mercredi 9 décembre 2009

Chokequ’iraw Trek

Nous voici partis pour l’aventure avec 4 jours de trek à la découverte des ruines de Choquequirau, une ville inca découverte en 1834 par un Français et dont seule une partie est visible aujourd’hui, le reste étant envahi par la forêt tropicale.
Nous sommes partis jeudi matin à 4h de l’hôtel, 4 heures de route direction Cachora, qui est normalement le point de départ du trek. Cependant la voiture nous conduit jusqu'à l’étape suivante, car nous n’avons que 4 jours pour faire le trek qui se fait normalement en 5 jours donc nous démarrons d’un peu plus loin (en gros jusqu'à ce que la voiture ne passe plus !). La première journée démarre avec une descente de 4 heures direction la rivière Apurimac. Les paysages sont déjà magnifiques, et nous apercevons assez vite les ruines de Choquequirau au loin dans la montagne. Notre guide, Jaime, nous explique de nombreuses choses sur les Incas. Il est très calé et pas bête du tout : à 27 ans, il est guide depuis 8 ans et étudie a la fois l’anthropologie et le droit (afin de pouvoir défendre les habitants de son village de la vallée sacrée qui avaient été menacés de devoir payer l’eau utilisée pour les cultures ce qui rendrait non compétitive leur production).

Choquequiraw is the site of Inca ruins which have been discovered in 1834 by a French man. Most of it is still covered by the tropical forest, and only a small part of it has been excavated so far.
After we leave the hotel on Thursday at 4am, we drive for 4 hour to Cachora, which usually is the starting point of the trek. However we only have 4 days (when the trek is meant to be 5 days), therefore we start from a little further away (as far as the car can go!). The first day of trekking starts downhill for 4 hours, until the Apurimac River. Landscapes are stunning and quickly we can distinguish the Choquequiraw ruins in the mountain far away. Our guide, Jaime, knows a lot about the Inca and is a clever guy. He’s 27 and has already been a tourist guide for 8 years, and at the same time he’s studying archeology and law (mainly to be able to defend his own community, which is threatened to have to pay the water they use for farming – which would mean they could not remain competitive).

Nous avons la chance d’avoir un trek privé, c'est-à-dire que nous ne sommes que tous les trois (tandis que dans la plupart des treks ce sont des groupes de 16 touristes), accompagnés du guide, d’un cuisinier et d’un muletier… sans oublier nos 4 mules qui portent tout ! Pour le muletier et le cuisinier, ce trek n’a rien d’une balade culturelle car leurs journées commencent bien avant la notre et se terminent bien après. Ils arrivent avant nous à chaque étape, préparent le campement et le repas et enfin repartent après nous une fois le rangement et la vaisselle terminés!
La descente se fait entourés de montagne (c’est courant au Pérou, mais ça reste splendide), notamment 2 monts enneigés au delà de 6000m jamais escaladés (évidemment cela a donné des idées a Max…).
Arrivés au bord de la rivière, nous faisons une petite pause pour le déjeuner et là nous avons le plaisir de découvrir que notre cuisinier est à la hauteur de son titre et qu’il nous prépare des mets délicieux et tout à fait adaptes a notre effort physique !

We’re lucky enough to have a private trek, i.e. it’s only the 3 of us when most of other tours have up to 16 tourists at a time. In addition, there is the guide, the cook and the horseman – of course we can’t forget our 4 mules who carry our stuff plus all the equipment for us. The cook and the horseman have a particularly hard time since not only do they need to cook and take care of the mules, but they also leave before us, arrive before us & set everything up so that when we do arrive, we just have to sit and eat… Quite impressive!
We continue the downhill walk and see mountains above 18000ft, never climbed yet (of course that means Max is interested by the challengeJ).
We finally reach the river where we have lunch. The good surprise for us is that the cook is a very good one, and he adapts his meals to our physical effort of the day!

Apres le déjeuner nous sommes montés 1h30 jusque notre camp pour la nuit, dans le hameau de Santa Rosa (une famille, 2 chiens et une hutte). Le camp est tout à fait correct avec toilettes et douches (eau froide donc nous avons décidé de passer pour cette fois… la toilette de chat avec lingettes nettoyantes suffit amplement) et nos tentes ont très bien résisté à la pluie qui est tombée toute la nuit sans discontinuer ! La soirée a commencé par une petite bière pour les garçons, face à la montagne, puis vers 19h un très bon dîner (de la truite grillée) suivi d’une partie endiablée de Yams (c’est le guide qui a gagné…).
A 21h tout le monde au dodo, car on est levés depuis déjà 18h et le lendemain le réveil est a 5h30 ! (en plus le toit de la hutte commence à percer sous la pluie…).
La nuit dans une tente (la première pour Natacha) fut plutôt bonne, et grâce aux boules quies le bruit de la pluie ne nous a pas dérangé du tout. On a pu inauguré nos nouveaux sacs de couchage, qui sont très performants, au point qu’on a eu bien trop chaud !

After lunch, it’s uphill for 1h30min where we reach our campsite for the night. It’s ok: toilets, shower (however cold so we decide to pass this time & only use cleaning wipes), and the tents have even survived the wet night (it was raining all night!).
To start the night, boys had a beer facing the mountain, and then we all enjoyed a really nice dinner before getting excited by a Yams game (dice game for those who don’t know). But that was only until 9pm as, after 18 hours of being awake, and keeping in mind the next morning was an early one as well (5.30am), it was better to go to bed!
The night in a tent (first time for Natacha) was good (ear plugs always help) and we could try our new sleeping bags – so good that it was too warm!


