dimanche 26 septembre 2010

Activités dans les dunes de Swakopmund

Nous partons le jeudi 2 septembre vers Swakopmund, notre prochaine étape. La route est quasiment uniquement faite de piste et nous avons 340km à parcourir. Afin de rendre le trajet plus supportable pour tous les deux, nous changeons régulièrement de conducteur car la conduite sur piste est très fatigante. Pour compenser, nous avons le droit de nouveau à des paysages de rêves, qui alternent entre le désert et la montagne. Panorama 2 DSC04981 Nous arrivons à Swakopmund en fin d’après-midi et nous avons la surprise de découvrir la ville enveloppée dans un brouillard de bord de mer : quel changement après avoir parcouru le désert pendant le reste de la journée ! Nous décidons de camper dans le jardin d’un hôtel, ce qui sera plus sympathique et plus sécurisant que de camper dans le camping de la ville, ouvert sur l’extérieur. Nos « compagnons de jardin » sont un groupe de français qui parcourent la Namibie comme nous (sauf qu’ils ont loué un 4x4, ce qui apparemment ne vaut pas le coup puisqu’ils ont déjà crevé 4 fois !), et un couple d’allemands qui font le tour de l’Afrique en voiture avec leur chien. Tout un programme !

Pour nous remettre de la route, nous décidons d’aller au restaurant et optons pour la Swakopmund Brauhaus, qui comme son nom l’indique est une brasserie allemande. En effet, nous avons découvert avec stupéfaction l’influence allemande en Namibie. Nos guides de voyage nous ont rafraîchi la mémoire sur le fait que la Namibie avait été une colonie allemande à partir de la fin du XIXème siècle. Nous pensions que la page serait tournée et qu’il y aurait peu de restes (la langue officielle est l’anglais). Cependant, et surtout à Swakopmund, il y a encore une très forte influence allemande. D’abord, il y a beaucoup de touristes allemands. Et la plupart des namibiens blancs parlent allemand. Ainsi en arrivant dans la brasserie, la serveuse nous passe la commande en allemand, ce qui nous surprend un peu et il nous faut quelques minutes pour que les mots allemands reviennent à notre esprit ! Mais quel plaisir de retrouver nos Schweinhaxe et Wiener Schnitzel!

Le lendemain matin, vendredi 3 septembre, nous essayons une nouvelle activité : le sandboarding. Comme son nom l’indique, c’est du snowboard sur le sable. Evidemment, le problème pour nous est que nous sommes skieurs et pas snowboardeurs. La bonne nouvelle est que nous pouvons avoir un cours de snowboard sur la dune ! Panorama Nous voici donc avec nos chaussures de snowboard et notre planche à monter la dune de 90 mètres de haut, en plein soleil. Arrivés en haut, après le briefing sur les bases du snowboard, nous descendons notre première pente, tout doucement et juste en dérapant. Il n’y a pas à dire, le sable glisse bien ! VTS_01_2 015_0001 Nous avons le temps de faire 3 autres descentes, cette fois-ci en nous essayant même à quelques virages - avec plus ou moins de réussite – avant de faire une pause pour essayer autre chose : le Sandskeleton (ce n’est pas le nom officiel de l’activité mais simplement notre propre dénomination). Le principe est simple : il faut s’allonger sur une planche en bois la tête la première et glisser dans la pente. C’est très impressionnant car on peut atteindre des vitesses très élevées (maximum de 73km/h pour Fred et 70km/h pour Nat). Parfait pour les amateurs de sensations fortes ! Il est ensuite temps de faire notre dernière descente en snowboard. VTS_01_1 022_00018 Nous essayons d’y faire nos plus beaux virages pour la caméra puis rangeons le matériel avant de profiter du pique-nique dans les dunes. Encore une belle matinée au milieu du désert, dans un décor incroyable !

Le lendemain, samedi 4 septembre, Fred décide de profiter au maximum des dunes et organise une petite session de parapente pour s’essayer au soaring. Finalement, le vent n’est pas orienté de la bonne façon ce jour là pour pouvoir voler. Qu’à cela ne tienne – la session se transforme en cours particulier pour maîtriser les techniques de gonflage face à la voile. DSC05000DSC04987 C’est une étape essentielle de la progression et c’est finalement l’occasion idéale de s’y mettre. Après trois heures dans les dunes, Fred est bien lessivé et il est temps de rentrer à l’auberge car le programme de l’après-midi n’inclut pas de sieste.

