. Vue la chaleur ambiante en Inde et notre inexpérience en termes de trains indiens, nous décidons de ne pas expérimenter l’extrême tout de suite et optons finalement pour l’avion pour rejoindre Jaipur. Nous marchons ensuite vers l’hôtel, en passant devant les beaux bâtiments de l’université, et entamons une bonne nuit de 13 heures pour nous remettre de la petite nuit précédente dans l’avion.
Le lendemain matin, jeudi 22 avril, nous nous réveillons très tôt après notre nuit de 13 heures commencée à 16h… Au programme de la journée, la visite des grottes d’Elephanta, classées à l’Unesco et situées dans la baie de Mumbai. Pour les rejoindre, nous devons prendre un bateau et l’organisation est très chaotique – une petite introduction à l’Inde… Nous arrivons finalement sur l’île des grottes – pour les plus fainéants, il est possible de prendre un petit train puis une chaise avec porteurs pour rejoindre le sommet de l’île, là où sont situées les grottes. Evidemment, nous marchons ! Conscients de notre ignorance, nous prenons un guide pour découvrir ces grottes. Il parle très vite et nous déballe un montant d’informations impressionnant – une sorte de crash course sur l’hindouisme pour des débutants comme nous. Les temples des grottes sont dédiés à Shiva, le dieu à la fois protecteur, destructeur et créateur, ainsi qu’à sa femme Parvati. Un certain nombre de statues ont été détruites par les Portugais lors de l’établissement de comptoirs de commerce au XVIème siècle mais on peut encore y admirer de nombreuses statues de Shiva et Parvati dans différentes positions (méditation, danse, création, protection, destruction, etc.). Ce sont de très belles grottes à visiter, desquelles nous n’avons certainement pas tout retenu mais qui nous ont offert une bonne introduction à l’hindouisme.
Nous quittons ensuite l’île et ses nombreux singes pour rejoindre Mumbai où nous déjeunons dans une cantine populaire avec un excellent chicken masala pour 200 roupies pour deux ($5). Notre programme de visite de l’après-midi est d’aller au Nehru centre, où nous ne disposons que d’une heure pour découvrir toute l’histoire de l’Inde. En effet, la circulation automobile est telle qu’il nous faut une heure pour rejoindre le centre Nehru depuis le quartier de Gateaway of India : c’est tout simplement la jungle entre le rickshaws, les vélos, les camions et les voitures. Les conducteurs klaxonnent quasiment sans cesse pour forcer le passage. Une heure c’est quand même un peu juste pour parcourir cette exposition aussi vaste ! Un peu submergés par le volume, nous y apprenons tout de même énormément de choses (encore une fois nous partons de loin…). La fin de journée est une course contre la montre pour rentrer à l’hôtel et partir vers l’aéroport. Bêtement, nous avons suivi les conseils de la réception de l’hôtel et nous sommes partis à 18h pour prendre notre avion que nous pensions être à 20h30. Il se trouve que l’avion est en fait à 20h…et qu’à ces heures-là, ce n’est plus la jungle sur les routes…c’est la guerre ! Rien ne bouge, le niveau sonore est à 120dB…et le stress à des niveaux rarement atteints ces derniers mois. Finalement, nous arrivons seulement 15 minutes avant le décollage de l’avion mais pouvons quand même par miracle et grâce à de grands sourires, embarquer vers Jaipur. Notre première journée entière à visiter fut épuisante !
Un jour à Singapour
Nous disposons le mardi 20 avril de 24 heures pour découvrir la ville (et le pays) de Singapour… Autant dire que ce n’est pas une étape phare de notre trajet, mais comme nous sommes obligés d’y passer pour rejoindre l’Asie depuis l’Océanie, il serait dommage de ne pas s’y arrêter un petit peu.