Le 2eme jour nous emmène sur le site de Choquequirau… Pour nous donner des forces, le cuisinier nous a préparé un petit déjeuner gargantuesque (fruits, céréales, yahourts, pain, beurre, confiture, crêpes, porridge…). Au cas ou ce n’est pas suffisant on a aussi le droit a un petit snack pour la route ! Max était très inquiet de la quantité de nourriture sur ce trek, le voila rassuré !!!
L’ascension finale nous prend 3 heures (800m de dénivelé) avant de découvrir le centre de Choquequirau. Apres le Machu Pichu, certes très impressionnant et étonnamment bien conservé (restauré), mais aussi devenu tellement touristique qu’il est difficile d’en profiter calmement, il est très agréable d’arriver sur ce site tout aussi remarquable, sans personne d’autre que nous.

The second day is dedicated to Choquequiraw. We still need to climb to reach it, so the cook prepared a huge breakfast: pancakes, yoghurt, cereals, fruits, etc. Plus some snacks for the way! Max was worried about our food intake during this trek but now he’s feeling better!
The climb takes 3 hours (2400ft uphill) and we finally reach the Choquequirau ruins. After having seen Machu Pichu with thousands of tourists, it’s really enjoyable to be just the 3 of us this time.



Nous commençons la visite par la descente vers des terrasses sur lesquelles les incas ont dessiné des lamas en pierre blanche. Le guide nous encourage à imaginer ce qu’ils pourraient représenter et Fred pense qu’il y a le roi Inca, le Shaman, suivis de la famille royale puis de l’armée. Pourquoi pas…
Ensuite nous avons pu profiter d’un moment exceptionnel et probablement impossible d’ici quelques années : pique-niquer au milieu de la place centrale de la ville, seuls face a la montagne… De plus, le cuisinier nous avait préparé un bon plat de légumes cuits avec du poulet, plutôt pas mal pour un pique-nique improvisé (on devait normalement manger au camp plus bas dans la montagne et il a donc du monter la nourriture seul…). Ca lui a finalement aussi permis de visiter pour la première fois le site alors qu’il avait déjà fait le trek 3 fois, mais jamais jusqu’aux ruines puisque le camp est plus bas que les ruines.
Jaime a insisté pour qu’on fasse une petite sieste après le déjeuner, nous avons obtempéré de bonne grâce, mais Max a décidé qu’il valait mieux grimper en haut du sommet le plus proche pour prendre des photos pendant que le soleil était la. Ca l’a occupé pendant la sieste… (même si de toute façon on est retourné au sommet après).
Une fois réveillés, nous avons poursuivi la visite sur les hauteurs de la ville, dans le quartier des habitations et au niveau du canal d’approvisionnement en eau de la ville. Partout à flanc de montagne, des habitations restent à découvrir. Les archéologues (qui résident encore sur le site de façon permanente) pensent que si toutes les constructions étaient déblayées, le site serait 25% plus grand que le Machu Picchu ! Cependant, comme le site n’a pas été découvert par un américain, il ne bénéficie pas de la même publicité et renommée, et les financements pour déblayer se font au compte-goutte.
Nous partons ensuite vers la partie sacrée du site (qui surplombe la place centrale), avec son temple et ses niches pour accueillir les momies des rois incas (aucune n’a été retrouvée car les incas les ont toutes emmenées avec eux dans leur fuite dans la jungle).
Nous finissons la visite par le 2e point haut de la ville qui était également un lieu sacré et qui domine les 3 vallées.
Enfin, nous redescendons vers le camp pour la nuit, après un petit détour car le guide se perd souvent dans la forêt tropicale qui entoure le site. Là, les tentes sont montées et un thé aux feuilles de coca nous attend pour profiter de la vue sur les montagnes, au coucher du soleil…

The first part of the visit is down to see terraces where Incas draw lamas using white rocks. The game is to guess what the lamas are doing and Fred tries his luck: there is the royal family at the top, followed by the Shaman and then the warriors. Why not…
Then we were able to enjoy a unique moment which might not exist in a few years anymore: having a picnic right in the middle of the old main square, without anyone else than us. We were meant to have lunch in the camp below but we couldn’t resist the opportunity of staying on the site and the cook was kind enough to bring us some food (chicken and cooked vegetables – quite good for a last minute picnic). It was also good for him since he never had the opportunity to actually see the ruins, as the camp is below them!
Our guide Jaime is very keen on a small nap and we follow him quite easily, but Max prefers to climb the next mountain up (even though we’re going there after the nap anyway).
We continue the visit with the upper part of the city, where you find most of the houses as well as the canal network of the city. We appreciate now how much left there is to uncover on this site. Archeologists (still working daily on the site), believe that, once everything is uncovered, this will be 25% bigger than Machu Pichu. But the main issue is that Choquequirau does not benefit from the publicity and funding as Machu Pichu - mainly because this was not discovered by Americans.
The last part of the visit is for the sacred places, with temples and niches for mommies (none were found since Incas fled to the jungle with them). The highest point of the city gives us a wonderful view of the surrounding valleys.
We finally walk down to reach our camp – however our guide tends to get lost in this area and the way back gets slightly longer than expected. But when we finally arrive, we find the camp set up (including our tents), and the tea waiting for us…