Bien au contraire, nous filons immédiatement faire un tour de quad dans les dunes aux alentours de Swakopmund. Nous retrouvons les mêmes paysages que lors du sandboarding, mais cette fois-ci, grâce au moteur, nous pouvons découvrir la mer de dunes sous un autre angle. Le briefing pour apprendre à manier le quad est très sommaire, ce qui nous vaut de nous ensabler à quelques reprises – cela fait partie de l’expérience ! Le quad est un engin très maniable et très ludique et, malgré le froid (nous avons beau être dans un désert, en bord de mer à 60km/h, il fait froid !), nous profitons à fond de cette heure de défoulement. SAM_1025 Nos consciences nous font remarquer que ce n’est pas une activité très écologique, mais l’espace de quelques instants nous ne leur donnons pas voix au chapitre.

Les fabuleuses dunes rouges du Namib

Nous partons le lendemain mardi 31 août en direction de Sesriem, à 300km au Sud de Windhoek. La première heure se fait sur une belle route en tarmac et nous nous disons que ce n’est quand même pas si compliqué de se déplacer en Namibie et que les gens en font tout un plat. Nous passons ensuite sur une piste, pour tout le reste du trajet, et regrettons vite nos pensées antérieures… La première partie de la piste est relativement stable, ce qui nous permet de maintenir une moyenne autour de 70km/h. Mais pour les deux dernières heures de route nous devons nous résoudre à rouler à 50km/h, et nous prenons du retard sur notre horaire prévu d’arrivée. En plus, il fait nuit très tôt en Namibie (coucher de soleil à 17h45) et nous décidons donc de ne pas pousser jusque Sesriem pour la première nuit, mais de nous arrêter à Solitaire, une petite ville à 80km au nord de Sesriem. Nous trouvons dans le guide de voyage l’adresse d’un camping qui s’avère être un véritable paradis. Chaque espace de camping a sa propre salle de bain privée, les espaces sont très grands et nous sommes donc bien tranquilles, quasiment seuls au milieu de la savane. DSC04748 Il y a aussi un lodge sur place et nous prenons l’apéritif devant un feu ouvert. Cela nous permet de bien nous remettre de nos 5 heures de route ! Nous faisons ensuite connaissance avec le matériel de camping que nous avons loué pour nous faire à manger et avons la bonne surprise de voir que tout fonctionne bien. Il est ensuite temps de passer notre première nuit dans notre nouvelle tente. Elle a beau être grande et solide, le problème principal du camping reste quand même de dormir sur un tapis de sol et de se réveiller avec mal au dos… Heureusement, cela s’améliore avec le temps !DSC04749Mercredi 1er septembre, nous découvrons enfin Sesriem et le parc de Namib-Naukluft. C’est un parc national dans le désert du Namib, l’attraction touristique numéro un de la Namibie. Et Sesriem en est la porte d’entrée. Nous commençons par nous assurer une place dans le camping de Sesriem, à l’intérieur du parc, ce qui nous permettra le lendemain matin d’assister au lever du soleil dans le parc. Si l’on dort à l’extérieur du parc, les portes d’entrée ouvrent trop tard le matin pour pouvoir voir le lever de soleil. Après avoir installé notre tente et fait un petit plongeon dans la piscine du camping pour nous rafraîchir (il fait très chaud pendant la journée en Namibie !), nous reprenons ensuite la voiture vers l’intérieur du parc et nous dirigeons vers son extrémité, Sossuvlei, à 65km de Sesriem. Sossuvlei est probablement le site le plus visité de Namibie et nous avons vite compris pourquoi. DSC04776 Tout d’abord, toute la route pour y accéder est tout simplement magnifique. Les mots nous manquent pour décrire ces paysages grandioses, et nous espérons que les photos peuvent mieux transmettre ces émotions. DSC04844 Les paysages qui s’offrent à nous mélangent le jaune de la savane, le rouge des dunes de sable et le bleu du ciel. C’est pour cela qu’on dit que la Namibie est un paradis pour les photographes ! Nous faisons de nombreuses pauses le long de la route pour faire des photos et aussi juste admirer le paysage. En plus, la faune est diverse dans le parc et nous apercevons des springboks, des oryx et des autruches sur le chemin. DSC04831 Arrivés au bout de la route après 60km, nous devons garer la voiture car les cinq derniers kilomètres sont en fait dans les dunes, sur du sable, et donc inaccessibles sans 4x4. Nous embarquons alors dans un « bus 4x4 » du parc qui nous emmène d’abord à Deadvlei, un lac asséché tout blanc sur lequel reposent des arbres morts. Un spectacle étonnant… DSC04808DSC04823 Nous marchons ensuite jusque Sossuvlei, à 2km de là. La marche dans le sable est très éprouvante ! A Sossuvlei, l’intérêt est de monter en haut de la dune. De là-haut, nous pouvons admirer une véritable mer de dunes rouges. Panorama Chipie En contrebas, nous pouvons également voir le lac asséché de Sossuvlei, moins impressionnant selon nous que celui de Deadvlei. Il est ensuite grand temps de commencer la marche retour vers le parking à 5km – dans le sable cela nous prend bien plus de temps que prévu et nous craignons de ne pas y arriver avant que la nuit ne tombe, ce qui serait problématique car nous nous retrouverions dans le désert sans lumière… La marche, bien que pressée, est néanmoins splendide car nous sommes seuls en plein désert, et nous croisons des groupes de springboks et d’oryx en chemin. DSC04864DSC04867 Heureusement nous arrivons à la voiture, certes après le coucher du soleil, mais avec quand même encore de la lumière et nous pouvons rentrer au camping sains et saufs. Nous devons quand même nous dépêcher car les portes du parc ferment à 18h30 et nous avons donc 30 minutes pour faire les 60km qui nous séparent du camping – sur une route où les animaux traversent régulièrement, il faut faire attention ! Grâce aux talents de conducteur de Fred, nous arrivons pile à l’heure et pouvons profiter d’une soirée calme dans le camping, en dînant au bord de la piscine.