C’est aussi l’occasion de revoir Stephen Leong, un Singapourien que Natacha avait rencontré à Munich et qui depuis est revenu vivre à Singapour. Nous déjeunons avec lui dans le quartier arabe de la ville et visitons la grande mosquée. La visite est très bien organisée, proposant gratuitement des châles et djellaba pour couvrir nos épaules et nos jambes. Nous goûtons ensuite notre premier repas asiatique, dans une petite échoppe de rue… Ca passe. Stephen doit ensuite retourner travailler (il en faut bien…) et nous continuons alors par une grande ballade dans Marina Bay, près de la mer. Nous marchons notamment sur le circuit de Formule 1 du grand prix de Singapour, situé en plein centre ville. Il est marrant de voir ces grandes routes désertes, avec les stands de ravitaillement.
Nous visitons dans l’après-midi les quartiers de Chinatown et Little India. Nous y découvrons nos premiers temples hindous et bouddhistes, très impressionnants, notamment car nous sommes de vrais novices.
Nous avons été globalement plutôt agréablement surpris par Singapour, qu’on nous avait souvent décrite comme triste et froide. Nous avons trouvé au contraire que l’organisation en petits quartiers (arabe, chinois, indien, etc.) lui donnait un caractère très coloré et qu’on y trouvait de très beaux temples. Ce n’est certes que notre première étape asiatique et nous n’y sommes en fait restés qu’une demi-journée… Mais nous aurions facilement pu y rester une journée de plus, notamment en visitant le zoo, très réputé et qui offre même un safari nocturne. Après, on tourne probablement vite en rond et il faut profiter des pays alentours pour se changer les idées !
vendredi 4 juin 2010
La côte Est de l’Australie, petit bonus.
Initialement, nous avions écarté l’Australie de notre itinéraire, nous disant que nous y reviendrons de toute façon un jour ou l’autre car il est facile d’y voyager même en famille. Nous y sommes finalement restés un peu plus de deux semaines pour une découverte un peu express du pays.
Nous avons passé beaucoup de temps à Sydney, en comparaison avec les autres grandes villes de notre parcours, et cette ville est très accueillante et semble vraiment facile à vivre, avec une qualité de vie bien meilleure que la moyenne. L’influence anglo-saxonne y est bien entendu très présente, et nous ne sommes finalement pas si loin d’un Londres en bord de mer… Comme pour la Nouvelle-Zélande, l’inconvénient principal reste la distance par rapport à l’Europe…
Nous avons été frappés en Australie, notamment après notre passage en Nouvelle-Zélande, par l’absence de trace de la culture aborigène. Durant notre parcours de 19 jours, nous n’avons quasiment jamais rencontré cette culture, alors que nous aurions beaucoup aimé pouvoir en découvrir quelques aspects comme nous l’avions fait pour les Maoris en Nouvelle-Zélande. En discutant avec les gens et en lisant l’histoire du pays, nous nous rendons compte que la situation des aborigènes en Australie n’est peut-être pas aussi bonne que celle des Maoris en Nouvelle-Zélande (sans vouloir dire que tout est rose pour les Maoris non plus…) : ils sont très peu nombreux (environ 2% de la population australienne vs. 18% pour les Maoris en Nouvelle-Zélande), sont regroupés principalement au centre du pays, là où il n’y a rien et ont de graves problèmes d’alcoolisme. Il semble également que le travail d’intégration et de double culture est bien moins avancé pour les « blancs » australiens que pour les « blancs » néo-zélandais : apparemment le fait que le premier ministre fasse des excuses publiques aux aborigènes avait choqué l’opinion publique et les jeunes australiens d’aujourd’hui ne se sentent peu ou pas concernés par le sujet. A suivre sur les prochaines années…
En revanche, nous avons été séduits par la faune australienne, avec de nombreuses espèces endémiques que nous ne connaissions pas. Les stars de la forêt restent incontestablement les koalas, suivis de près par les kangourous ! Nous avons également apprécié le fait de voir moins d’animaux morts sur le bord de la route qu’en Nouvelle-Zélande, et de nombreux efforts de conservation pour ces espèces animales.