Le programme du troisième jour est plus léger (5h de marche) aussi nous négocions un réveil à 7h du matin. Natacha peut donc s’adonner a son hobby : la grasse matinée ! Le petit déjeuner dehors face à la montagne est vraiment exceptionnel. Le site de Choquequirau nous domine et c’est avec regrets que nous commençons la descente vers la rivière où le lunch est prévu. En chemin, nous nous arrêtons dans un hameau pour goûter un jus de sucre de cane a sucre recommandé par Jaime notre guide. C’est une expérience intéressante…mais on comprend bien pourquoi le produit ne s’exporte pas vraiment en dehors de la région de Cuzco (ça ressemble a un jus de pommes pas mures, un petit peu sucré et très légèrement alcoolisé). Dans la descente nous croisons quelques touristes qui montent vers le site archéologique (une dizaine tout au plus)…ils n’auront pas la chance de visiter le site seuls…Il est amusant de remarquer que les touristes que nous croisons sont soit péruviens…soit français. Jaime nous explique que ce trek est plus populaire parmi les français, d’après lui en raison de la découverte du site par un français au 19eme siècle…Plus nous descendons vers la rivière et plus la température monte. Arrivés au déjeuner, nous sommes en nage, à 1500m d’altitude il doit faire 30 degrés au soleil. Le cuisinier nous accueille avec un jus de fruit à température ambiante, l’intention est louable mais nous craquons pour une boisson soit disant fraîche vendue par les habitants du hameau…ce n’est finalement guère mieux. Après 1h30 de pause et une petite sieste à l’ombre au bord de la rivière, nous repartons pour rejoindre notre camp pour la nuit situé 400m plus haut soit une heure de marche. Cette journée est vraiment une journée de transition et il nous semble maintenant que le trek pourrait être fait en 3jours à un rythme plus soutenu…après réflexion on est quand même en vacances et pouvoir marcher à un rythme plus tranquille n’est pas si mal ! Max regrette quand même le « manque » d’activités de la journée et décide donc de se lancer avec Jaime dans une session d’abdo-fessiers au milieu de la montagne, ce qui semble le motiver presque autant que la vue du sommet enneigé de l’autre cote de la vallée !
De notre coté, nous avons profité du temps disponible pour prendre la première douche froide de notre voyage. Une fois le premier frisson passé, le plus gênant est quand même le manque de propreté du lieu plutôt que la température de l’eau. Enfin une bonne petite douche après 3 jours de trek, c’est quand même agréable. En attendant l’heure du repas, nous entendons s’exciter les cochons d’inde de la famille qui habite le hameau. Est-ce parce qu’on va leur donner à manger…ou bien est-ce l’heure du repas pour leurs maîtres ? En effet la « Cuy » rôtie est le plat traditionnel de la région. Jaime a promis de nous donner une bonne adresse à Cuzco pour pouvoir découvrir cette tradition locale sans penser aux petits cochons d’inde qui courent gaiement dans leur cage en France !

The 3rd day of the trek is somewhat less demanding, so we manage to get a late wake-up at 7am and get some sleep. We can then enjoy a breakfast right in front of the mountains which is just extraordinary. We start walking, quite sad to leave Choquequirau behind us.
On the way we first stop at a farm to try a local beverage based on sugar cane (and with some alcohol). Whilst an interesting experience, we quickly understand how this remained local and never really exported very well…
The few people we meet on the way are either Peruvians… or French. Our guide reckons this is a popular trek for French people because it was discovered by a French man (which we didn’t know…).
Walking downhill, we get close to the river and the temperature is much higher (the river is 9000ft below the top). When we finally get there, it’s 30 Celsius degrees and we can’t bear the heat anymore. The cook nicely prepared a juice, but this is as hot as the air so we opt for “fresh” beverages (or what we can find). We decide to have a quick nap by the river, in the shadow, to cool us down before the last climb of the day, up 1200ft in one hour. That day was quite easier compared with the other ones, and we start to think we could easily have done it all in 3 days if we walked slightly more… After all, isn’t it better to be able to walk slowly and enjoy some breaks???
Of course, Max does not share this point of view and starts a gym session with our guide including lunges, LBT and other wonderful exercises… all facing the mountain!
We politely declined his offer to join them and decided instead to have our first cold shower. The most difficult part was actually not the temperature but rather the dirtiness of the place…
Waiting for dinner, we started to hear the guinea pigs making noise and did not know whether they were going to be fed or whether the family leaving there was about to cook their own meal… In Peru, “Cuy” is a national dish served for big occasion. We’ll have to try some, and avoid thinking about the ones we know enjoying life as pets in France…

Quatrième et dernier jour du trek. La nuit fut très humide car comme tous les soirs il s’est mis a pleuvoir, mais cette fois le sol n’étant pas horizontal, l’eau s’est infiltrée par les bords de la tente et le sac de couchage de Fred était mouillé. Nous quittons donc le campement sans regret, à l’assaut de la dernière montée de 1100m de dénivelé. Après trois jours de trek nous sommes en bonne forme et Max et Fred décident de monter à bonne allure. Résultat, 2h10 pour Max (y compris 15 minutes de pause), 2h13 minutes pour Fred, 2h16 pour Jaime et 2h33 pour Nat. Petite satisfaction : nous avons réussi a mettre le guide dans le rouge !