Le lendemain matin, jeudi 2 septembre, réveil à 4h30 pour aller assister au lever du soleil. Pour une fois nous sommes un peu en avance et nous garons devant la porte d’entrée du parc à 5 heures du matin, alors qu’elle n’ouvre qu’à 5h15 – nous ne voulons pas en louper une miette. Malheureusement, nous nous rendons alors compte que nous avons crevé un pneu et devons le changer, de nuit à la lampe frontale… Une fois encore, les talents de Fred nous sauvent et nous passons la porte du parc avec le pneu de secours à 5h28 – pas mal ! Nous arrivons à la Dune 45, à 45km de l’entrée du parc, vers 6h et sommes en haut de la dune à 6h10. Juste à temps pour le lever du soleil à 6h12 – un timing parfait J Le spectacle qui s’offre à nous est grandiose. DSC04871Panorama Sur le chemin vers la dune 45, nous avons vu des oryx bleutés par l’aube qui se lève, et depuis le haut de la dune, nous pouvons voir les couleurs du parc se réveiller avec le soleil. La lumière est bien plus douce que celle de la veille en plein après-midi, et lorsque le soleil se lève enfin, tout rouge, nous n’en croyons pas nos yeux. Les dunes namibiennes méritent amplement leur réputation !!! DSC04905DSC04916DSC04930Avant de quitter le parc, nous faisons un petit détour par le canyon de Sesriem, juste à côté du camping. Bien que relativement petit, il est assez impressionnant et nous pouvons marcher au fond et nous rendre compte du travail de l’érosion qui a taillé le canyon dans la roche du désert.DSC04968DSC04954

samedi 25 septembre 2010

Windhoek : Préparation pour l’aventure

Nous arrivons dans la ville de Windhoek, capitale de la Namibie, le lundi 30 août tôt le matin. Un peu plus organisés que d’habitude, nous avions au préalable réservé une chambre dans un petit hôtel et leur avions demandé de venir nous chercher à la gare de bus, mais après une demi-heure d’attente, nous nous faisons à l’idée qu’ils ne viendront pas… Apparemment, un autre passager du bus les aurait appelés pour leur dire que nous aurions du retard, ce qui n’est pas le cas. Tant pis ! Nous rejoignons tout de même l’hôtel et nous attelons à l’organisation de notre séjour namibien.