Au final, nous avons tout de même préféré la Nouvelle-Zélande à l’Australie, mais gardons d’excellents souvenirs de notre périple dans ce pays avec l’espoir d’y revenir vite, notamment pour plonger dans la grande barrière de corail !!!
Un dernier petit tour à Sydney et puis s’en vont…
Nous arrivons à Sydney en fin d’après-midi du dimanche 18 avril à Sydney, juste à temps pour rendre le camping car (comme d’habitude…). Pour notre dernière soirée dans cette belle ville, nous retrouvons Sue, une ancienne collègue de Natacha, et son petit ami Dwain, deux sud-africains qui habitent à Sydney. Ils nous emmènent prendre l’apéritif dans un bar extérieur face à l’Opéra et au Harbour Bridge avec une vue magnifique de Sydney by Night. Nous dînons ensuite dans un pub dans le quartier de The Rocks, le centre historique de la ville.
Le lendemain, lundi 19 avril, nous célébrons les 29 ans de Natacha sous le signe du voyage. Nous commençons la journée en récupérant nos visas indiens (Hourra !!!) et continuons avec notre vol vers Singapour l’après-midi, durant lequel nous survolons les Blue Mountains. Nous arrivons finalement dans notre hôtel à Singapour vers 23h30. Certes c’est un anniversaire passé dans l’avion, mais peu de gens ont la chance de se coucher à 28 ans à Sydney et de se réveiller à 29 ans à Singapour…
Nous reviendrons aux Blue Mountains…
Notre arrivée aux Blue Mountains fut bien plus compliquée que prévue… Selon nos informations, il était possible d’arriver à Glenbrook, la principale ville d’accès aux montagnes, et d’entrer dans le parc des Blue Mountains pour y dormir dans un des camping aménagés. Ce que nous ne savions pas, c’est que la porte d’entrée du parc ferme tous les jours à 18h (donc les gens qui dorment dans le parc y sont littéralement enfermés !) et nous arrivons évidemment après 18h le samedi 17 avril à Glenbrook… Après un tour de la ville pour trouver d’éventuels coins où faire du camping sauvage (nous sommes assez vite découragés par les panneaux annonçant $500 d’amende pour tout camping sauvage – ça fait cher la nuit…), nous décidons de continuer la route vers la prochaine ville, Katoomba, qui est un peu plus grosse que Glenbrook et qui dispose d’un grand camping aménagé. Nous y arrivons une demi-heure plus tard mais ne sommes clairement pas les seuls à avoir eu l’idée puisque le camping est complet… D’autres gens bloqués comme nous décident de continuer encore la route jusqu’au prochain village, mais nous en avons un peu marre et préférons essayer une petite auberge de jeunesse indiquée par notre guide de voyage qui a un jardin et peut donc éventuellement accueillir des camping-cars… Nous tombons dans une auberge très détendue, tout le monde squatte dans le salon, et ce n’est effectivement pas un problème si nous glissons notre camping-car au fond du jardin. Ce n’est pas l’endroit le plus sauvage où nous aurons dormi, mais au moins nous avons trouvé où passer la nuit !!! Notre visite des Blue Mountains le lendemain est bien plus rapide que prévu puisque nous étions censés dormir directement dans le parc pour pouvoir y faire une randonnée tôt le matin… A la place, nous effectuons le dimanche 18 avril le parcours touristique depuis Katoomba : nous commençons par Echo point, un point de vue sur les montagnes emblématiques du parc, les Three Sisters. Le site offre un panorama superbe. Nous enchaînons ensuite avec un film documentaire sur les Blue Mountains - nous avions vu un tel film à Te Anau en Nouvelle-Zélande sur la région des Fjords et avions trouvé que c’était un excellent moyen d’avoir un aperçu d’une région lorsqu’on a peu de temps pour la visiter. Le film ici est composé d’images magnifiques des Blue Mountains filmées d’hélicoptère et raconte également l’histoire du Willomi Pine, un arbre que les scientifiques croyaient disparu depuis des millions d’années et qui a été redécouvert en 1994 dans le parc – aujourd’hui l’emplacement exact de la découverte est un secret bien gardé pour éviter de mettre en danger la faible population de ces arbres qui datent de l’époque des dinosaures ! Le film est très bien fait et nous donne une toute autre vision des Blue Mountains. Il est vraiment dommage qu’on ne puisse pas y rester plus longtemps, notamment pour y marcher pendant 4 ou 5 jours ou y faire du canyoning.