Globalement, ce trek nous aura permis non seulement de découvrir ce site magnifique, mais aussi de tester nos capacités de marche ! La descente est souvent très éprouvante, surtout pour les genoux et les bâtons de marche que nous avons loués pour la première fois nous sont très utiles ! Les montées sont plus agréables, bien que fatigantes, et nous permettent de profiter des beaux paysages qui nous entourent. Il ne faut pas oublier que nous entrons dans la saison des pluies au Pérou, et il pleut donc un peu tous les jours, même si globalement nous sommes très gâtés par le temps : un tout petit peu de pluie la journée, des éclaircies lorsque nous sommes sur des beaux points de vue et le plafond nuageux qui évolue autour de nous (au dessus mais aussi en dessous) nous offre un spectacle merveilleux que nous avons rarement l’occasion d’observer.

Last day of the trek is only one way: up. We have to climb 3300ft. The night was difficult for Fred since the humidity went through the tent, until his sleeping bag… Nevertheless, Max & Fred decide to increase the pace on this last hike and here are the finish times: 2h10min for Max (that includes 15 min break), 2h13min for Fred, 2h16min for the guide and 2h33min for Nat. And the guide seemed to have suffered a bit!
We’re very happy about this trek which was also a good way to see how well we could walk. Downhill is much more difficult, especially for the knees – good stuff we rented those walking sticks! We preferred uphill during which we could enjoy wonderful landscapes. Something to keep in mind is that it’s raining season in Peru and whilst it rained each day, it was always during the night, so we’ve been very lucky with the weather.

Une journée de vélo / One day on a bike

Après une nuit difficile (gros mal de crâne) de retour à Cuzco, sans doute dû à la Chicha bien locale goûtée avec notre chauffeur de taxi à Urubamba, nous nous apprêtons à faire une journée de VTT dans la Vallée Sacrée des Incas. Avant de démarrer, nous arrangeons les 4 dernières nuits d’hôtel à Cuzco avec de fortes négociations à la réception de l’hôtel Amaru où nous avions séjourné jusqu'à présent. On nous propose de passer à la Hosteria de Anita qui appartient au même propriétaire et qui est situé dans le quartier de San Blas, à quelques rues de l’hôtel Amaru. C’est une bonne solution car le service est identique, les chambres ont le wi-fi et les prix sont plus intéressants (USD 29 pour une chambre double et USD 19 pour Max). Cela nous met un petit peu en retard pour retrouver le guide de VTT et finalement nous prenons un bus direction Urubamba avec les VTT sur le toit avec une bonne heure de retard.

After a tough night with headache for Fred (probably because of the Chicha he drank the day before with the taxi driver), we’re ready to go on a day of mountain biking in the Sacred Valley. Before that, we need to book the 4 next nights in Cuzco and negotiate with the current hotel we stay in. It’s quite expensive but they recommend another one of their hotel, slightly higher in the town. This is perfect as the hotel is the same standard but cheaper (USD 29 for Nat & Fred and USD 19 for Max). This negotiation means we’re a little bit late for the mountain biking and rush to take a bus to Urubamba, with our bikes as well!

Nous traversons à nouveau les mêmes villages de la vallée sacrée et en rase campagne, le bus s’arrête, non pour laisser rentrer d’autres villageois voyageant avec leurs cochons d’inde sur le dos (le bus ressemble parfois a une animalerie avec des cris de cochons d’inde ou de poules sans oublier une odeur persistante de chèvre ou de mouton !) mais pour nous laisser partir à l’assaut de la vallée sacrée sur nos fières montures (d’assez beaux VTT de descente mais pas de toute première jeunesse).
Notre première étape après 1h30 de vélo est le site de Moray. C’est un site Incas de terrasses concentriques construites dans des vallons naturels. Chaque terrasse est située environ 3-4 mètres plus haute (ou plus basse !) que la précédente ce qui entraîne une différence de température de quelques degrés entre chaque niveau. Sur cette base, les archéologues pensent que le site de Moray était un site de cultures expérimentales pour les incas. Ils pouvaient tester le meilleur environnement (altitude et température) pour différentes variétés de pommes de terre ou de mais. Le site compte 3 zones de cultures concentriques et les archéologues continuent leurs recherches pour faire parler les ruines. D’ici quelques années, il est possible qu’une autre théorie vienne remplacer les hypothèses actuellement données aux touristes !