On nous a prévenus que la Namibie est un pays dans lequel il est difficile de se déplacer car les transports en commun que nous empruntons d’habitude ne desservent pas les lieux touristiques. La solution la plus simple et la plus agréable est donc de louer une voiture, mais ce n’est pas la solution la plus économique car les prix sont bien plus élevés qu’en Afrique du Sud. Heureusement, nous sommes en saison sèche et n’avons donc pas besoin de louer un 4x4. En effet, la plupart des routes namibiennes sont en fait des pistes et non des routes en tarmac ce qui, en saison des pluies, rend impossible de se déplacer en voiture citadine !

Une autre question à régler est la question de la tente. Nous savons que certains parcs nationaux ne proposent que des hébergements en camping (ou alors des lodges à prix astronomiques) et devons donc nous équiper d’une tente. Nous avions pensé au début nous offrir le luxe d’un de ces 4x4 avec une tente sur le toit – très aventuriers du désert J - mais après avoir fait quelques calculs nous nous rendons vite compte que cela revient bien plus cher que d’avoir une bonne vieille tente classique. Plutôt que de la louer et parce que nous savons que nous en aurons probablement encore besoin à de nombreuses reprises en Afrique, nous décidons d’acheter une tente. Nous avons de la chance car nous rencontrons deux filles qui viennent de s’acheter une tente dans laquelle elles ont passé deux nuits et souhaitent la revendre avant de rentrer en Europe. Une aubaine pour nous ! Certes, le poids de la tente vient s’ajouter à celui de nos sacs à dos mais il ne nous reste même pas deux mois maintenant et au pire nous pourrons nous aussi revendre la tente en chemin si nous voulons nous en séparer… Nous voici donc équipés avec une petite Polo Vivo (les modèles de voiture africains sont uniques !), notre propre tente et même du matériel de camping que nous louons (réchaud, vaisselle, glacière, etc.). Nous sommes prêts pour la découverte de la Namibie !

Dans la soirée, nous décidons de profiter un peu de ce que Windhoek a à offrir (pas grand-chose en fait…) et optons pour le Joe’s Beer House, LE restaurant de la ville. C’est un restaurant de gibier et nous y goûtons de l’autruche, du springbok, du zèbre et même du crocodile. Toutes ces viandes ne sont pas bonnes, mais on ne peut pas nier qu’elles soient exotiques !!!

lundi 20 septembre 2010

Impressions sud-africaines

Après 4 mois en Asie, notre arrivée en Afrique fut évidemment un choc. Nous y étions cependant préparés, surtout en commençant par l’Afrique du Sud qui implique des contraintes particulières en termes de sécurité.

Johannesburg est une ville où nous avons eu nos premiers contacts avec l’histoire complexe et récente du pays. Cependant la ville en elle-même ne nous a pas semblé agréable, notamment du fait de son étendue et de l’absence de transports en commun. Cela combiné avec les risques sécuritaires fait que tout déplacement doit être fait en taxi, ce qui ne nous a guère plu.

La ville du Cap est différente sur ce point car il est beaucoup plus facile de s’y promener à pied. Cependant, nous n’avons pas non plus trouvé cette ville particulièrement agréable. Nous pensons que le mythe construit autour de cette ville réside surtout dans ses environs, que nous avons trouvés pour le coup extraordinaires. A moins de deux heures de route de chaque côté, il est possible d’y observer des baleines, de nager avec des grands requins blancs, de déguster de très bons vins et de toucher l’extrémité sud de l’Afrique. Sans même mentionner la Montagne de la Table et tous les autres parcs nationaux qui offrent des opportunités de randonnée diverses. Enfin, le climat est très agréable, puisque nous avons réussi à marcher toute la journée sur la Montagne de la Table en plein hiver ici, pendant ce qui aurait été une belle journée de printemps en France !

Malgré tout, nous pensons que l’Afrique du Sud est un pays qui souffre encore de nombreuses tensions non résolues, qui sont probablement très lourdes au quotidien. Nous comprenons mieux pourquoi la plupart des sud-africains de notre âge qui en ont l’occasion quittent le pays pour tenter leur chance ailleurs.