Après le film, nous entamons tout de même une petite marche à partir de Glenbrook. Nous effectuons la majeure partie du trajet en camping-car (toujours sur route de terre donc sans assurance…) pour simplement terminer à pied ce qui aurait dû être une grande randonnée. Au bout du chemin, nous pouvons observer des peintures rupestres représentant des mains aborigènes – la première (et dernière) occasion que nous avons d’observer un morceau de culture aborigène. Peu après, l’heure est malheureusement venue de quitter les Blue Mountains pour retourner à Sydney où nous devons (déjà) rendre le camping car…
jeudi 3 juin 2010
Barrington Tops National Park et deuxième tour dans le Hunter Valley
Nous quittons assez rapidement notre camping sauvage de Yamba le jeudi 15 avril au matin pour trouver un plus bel endroit où petit-déjeuner. Sur les hauteurs de la ville, nous trouvons un magnifique point de vue donnant sur la mer et profitons même d’une petite baignade dans les vagues avant de reprendre la route.
Nous nous arrêtons dans la ville d’Uranga pour un déjeuner en bord de plage et craquons pour une autre baignade. Après tout, ce sera probablement la dernière avant un bon moment et nous en profitons donc !!! Nous continuons la route l’après-midi jusque Gloucester, la principale ville d’accès au parc national de Barrington Tops, réputé pour ses randonnées. Nous y arrivons assez tard dans la soirée et, n’ayant pas d’informations ou de plans sur le parc, décidons d’être raisonnables et de passer la nuit dans un camping aménagé et de rejoindre l’entrée du parc le lendemain. Cela s’avère être une bonne décision car l’office du tourisme nous annonce le lendemain que le parc est en fait encore à plus de trois heures de route, sur une route non asphaltée de surcroit – comme le camping-car n’est pas assuré sur ce type de route, il faut rouler très doucement et être encore plus prudents ! Nous arrivons finalement vers 15 heures dans un camping géré par le parc national : très basique (toilettes et cuisine commune), il se trouve vraiment en plein milieu de la forêt et est le point de départ d’une randonnée que nous effectuons à la tombée du jour – ce qui offre normalement de meilleures chances de voir des animaux. La ballade est très jolie, assez courte (1 heure) et nous apercevons 4 Red neck wallabies (de petits kangourous roux), 4 Eastern grey kangaroos (de gros kangourous gris) et 2 kookaburas (les oiseaux typiques du coin). Nous décidons alors de nous lever à l’aube le lendemain (effort tout à fait inhabituel lorsqu’on nous connaît un peu !!!) pour refaire la même ballade, espérant que les brumes matinales nous offrent encore plus de faune que le crépuscule. Nous réussissons à voir un wombat se promener au loin et 2 Eastern grey kangaroos. Pas un aussi bon score que la veille, mais ça valait quand même la peine de se lever !
Après un tel effort matinal, nous avons bien mérité un peu de réconfort et nous arrêtons donc de nouveau dans la région des vins de la Hunter Valley où nous dégustons les vins de 4 maisons de vins (pour ceux que cela intéresse : Drayton’s family, Tyrell’s, Pepper Tree et Tempus two) et achetons de quoi tenir jusqu’à la fin de notre séjour en Australie J Après un excellent déjeuner dans un bon restaurant de la région (The Firestick Cafe), nous continuons notre route vers Sydney et nous arrêtons pour la dernière étape de notre road trip : les Blue Mountains.