We drive through the same villages as before, and the bus is quite smelly with noise of guinea pigs as well… Interesting! It stops in the middle of nowhere so that we can start mountain biking in the Sacred Valley. The bikes are ok, even though not brand new.
The first stop is at the Moray site, an Inca site with circular terraces. Each terrace sits 12-16 feet higher (or lower) than the other one, which means there is a difference in temperature of a few degrees between each terrace. Archeologists think this was a way for the Inca to experiment different ways of cultivating potatoes or corn, finding the optimal temperature and altitude. They keep doing studies on the site, still today, probably to keep it alive as well, before the next theory to explain this site comes to live…


Après une courte pause pour manger à l’abri de la pluie, nous reprenons les vélos direction les Salinas. Le mal de tête de Fred ne s’arrange pas et chaque pierre sous les suspensions du vélo fait raisonner sa tête…une sensation oubliée depuis les lendemains de soirées étudiantes il y a maintenant quelques années.
La deuxième partie de vélo comporte davantage de descentes ce qui permet de s’amuser un peu plus, sauf pour Nat qui n’apprécie pas vraiment les passages étroits et pierreux en descente où une erreur de freinage entraînerait une galipette autour du guidon (en plus c’est sa première fois en vélo de montagne). Au détour d’un village isolé où les enfants nous saluent au passage, nous passons à coté d’une rampe de saut en descente où notre guide nous explique qu’il y a casse son vélo et son épaule il y a quelques années. A part Max, personne n’est tenté de faire le saut... Nous arrivons enfin au site des Salinas après une belle descente assez technique (très pentue, virages serrés et très grosses pierres au milieu) où le guide a réussi à tomber.
Les Salinas est un site pré inca où les habitants du village voisin utilisent depuis des siècles une source naturellement très salée pour produire du sel. L’origine de la source remonte aux temps où toute la zone était couverte par une mer. Il ne reste maintenant plus qu’une source que les habitants du villages ont canalisée pour remplir des centaines de petites terrasses (chaque terrasse appartient à une famille) et récolter le sel grâce à l’évaporation (pendant la période sèche, une terrasse peut produire jusqu'à 40 kg de sel chaque semaine).

After a small break to have lunch in the rain, we head with your bike to Les Salinas. Fred’s headache does not get better and each rock increases the pain… something he hadn’t been feeling since his student parties…
The 2nd part of the ride is mainly downhill which means quite fun, except for Nat as it’s quite narrow for her (first time mountain biking) and any mistake would mean a nasty fall… which luckily does not happen. After a small village where children greet us, we face a big jump on which our guide broke his bike and his shoulder! Nobody (but Max) is tempted to try it… After the rest of the downhill (technical on some parts with big rocks and nasty turns – so much that the guide fell), we reach the Salinas site. This is a pre-inca site, in which the inhabitants have been using for a very long time the naturally salted spring in order to produce salt.


Nous quittons les Salinas pour la dernière partie de vélo vers Urubamba, sous le soleil et avec toujours ce mal de crâne pour Fred.
Nous finissons sur la grande route ce qui est sûrement la partie la plus dangereuse de toute notre journée en vélo !
Nous rentons à Cuzco vers 18h, ce qui nous laisse une petite heure de repos avant le briefing du trek.
Il nous faut quasiment 1h pour retrouver notre guide et démarrer enfin le briefing du trek. Nous comprenons très rapidement que Jaime – notre guide – n’est pas préparé du tout pour le briefing. Il est free-lance (également free styler) et découvre le trajet discuté avec l’agence en même temps que nous … Ca nous rappelle à chacun des expériences de meeting clients non préparés ! Au final il est très gentil mais pas très pro. Rendez-vous est pris le lendemain à 4h du matin pour 4h de route vers le village de Cachora, point de départ des 4 jours de trek.

After Les Salinas, the last part of our bike ride is on the main road – probably the most dangerous part! After being back to Cuzco, we’re supposed to meet the guide for the Choquequiraw trek starting the next day, in order to discuss the briefing. It takes more than one hour to finally find him and it seems he’s discovering the programme at the same time as we are (good old memories of non-prepared meeting for all of us…). His name is Jaime, he’s a freelance, very nice but not a great professional. We decide to meet the next day at 4am for a 4 hour drive to Cachora, where our trek will start.

jeudi 3 décembre 2009

Ollantaytambo & Machu Pichu

Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil réparateur qui nous fait presque oublier les 19h de bus de la veille, nous faisons le tour de quelques agences pour organiser un tour de VTT 2 jours plus tard. Après une rapide étude du marché et signature du contrat, nous partons pour Ollantaytambo dans la vallée sacrée des Incas, à bord d’un taxi collectif. 2h et un changement de taxi plus tard, nous arrivons dans ce qui est maintenant un gros bourg avec de très belles ruines Incas. Nous commençons la visite des terrasses (nous apprendrons plus tard qu’elles servent a l’agriculture pour les Incas) et la montée des marches est déjà éprouvante J Nous n’avons pas pris de guide pour la visite, donc la découverte de notre premier site Inca nous laisse un peu perplexes, avec beaucoup de questions sur la signification de ce que nous voyons. Au bout du site, nous trouvons un chemin de randonnée et montons environ 15 minutes pour atteindre le sommet de cette petite montagne, qui nous offre une très belle vue sur les ruines et la ville. Nous nous rendons également compte que d’autres ruines Incas se trouvent sur la montagne d’en face, perchés à des endroits qu’il nous semble tout simplement impossible d’atteindre !