L’Afrique du Sud restera tout de même dans nos souvenirs un pays à la faune immensément variée (des pingouins aux autruches, des lions aux baleines) et aux activités diverses. Notre séjour n’est qu’une introduction aux possibilités offertes par ce pays et nous comptons bien y revenir un jour. Il nous semble être un pays facile à faire en famille comme premier contact avec l’Afrique. En effet, le risque sécuritaire est finalement relativement facile à éviter en voyageant en milieu de gamme plutôt qu’en budget, et le niveau sanitaire du pays est très bon. Encore une idée de voyage à faire dans le futur J

Le Cap depuis le sommet de Table Mountain

Le lendemain, jeudi 26 août, il est temps de retourner au Cap et de rendre la voiture de location. Nous avons prévu de visiter Robben Island dans l’après-midi, mais une nouvelle fois le mauvais temps nous en empêche. A la place, nous visitons le musée Bo-Kaap, qui, d’après notre guide, est censé retracer l’influence musulmane au Cap au cours des siècles. En réalité il s’agit d’avantage d’un musée sur la vie du quartier de Bo-Kaap et sur le carnaval du nouvel-an de la ville (une tradition qui remonte aux temps de l’esclavage où le 2 janvier était le seul jour de vacances des esclaves). Dans la soirée, nous expérimentons notre premier vrai restaurant africain, Mama Africa. Bien que touristique (l’autre option africaine de la ville ayant fermé peu après la coupe du monde, c’est le seul restaurant africain de la ville), l’ambiance est authentique avec un groupe de musiciens et une décoration bien locale. Dans l’assiette quelques spécialités du Cap comme le Bobotie (une sorte d’hachis parmentier) ou le steak de Kudu.

 Nous partons vendredi 27 août à l’assaut de la Montagne de la Table. Nous avons du attendre une belle journée pour entreprendre cette ascension et sommes ravis de pouvoir la faire avant de quitter le Cap. Panorama Atlantique 1 La montée en elle-même nous prend une grosse heure et demie, entre 400m et 1000m. La pente est assez raide, avec des grosses marches de pierre tout au long du chemin, ce qui nous permet de monter plus vite, mais rend également l’effort plus intense ! SAM_0955 Arrivés en haut, nous profitons de cette magnifique journée pour faire le tour de la plateforme construite autour de l’arrivée du téléphérique. Notre chance est que le téléphérique est en maintenance aujourd’hui, ce qui veut dire qu’il y a très peu de monde sur la montagne.

SAM_0948 Le vent froid qui souffle de l’Atlantique nous invite à redescendre pour profiter d’un abri et pique-niquer au grand air. Nous finissons la journée par la descente vers Camps Bay, sur la face atlantique de la péninsule et nous y arrivons juste à temps pour le coucher de soleil face à la mer. SAM_0980 Cerise sur le gâteau : une baleine australe apparaît au large, à quelques centaines de mètres des surfeurs. A cette saison de l’année, elles sont vraiment partout!

SAM_0971-pan2 Pour notre dernier jour au Cap le samedi 28 août, nous avons encore l’espoir de pouvoir visiter Robben Island, mais nous déchantons dès le réveil face au rideau de pluie qui s’abat sur la ville. La solution de repli la plus conventionnelle consiste à aller au cinéma pour échapper au mauvais temps. Nous y voyons Inception et sommes contents de notre choix pour ce film intelligent et au scénario bien écrit.

Le dimanche 29 août, nous quittons l’Afrique du Sud où nous avons passé presque deux semaines. Nous embarquons dans un bus qui nous amène vers Windhoek, la capitale de la Namibie. Une seule compagnie propose ce trajet et on nous avait mis en garde sur le prosélytisme chrétien diffusé dans le bus. Nous sommes d’abord surpris par l’utilisation de documentaires animaliers comme prétexte à la diffusion de l’évangile, puis franchement amusés par les sermons diffusés sous forme de dessins animés. Espérons juste que cela ne dure pas toute la nuit J