Plongée à Julian Rocks
Le mercredi 14 avril restera comme notre plus belle plongée depuis notre voyage en Egypte en Novembre 2007. En arrivant en Australie, nous avions le doux espoir de pouvoir peut-être monter assez au Nord sur la côte Est pour plonger dans la grande barrière de corail… Nous nous sommes assez vite rendu compte que c’était impossible (il faut idéalement remonter jusque Cairns, plusieurs centaines de kilomètres au nord de Fraser Island). Nous nous sommes donc « rabattus » sur Byron Bay, un autre site de plongée mentionné dans notre guide, sur la route du sud, de retour vers Sydney. Le site le plus réputé est celui de Julian Rocks et c’est donc dans cette direction que nous partons en bateau ce mercredi matin. Le club de plongée que nous avons choisi n’est pas aussi professionnel et carré que celui de Nouvelle-Zélande mais quand même bien mieux organisé qu’en Amérique du Sud J Nous plongeons avec notre guide, une petite italienne venue travailler en Australie voilà 3 ans. Notre dernière plongée date d’il y a un mois (en Nouvelle-Zélande) donc nous sommes relativement « frais », en tout cas en comparaison avec les fois précédentes où plusieurs mois s’écoulaient à chaque fois entre deux plongées. Les sensations sont donc meilleures, sans encore pour autant vraiment retrouver la confiance que nous avions en fin de formation… Mais le point fort de la plongée est sans aucun doute la faune marine qu’on peut observer, de loin la plus belle et variée depuis que nous avons découvert ce sport sous-marin à Dahab, en Egypte. Pour n’en nommer que quelques uns, nous avons ainsi pu admirer des Leopard Sharks (des petits requins non agressifs de couleur jaune et tachetés) ; un « White spotted Guitar Fish », entre une raie et un requin, un poisson assez gros et très étonnant que nous avons vu de très près et nageant vers nous ; une belle tortue de mer ainsi qu’une Green Turtle (plus petite que les tortues de mer) ; et enfin plein de petits poissons tropicaux colorés. Ca nous donne envie de plonger plus souvent – malheureusement le programme des prochains mois n’est pas en bord de mer, nous devrons donc attendre juin ou juillet lorsque nous rejoindrons l’Asie du Sud-Est.
Même si cette plongée était en effet extraordinaire, nous restons raisonnables et ne nous embarquons pas pour une deuxième session – principalement pour des raisons budgétaires… Nous profitons tout de même des atouts de Byron Bay en allant profiter d’un autre barbecue en libre service sur la plage de Waitago. Nous sommes alors au point le plus à l’Est de toute l’Australie… Nous continuons ensuite notre route vers le Sud et nous arrêtons pour la nuit à Yamba où nous parvenons à trouver un endroit (que nous pensons) tranquille. Il s’avère en fait être le rendez-vous de la jeunesse « qui se cherche » de Yamba et nous recevons quelques boules de pin sur le camping-car… Rien de bien grave cependant et le reste de la nuit se déroule dans le calme.