The next day we feel better after a good night of sleep (much better than the 19 hours in the bus) and we decide to look for a mountain biking tour in the area. Once we’ve done that, we leave for Ollantaytambo, in the Inca Sacred Valley. We take a “collective”, basically a van which waits to be full before it leaves, and then another private taxi to get there, about 2 hours later. Ollantaytambo is quite a big city and has beautiful Inca ruins. We start the visit with the terraces (we’ll learn later that they are for agriculture) and the few steps to go up are quite tough alreadyJ We haven’t booked a guide for the tour, which means our first Inca ruins are somewhat mysterious for us and we have more questions than answers about what we see. At the far end of the site, we find a small path that leads us, 15 minutes uphill, to the top of the mountain where we can enjoy the view over the ruins, the city but also other ruins that sit on the mountain opposite, and it’s difficult for us to imagine how one could get there.

Après la visite et un déjeuner rapide, il est temps de prendre le train pour Aguas Calientes (ou “Machu Pichu Pueblo”). Nous avons un train Vistadome, avec de très grandes fenêtres pour profiter des paysages : imaginer une combinaison entre de hautes montagnes et la rivière Apurimac déchaînée. Apres 1h30min nous arrivons a Aguas Calientes : le guide ne mentait pas, il n’y pas grand intérêt à cette ville. L’hôtel était déjà réservé depuis Londres donc ça fait ça de moins à faire. Après une petite douche, nous décidons d’aller dîner dans un des restaurants de la ville. C’est la basse saison et on se fait donc aborder par tous les restaurants, ce qui permet à Fred de parfaire ses talents de négociateur : on termine dans un restaurant qui nous propose le dîner avec un apéro (Pisco Sour) et un verre de vin (le vin Péruvien n’est malheureusement pas très bon), le tout pour 20 soles ($7). Ensuite il est temps de se coucher puisque nous voulons être parmi les premiers au Machu Pichu le lendemain. Nous avons déjà acheté nos tickets d’entrée et nos billets de bus (c’est incroyable a quel point tout est cher quand ça touche au Machu Pichu).

After the visit and a quick lunch, it’s time for us to take the train to Aguas Calientes, also called “Machu Pichu Pueblo”. We have booked the Vistadome train which has very large windows so we can enjoy the beautiful landscapes we go through, between the high mountains and the wild Apurimac river. After 1h30 min we reach Aguas Calientes and the guidebooks don’t lie: there’s not much to see or do here… The hotel was booked from London so at least we don’t have to look for one and after a quick shower we go hunting for a restaurant. This is low season in Peru and all restaurants are literally begging us to eat at their place. This is good for Fred’s negotiation skills and we end up in one where we can eat for 20 soles ($7) as well as getting a free Pisco Sour and glass of wine (Peruvian wine is unfortunately not the best though…). After that it’s time for bed as we aim to be amongst the first ones the next day to enter Machu Pichu. We have already bought our tickets and booked the bus as well (everything is super expensive when it comes to Machu Pichu, it’s just crazy!).