dimanche 19 septembre 2010

Plongée avec les requins blancs

De retour à Gansbaai, nous nous levons à l’aube le mercredi 25 août pour notre rencontre avec les grands requins blancs. Après un bon petit déjeuner et un briefing finalement assez sommaire, nous partons à 23 touristes - aujourd’hui est le premier jour de beau temps depuis un petit moment et il y a donc du monde. Le bateau nous semble particulièrement petit par rapport à la taille du groupe mais il est indiqué qu’il peut accueillir jusqu’à 30 passagers hors équipage… Nous mettons 15 minutes à rejoindre en bateau l’endroit où sont censés se trouver les requins blancs. A peine deux minutes après que nous ayons jeté l’ancre, deux grands requins blancs apparaissent en effet à proximité d’un autre bateau arrivé peu de temps avant nous. Cela a pour effet de nous rendre tous un peu hystériques à la vue de ces grands prédateurs, et le capitaine a bien du mal à capter notre attention pour son second briefing de la journée ! Il se contente donc de nous dire l’essentiel (notamment les consignes de sécurité dans la cage, ce qui peut s’avérer utileJ) et nous invite ensuite à enfiler nos combinaisons pour plonger. La cage est étonnamment simple : cylindrique, fermée par des barreaux mais avec une ouverture au niveau des yeux pour faciliter les photos sous l’eau, et une rampe à l’intérieur pour se maintenir sous l’eau. La cage est immergée à tribord du bateau et peut accueillir jusqu’à 5 personnes en même temps. IMG_2352 Nous nous plaçons bien dans la queue pour être dans la deuxième vague à pouvoir descendre dans la cage (histoire de laisser à d’autres la tâche ingrate de se jeter en premier dans la gueule du loup – ou du requin en l’occurrenceJ). Nous sommes tous d’accord sur le bateau pour dire que la partie la plus difficile de l’expérience est sans aucun doute la mise à l’eau. La température de l’eau ne dépasse pas les 13 degrés à cette saison et malgré nos combinaisons intégrales, la fraîcheur de l’eau nous donne mal à la tête. Heureusement, les premiers rushs d’adrénaline quand le requin arrive nous font oublier ce désagrément. IMG_2321 A l’arrière du bateau, un des membres de l’équipage agite une tête de thon en guise d’appât pour les requins et sous l’eau dans la cage nous pouvons observer ces prédateurs tourner autour puis se jeter toute gueule ouverte sur les appâts. IMG_2375 Parfois le requin passe tellement prêt de la cage que ses nageoires pectorales touchent les barreaux. La cage nous procure un étonnant sentiment de sécurité et aucun de nous ne ressent d’angoisse malgré notre proximité avec le grand requin blanc. Après une dizaine de minutes dans l’eau glaciale et une bonne dizaine d’occasions de voir le requin passer devant la cage, nous cédons notre place aux suivants et essayons en vain de nous réchauffer sous les rayons du soleil matinal. Pendant que d’autres expérimentent la cage, nous pouvons observer les requins blancs depuis le bateau et cela nous offre un angle de vue encore différent, duquel les requins paraissent peut-être encore plus massifs ! Ainsi après quelques minutes apparaît un nouveau requin, beaucoup plus grand que celui qui était là lorsque nous étions dans la cage. Il nous paraît gigantesque et le voir sauter hors de l’eau pour s’emparer de l’appât ne nous laisse pas de marbre. IMG_2407 Comme une cerise sur le gâteau, nous observons soudainement, à environ 50 mètres du bateau, un grand requin blanc sauter complètement hors de l’eau, probablement pour chasser un goéland. Cela est digne des plus belles photos et films que nous avons pu voir sur les requins. Evidemment personne sur le bateau (ni même le caméraman professionnel) n’a pu saisir cet instant extraordinaire passé en quelques fractions de secondes, mais nous en gardons tous un souvenir impérissable. Après une pause d’une grosse demi-heure, nous retournons dans la cage pour une deuxième tournée. Encore frigorifiés de notre première plongée, l’eau nous paraît encore plus froide que la première fois. Mais nous voulons profiter à fond des dernières minutes dont nous disposons pour observer le requin blanc sous l’eau. Fidèle au poste, le requin revient plusieurs fois nager juste devant la cage, nous offrant son meilleur profil pour la photo.

Il est très proche de nous et parfois il est presque tentant de tendre la main pour le toucher (à part sur sa gueule bien entendu). Cependant ce serait une très mauvaise idée et nous nous retenons – ce n’est pas le cas d’un des autres touristes qui se fait immédiatement expulser de l’eau par le capitaine. Ce jeu là est bien trop dangereux, pas seulement pour la main de ce touriste, mais aussi pour l’avenir de la plongée en cage avec les grands requins ! Il est ensuite temps de rentrer au port – les prévisions météo sont de nouveau mauvaises pour le lendemain et l’entreprise qui nous emmène faire cette plongée veut rentabiliser le soleil de la journée en faisant trois tours dans la journée. Il faut que ça tourne !