Ornithorynques et Toboggans
Le mardi 13 avril est une journée variée en activités, entre les ornithorynques et les toboggans…
Nous commençons avec les toboggans, dans le parc d’attractions « White Water Park », principalement à base d’eau comme son nom l’indique. Ce n’est vraiment pas le genre d’endroit où nous avons l’habitude de passer du temps, mais la région de la Gold Coast est aussi connue pour ses parcs d’attractions et nous nous sommes dit qu’un peu de défoulement pourrait nous faire du bien. Pour une raison qui nous échappe maintenant, nous avons choisi un parc aquatique, ce qui n’est pas forcément une bonne idée une fois l’été terminé et lorsque les températures extérieures ne justifient plus de passer la journée dans l’eau froide. Malgré de très bons toboggans, notamment un qui nous propulse littéralement dans le vide, le souvenir principal qui restera du parc pour nous est le sentiment de froid !!! Heureusement, la journée avait bien commencé avec un réveil dans la marina où nous avions dormi en camping sauvage, entourés de 3 beaux kangourous. C’est la première fois que nous voyons des kangourous en liberté et ils sont tout près de notre camping-car ! Après la parenthèse du parc aquatique, nous continuons la journée dans le même thème en visitant le David Fleay Wildlife Park, une réserve animalière principalement connue parce que son créateur est le premier à avoir réussi à faire se reproduire des ornithorynques en captivité. Cet animal au bec de canard, qui nage sous l’eau mais qui a de la fourrure, qui pond des œufs mais qui allaite ses petits, est très surprenant et fut longtemps considéré comme une plaisanterie par les scientifiques ne croyant pas l’existence d’un tel spécimen possible. Ils sont très difficiles (voire impossible) à observer dans la nature, et nous sommes déjà bien contents de pouvoir les voir en vrai, même en captivité. Ils se trouvent dans une pièce très sombre (ce qui nous empêche de faire des photos et de vous les montrer…) car ils sont actifs la nuit. D’autres animaux nocturnes partagent cette salle, notamment des « gliders », des écureuils volants qui ressemblent à de petits opossums avec des ailes et qui vivent la nuit. En extérieur, nous avons la bonne nouvelle d’apprendre que le parc accueille en ce moment un bébé koala et un bébé kangourou, une belle performance ! Nous ne pourrons pas voir le bébé koala car il est bien enfoui dans la poche marsupiale de sa mère, elle-même cachée au milieu des eucalyptus, mais nous pouvons bien voir le bébé kangourou rentrer et sortir de la poche de sa mère. Pas besoin de préciser qu’un tel spectacle de la nature vaut le détour à lui tout seul !
Les dauphins ne sont pas venus…
La raison de notre visite à Tin Can Bay est (encore une fois) liée aux animaux puisque l’endroit est connu pour ses dauphins de rivière qui viennent tous les matins manger dans la marina où des volontaires les nourrissent depuis qu’ils en ont recueilli un blessé il y a quelques années. Nous voici donc, en cette matinée du lundi 12 avril, prêts à nourrir ces beaux dauphins de bons poissons. Malheureusement pour nous, les dauphins ne viendront pas ce matin là. Nous avons beau partir à la piscine pendant une petite heure et revenir pour tenter de nouveau notre chance, ils ne sont toujours pas là. Pas de chance quand on sait qu’ils sont la tous les matins depuis plusieurs mois! Tant pis… Ca nous rappelle un peu l’épisode des loups au Brésil !
Nous continuons ensuite notre route vers le Sud et nous arrêtons en chemin pour déjeuner près de Brisbane où nous trouvons un autre de ces formidables barbecues en libre service pour y faire cuire nos saucisses. Nous décidons finalement de ne pas visiter Brisbane, n’ayant pas vraiment envie de voir une ville et préférant continuer la route pour mieux profiter du reste. La journée se termine dans la Gold Coast, cette côte au sud de l’état de Queensland qui est réputée dans toute l’Australie pour ses plages de surf. Nous y passons la nuit juste au bord de la marina, bien tranquilles et au calme.