Cependant, malgré un réveil à 4h et un départ de l’hôtel à 5h, il semble qu’on ne soit pas les seuls à avoir eu cette idée : la queue pour le bus est déjà gigantesque ! On se demande ce que ça doit être en pleine saison ! Heureusement, tout est très bien organisé et plein de bus arrivent en même temps, ce qui fait qu’on est a l’entrée du site à 6h du matin. Pas mal… Nous prenons un guide tout de suite, pour pouvoir escalader le Wayna Pichu, la montagne du site, un peu plus tard. Tôt le matin le brouillard recouvre encore complètement les ruines, et il est assez marrant que le guide ait des photos pour nous montrer ce qu’on pourrait voir s’il n’y avait pas de brouillard. C’est aussi un peu frustrant, mais heureusement tout se dégage très vite et nous pouvons alors découvrir la magie des lieux. Bien que tout le monde nous parle du Machu Pichu depuis un petit moment, il est quand même très impressionnant de voir ces ruines pour de vrai. Nous sommes en particulier surpris par la taille du lieu (c’est en fait une vraie petite ville) mais aussi la condition des bâtiments. Le guide nous explique que certains bâtiments ont été restaurés pour montrer aux touristes comment c’était au temps des Incas, mais même les bâtiments d’origine ont encore des murs entiers et des fenêtres en bon état.
However for some reason it seems other people had the same idea and even if we wake up at 4am and leave the hotel at 5am, there is already a long queue to take the bus. We could have been brave and walked up the 1h30 hike uphill to Machu Pichu, but it’s very early in the morning and we prefer to take it easy. It’s all well organized here and despite the crowd, many buses arrive at the same time which means we reach the site entrance at 6am. Not too bad… Looking at how many people are around now, it’s difficult to imagine visiting this during the high season. We decide to take a guide straight away, as we want to climb Wayna Pichu, a mountain on the site and you can only do it at certain times. At 6am, the site is still completely in the fog, and we can barely see anything. It’s quite funny as the guide has pictures to show us what we could see, if there were no fog… Clearly this is common, albeit frustrating. Very quickly the fog goes away though, and we discover the magnificence of the site. Even though everyone tells you about it before, it’s still very impressive to discover these ruins, especially their size (it’s basically a small town) and the good condition of the buildings. The guide explains us that some of the building have been restored (including with the roofs) to show tourists how it was in the Inca times. But even those buildings that are original still have entire walls and windows.
Nous entamons également notre apprentissage des techniques de construction Incas: des pierres normales entassées de façon aléatoire pour les bâtiments communs, et de fines pierres emboîtées de façon très esthétique pour les bâtiments importants (temples/palaces). Nous visitons par exemple le temple du Soleil (le dieu Inca le plus important), qui a des fenêtres pour laisser entrer le soleil lors des solstices d’été et d’hiver (21 juin et 21 décembre). Nous sommes également impressionnés par le réseau de canal du site, qui permet d’alimenter en eau toutes les habitations. La ville est organisée avec les bâtiments importants et les gens nobles en haut, et les gens « normaux » en bas de la ville. Il y a beaucoup d’autres temples, et tout raconter dans ce blog n’est pas possible…
We start to learn about the building techniques of the Incas: random stones for common buildings, and very fine and polished stones for important buildings such as temples or palaces. We can for instance see the temple of the Sun (the most important god for the Incas) which has different windows to let the sun it for the winter or summer solstice (21 June and 21 Dec). We are also impressed with the canal network of the ruins, which could bring water to the whole community. It is organized so that important people and temples are on the higher part of the site, and common people lived on the lowest part of the city. We see many other temples and telling about all of them in this blog is just impossible.
Notre tour dure 2 heures et à 8h30 nous sommes donc prêts à affronter le Wayna Pichu. La vue est maintenant dégagée et nous avons bien fait d’attendre. L’ascension est très difficile mais la vue en haut en vaut bien la peine. Evidemment nous faisons plein de photos (avec en plus une belle lumière a l’arrivée du soleil). Ensuite nous décidons de descendre par le chemin indiquant « la grande caverne ». Nous ne savons alors pas que c’est en fait un détour de 2h30min pour aller voir le temple de la lune ! 3h30min de marche en tout, ça suffira pour aujourd’hui J En chemin nous avons croisé une famille qui mérite d’être mentionnée : 2 parents et leur enfants (6-7 et 10-11 ans), Français, qui allaient très vite au point de nous dépasser régulièrement (un peu humiliant). Nous avons découvert qu’ils faisaient de la course de randonnée, et le père pouvait partir en courant dans une descente où on avait du mal à marcher, avec son fils qui le suit ! Même si Fred et moi sommes partisans des enfants actifs, nous avions un peu peur lorsque nous avons traversé un pont de pierre avec à peine la place de mettre les pieds et en voyant les petits le faire seuls sans l’aide de leurs parents… Un peu extrême pour nous…
Our tour lasts for about 2 hours which means by 8.30am we are ready to start climbing Wayna Pichu. We were right to wait as the view is now much better than it was earlier in the day. The climb is quite strenuous, but when we reach the top, the view is really rewarding. This is picture time of course (plus it gets sunny so we’re lucky with the light). We then decide to go down, following a sign “The Great Caverna”. We didn’t know it would be another 2h30min walk to get down to the Temple of the moon, and then up again. 3h30min walking altogether – that will be enough for the dayJ We met a family which is worth mentioning: they were French, the 2 parents and their 2 kids, probably 6-7 and 10-11. They were walking at a crazy pace, overtaking us easily (which can be quite humiliating) and we then discovered they were doing mountain racing regularly. The father would start running downhill (when we struggled to walk) and the son would follow him, leaving us bemused. Whilst Fred & myself really want to have active kids and do plenty of stuff with them, that was quite scary when we crossed a rock bridge where there was barely enough space for our feet and we could see both kids doing it on their own, without being attached or anything… Maybe too much for us…

Le reste de la journée est plutôt tranquille. Nous voulions visiter un musée qui explique comment ont été faites les excavations du Machu Pichu, mais il est fermé… Nous prenons donc un déjeuner rapide (trop léger pour Max) et repartons avec le train pour Ollantaytambo.Là, nous cherchons un taxi, et sommes tombés sur un personnage assez extraordinaire. Tout d’abord, après que nous lui ayons demandé s’il connaissait à Cuzco un bon endroit où boire de la Chicha (puisqu’il nous a dit que c’est la meilleure boisson Péruvienne – c’est une bière de maïs fermenté), il décide de nous emmener dans son village d’Urubamba, sur la route de Cuzco, pour nous la faire goûter dans un bar local. C’est une expérience très intéressante, et malgré nos doutes sur la propreté des verres et l’état de notre estomac le lendemain, nous apprécions beaucoup la boisson (même Natacha qui n’aime pas la bière). Le reste du trajet ensuite est un monologue du chauffeur, en espagnol, ce qui nous permet de tester nos progrès : nous comprenons grosso modo ce qu’il nous raconte ! Il n’y pas de doute : ce trajet en taxi est beaucoup mieux que celui de la veille en « Collectivo ».
The rest of the day is then pretty quiet, we wanted to see a museum explaining how they excavated the site, but it’s closed…We then have a quick lunch (not enough for Max) and go back to Ollantaytambo with the train. When we arrive, we have to find a taxi and decide to go in a private one. The taxi driver turns out to be quite extraordinary. First, after talking a little bit, we ask him where we can drink Chicha, as he tells us this is a really good beverage (fermented corn beer). He decides to take us to his hometown, Urubamba, on the way to Cuzco, and brings us to a local bar where we can have Chicha. This is quite an experience, we were not 100% sure about the cleanliness of the glasses or the state of our stomach the next day, but still the drink was ok (even for Natacha who doesn’t like beer) and very different from a tourist bar for sure. The rest of the way back to Cuzco was basically him talking to us, in Spanish (first good test of our progress in the language, we managed to roughly understand what he was talking about). All together, a much better ride than the “collectivo” the day before!