De retour à Gansbaai, nous nous remettons de nos émotions en mangeant un petit morceau, avant de repartir en direction de Franschhoek où nous passerons la soirée pour y fêter notre anniversaire de mariage dans un bon restaurant. En route, nous ne pouvons résister à l’envie de nous arrêter une nouvelle fois à Hermanus, retourner voir les baleines. Le temps est bien meilleur que la dernière fois et la mer bien plus calme, ce qui rend l’observation des baleines encore plus facile. DSC04720 Ainsi depuis le rocher situé en face de la place du marché de la ville, nous pouvons distinguer 5 différentes baleines. Nous avons même la chance de voir un mating, c'est-à-dire la reproduction des baleines, qui, il faut le savoir, ne se fait pas qu’à deux, mais à trois ou même plus. Ainsi vont les baleines… Nous envisageons un instant d’aller plonger avec le club local afin d’essayer de nous approcher des baleines sous l’eau. Nous renonçons cependant devant le manque d’intérêt des gens du club, et nous apprendrons plus tard que nous avons fait le bon choix car  il est interdit à Hermanus de s’approcher à moins de 300 mètres des baleines, sous peine d’amende et d’emprisonnement, et même d’expulsion pour les étrangers ! Nous devrons donc attendre notre prochain voyage à la Peninsula Valdes en Argentine pour aller plonger avec les baleines…

Nous arrivons ensuite à Franschhoek en fin d’après-midi, juste à temps pour caser deux dernières dégustations : une chez Haute Cabrière, spécialisée en vins pétillants, et l’autre chez Mont Rochelle, où nous goûtons 4 vins de grande qualité. Dans la soirée, nous avons choisi un nouveau restaurant, Ryan’s Kitchen, ouvert au mois de juin, pour célébrer notre premier anniversaire de mariage. L’endroit est charmant, avec une cuisine ouverte sur la salle de restaurant qui nous permet d’observer en permanence l’activité des 3 cuisiniers et du chef aux fourneaux. DSC04733 Le résultat est à la hauteur de l’occasion et de nos espérances !DSC04739

La route des vins du Cap

Stellenbosch est une belle petite ville prospère à peine à 40km du Cap, où l’activité viticole a commencé dès la fin du XVIIème siècle. Nous décidons de passer notre tour pour les visites de l’architecture traditionnelle Cape Dutch si typiques de la ville pour nous concentrer sur les dégustations. Notre premier arrêt nous amène dans une cave assez récente qui s’est spécialisée dans le cépage Pinotage, un croisement de Pinot Noir et de Cinsault créé en Afrique du Sud au milieu des années 1920. Nous ne sommes pas convaincus par le résultat de ce croisement. Nous montons en gamme pour la deuxième visite chez Simonsig, où nous profitons également du restaurant. Au menu, des méthodes champenoises faites avec les trois mêmes cépages qu’en Champagne, avec un très bon résultat, notamment le Blancs de Blancs. SAM_0873 Nous finissons notre tour de Stellenbosch chez Delheim où nous profitons surtout de la visite des chais faite par un étudiant allemand en œnologie. Sur la route du retour vers Gansbaai, nous passons par Franschhoek, la deuxième ville viticole de la région, plus petite et plus charmante que Stellenbosch. Nous en profitons pour faire une dernière petite dégustation chez La Grande Provence, plutôt pour Natacha car Fred conduit... Le cadre est superbe et nous goûtons un vin très étrange puisqu’il a des goûts de menthe (en raison des rangées d’eucalyptus qui bordent la propriété). Probablement une cuvée qui s’adresse aux anglais pour manger avec leur agneau JPanorama