Fraser Island, ou comment combiner dans la même journée de l’avion et des gros chiens…
Nous découvrons le samedi 10 avril la plage de Hervey Bay, le point le plus au nord de notre séjour, face à l’île de Fraser. Nous profitons bien de la plage, d’abord en nous y installant pour le déjeuner avec nos tables et chaises, puis en y effectuant notre première baignade en Australie – dans de l’eau chaude, quel plaisir après la Nouvelle-Zélande! La beauté des lieux nous incite à essayer de trouver un endroit pour faire du camping sauvage, mais cela s’avère bien plus difficile en Australie qu’en Nouvelle-Zélande et nous devons nous résoudre à dormir dans un camping aménagé. Nous partons le lendemain matin, dimanche 11 avril, sur Fraser Island, une île réputée dans toute l’Australie pour la beauté de ses plages à parcourir en 4x4, mais aussi pour ses dingos. Les tours organisés pour y aller sont très chers et nous trouvons en fait un bon plan, moins cher et plus aventureux, qui est de nous rendre sur l’île en petit avion. Nous ne pourrons pas foncer en 4x4 sur les longues plages, mais l’avion nous dépose près d’un hôtel où nous pouvons manger et d’où nous pouvons marcher jusqu’à un des lacs de l’île. En plus c’est quand même la grande classe de voler dans notre petit avion quasi-privé (nous le partageons seulement avec un ou deux rangers qui travaillent sur l’île). La bonne nouvelle c’est que Natacha n’a pas peur dans le petit avion, il faut dire que le vol est très calme et les conditions idylliques. Nous décollons à 7h du matin et survolons l’île et ses magnifiques plages avant d’atterrir directement sur la plage, au bord de l’eau, sur le sable dur. Quelle expérience! Rien que le vol vaut la peine…
Nous partons ensuite vers le Lac Wabby, à 2h de marche de l’hôtel le long de la « 75 miles beach », une plage de sable blanc longue d’une centaine de kilomètres. De nombreux 4x4 roulent à toute vitesse sur cette plage, cela nous donne un peu envie mais la vitesse à laquelle ils roulent nous semble tout de même un peu excessive. En route vers le lac, nous avons la chance de voir 2 dingos. Ce sont les stars controversées de l’île et ils sont au centre d’un tumultueux débat en Australie, entre ceux qui pensent qu’il faudrait les nourrir car ils n’ont plus de ressources suffisantes sur l’île et les autres qui pensent au contraire que leur seule chance de survie est de rester aussi loin que possible de l’homme et donc de ne pas être nourris pour conserver leur caractère sauvage. Ces dingos sont en fait les plus purs de toute l’Australie, n’ayant jamais été mélangés avec les chiens domestiques, ce pourquoi ils suscitent tant de discussions. De notre côté, nous ne disposons pas de tous les éléments pour nous forger une opinion, mais nous les trouvons magnifiques, pas du tout agressifs contrairement à ce qu’on nous avait dit (ils passent à côté de nous en nous ignorant, ils sont clairement chez eux et tolèrent les humains). Nous arrivons ensuite finalement au lac, bien contents de pouvoir nous y baigner vue la chaleur ambiante. Le lac d’eau douce est limpide et de nombreux poissons y nagent tout près de nous. C’est vraiment un endroit idyllique, et lorsque les groupes de touristes bruyants partent enfin et que nous nous retrouvons seuls sur le lac, nous nous croyons au paradis…
Nous rentrons ensuite à l’hôtel, de nouveau par la plage, et arrivons de justesse pour pouvoir déjeuner (nous avions un peu traîné au lac et ils allaient fermer le buffet…). Nous attendons notre avion du retour au bord de la piscine et sommes ensuite très fiers de nous rendre sur la plage pour embarquer dans notre « taxi » de luxe. Nous décollons de la plage et survolons de nouveau l’île, apercevant le lac où nous nous sommes baignés et d’autres lacs encore plus beaux (mais trop loin de l’hôtel pour s’y rendre à pied).
Ce fut une formidable journée et il est évident que l’île de Fraser mérite en fait d’y rester 2 ou 3 jours pour en profiter à fond. Mais nous avons des contraintes de temps et devons déjà reprendre la route du retour vers le sud, avec comme première étape Tin Can Bay, à une heure de route, où nous dormons près de la marina.