Défilé de baleines à Hermanus

Le lendemain, lundi 23 août, nous prenons la route vers l’Est cette fois, en direction de la petite ville d’Hermanus, 40000 habitants et probablement autant de baleines ! En effet, les baleines australes viennent passer l’hiver sur les côtes sud-est de l’Afrique pour se reposer des tempêtes de l’Antarctique et surtout mettre bas et élever leur petit. Hermanus est réputé être le meilleur endroit du monde pour observer les baleines depuis la côte. Et nous ne sommes pas déçus ! Panorama 3-4 Hermanus Dès notre arrivée, nous apercevons au loin une baleine et son baleineau. Ni une ni deux, nous prenons la voiture pour nous rapprocher d’elles et constater qu’elles se trouvent en fait à moins de 20 mètres de la côte. Nous sommes du coup seuls et bien tranquilles à pouvoir les observer rouler dans l’écume pendant un bon moment. Nous voyons même le baleineau téter sa mère. DSC04688 Non lassés du spectacle, mais commençant à avoir faim, nous reprenons la voiture vers le centre ville pour nous attabler à une terrasse face à la mer et déguster le poisson local (délicieux Blue Nose). Pour le dessert, une autre baleine nous fait le plaisir de venir nager juste devant la terrasse, cette fois à 10 mètres à peine de nous. Nous n’en revenons pas ! DSC04616 Après une visite au musée local qui offre quelques explications intéressantes sur la vie de ces baleines et autres cétacés, nous nous apprêtons à dire au revoir à nos hôtes pour reprendre la route. C’est alors qu’un balai aquatique se met en place : d’autres baleines dans la baie nous font une démonstration de breaching (un saut dans lequel la baleine montre au moins 40% de son corps). DSC04673 Les scientifiques ne sont pas certains de la signification de ces sauts, peut-être un moyen de communication ou alors un moyen de se débarrasser des parasites sur leur peau, ou alors tout simplement un jeu. Même dans nos rêves les plus fous, nous n’imaginions pas une baleine sauter ainsi si proche de nous, et encore moins quatre ou cinq le faire dans notre champ de vision ! Hermanus est vraiment à la hauteur de sa réputation.

Nous devons malgré tout nous résigner à quitter la ville car d’autres aventures nous attendent le lendemain et nous prenons la route pour Gansbaai, à une cinquantaine de kilomètres au Sud. C’est de là que nous irons taquiner le grand requin blanc le lendemain.

Enfin, c’est sans compter sur le mauvais temps qui fait encore des siennes, puisqu’à notre arrivée à notre hôtel, nous apprenons qu’aucun bateau ne prendra la mer le lendemain en raison de la houle. Nous voici donc coincés à Gansbaai qui n’a pas la chance de partager les mêmes charmes qu’Hermanus. Petite bourgade de pêcheurs, passées 5 heures, tout est fermé, il n’y a plus personne en ville et nos compagnons du soir à l’un des deux restaurants ouverts de la ville sont des marins profondément portés sur la bouteille…

Mais il en faut plus pour nous décourager et après une bonne nuit de sommeil réparateur, nous décidons de revenir sur nos pas en direction de Stellenbosch, la capitale de la région des vins du Cap.

Cap au Sud

Nous quittons la ville du Cap le lendemain dimanche 22 août en fin de matinée, toujours sous le mauvais temps. Nous partons vers le Sud, à la découverte de la péninsule du Cap. Notre premier arrêt est à Hout Bay, pour y faire un tour en bateau vers l’île de Duiker, sur laquelle vit une colonie d’otaries du Cap. DSC04433DSC04444 C’est également un grand port de pêche et nous profitons du déjeuner pour goûter du bon poisson frais avec des calamars. Nous continuons ensuite la route vers Simon’s Town, la ville où s’est développée une colonie de pingouins d’Afrique qui y vivent paisiblement sur la plage. On leur a même construit des nids grâce à des bidons ouverts pour s’abriter du vent ! DSC04480

Enfin, nous terminons en apothéose avec le parc national du Cap de Bonne Espérance – un nom mythique. Contrairement à ce qui est communément admis, le Cap de Bonne Espérance n’est pas le point le plus au Sud du continent africain, c’est en fait le Cap Agulhas, situé à environ 200km plus à l’Est. Le Cap de Bonne Espérance fut ainsi nommé par les Portugais qui, dans leur quête d’une nouvelle route des épices vers les Indes, dépassèrent le Cap avec « bon espoir » que cela les emmènerait bel et bien vers les Indes. Le parc national est très étendu et magnifique, offrant des paysages comparables à ceux des côtes bretonnes (les autruches en plus !). DSC04569 Nous regrettons presque de ne pas y avoir passé toute la journée pour pouvoir faire un des nombreux chemins de randonnée au sein du parc. Nous nous contentons donc de marcher jusqu’au phare de la pointe et d’aller poser devant le panneau du Cap de Bonne Espérance. DSC04535 Nous aurons eu la chance de passer ce 22 août, date de notre premier anniversaire de mariage, à la pointe de l’Afrique !Panorama Cape of Good Hope