Arrivée à Cuzco et retrouvailles avec Max / Arrival in Cuzco & Max

A notre arrivée à Arequipa, nous nous dirigeons vers l’agence où nous avions acheté nos billets de bus pour rejoindre Cuzco mais mauvaise surprise, l’agence est fermée contrairement à ce que l’on nous avait dit. Direction l’hôtel pour récupérer nos gros sacs et nous diriger vers la gare routière afin de retirer nos billets de bus directement au comptoir de la compagnie de bus. Deuxième surprise, nos billets de bus nous attendent avec nos sacs. Ce qui ressemble à une bonne nouvelle cache en fait le début d’une tres longue route… En effet nous apprenons rapidement que la route entre Arequipa et Cuzco traverse des villages où des manifestations violentes sont prévues (ce qui semble assez courant au Pérou). Du coup aucune compagnie de bus ne se rend a Cuzco le samedi soir…et rien n’est moins sur pour les jours suivants. Nous décidons de nous rendre à la gare routière pour bénéficier d’informations plus précises et éventuellement pour trouver une place dans un bus pour Cuzco par une route différente. Il semble que ce soit la bonne option car après nous être fait rembourser nos billets d’origine, et à force de demander à tout le monde dans la gare routière, on nous dit qu’un bus part pour Cuzco 30 minutes plus tard…mais en empruntant une route un peu plus longue, via le lac Titikaka et Puno. Au lieu de 10h, ce trajet met 19h ! Par « chance » nous achetons les 2 dernières places avec lit et nous voila partis pour 19h de route…un vrai plaisir. Une fois la nuit passée, la partie du trajet de jour est un peu longue mais les paysages sont superbes (nous apercevons des flamands roses dans des lagunes au bord de la route !).

When we arrive in Arequipa, we went to the agency where we bought our bus tickets for Cuzco to collect them but it was closed… We therefore went to the hotel to get our big bags which we left there during the trek, however the hotel manager tells us that we need to call the agency on their mobile phone for them to explain what’s happening: there is a strike on the road between Arequipa and Cuzco and people are throwing rocks at buses… which means no bus company is taking passengers to Cuzco that night. They don’t know when it will be possible to travel… We still decided to go to the bus terminal in order to check the latest travel information, and we were right, as after many discussions we managed to find a company that did take passengers to Cuzco, albeit through Puno which makes the journey time go from 10 hours to… 19 hours. We managed to buy the last 2 “bed” tickets, which is better considering the time we’ll spend in this bus. The night was ok, the day part was quite long but landscapes were wonderful so it made the journey easier (we even saw flamingos along the road).

Enfin à 15h, nous arrivons à Cuzco, fatigués mais heureux d’arriver pour retrouver Maxime qui nous attend à l’hôtel où nous allons passer la nuit. En fin d’après-midi, après une bonne douche réparatrice, nous visitons l’église de la Compania de Jésuite. Il s’agit d’une superbe construction des jésuites datant du milieu du 16eme sicle, juste après la conquête de l’empire Inca par les espagnols. L’intérieur est extrêmement riche, au point que l’évêque de Cuzco s’était inquiété que cette nouvelle église ne vienne faire de l’ombre à la cathédrale située à quelques mètres de là sur la Plaza de Armas. Après la visite, nous montons sur les hauteurs de la ville dans le quartier de San Blas pour profiter de la vue du coucher de soleil sur les toits colores de Cuzco…en sirotant notre premier Pisco Sour de notre passage au Pérou.

At 3pm we finally arrive in Cuzco, tired but happy to have made it! Max is waiting for us at the hotel and after a quick shower, we go with him in town to visit the church Compana de Jesus. Quite impressive, the church is on the main plaza, right next to the Cathedral. It was built just after the Spanish conquered Cuzco and the inside is extremely rich, so rich that the bishop was worried it would be much better than the Cathedral…
We then continue with a drink in San Blas, a district in the north of the main plaza, where is also located our hotel, and where we have a fine view over the city. We have our first Pisco Sour, Peru’s national cocktail!

Trek du Canyon Colca / Colca Canyon Trek

Notre troisième journée à Arequipa a commencé très tôt puisque l’agence qui organise le trek est venue nous chercher à l’hôtel à 3h du matin, dans leur minibus, pour un trajet de 5h vers la ville de Chivay où nous avons pris notre petit déjeuner. Ensuite nous avons continué la route et nous sommes arrêtés à un point de vue pour observer des condors, et nous avons eu la chance d’en voir 3. Ce sont de très gros rapaces (des charognards), et ils étaient vénérés par les Incas car ils pouvaient voler très haut, au niveau des dieux. Notre guide nous a aussi expliqué que chaque oiseau avait son territoire dans la montagne qui était délimité par l’altitude. Par exemple le condor est celui qui vole le plus haut, puis l’aigle, puis les oiseaux plus petits. Si le condor vole plus bas, dans le territoire de l’aigle, il se fera attaquer par l’aigle, et pareil pour l’aigle s’il vole plus bas, il se fera attaquer par les plus petits oiseaux (nous avons même pu observer ce cas de figure).

Our 3rd day in Arequipa was an early one as we were picked up by the agency organizing the trek at 3am in their minivan, for a 5 hour drive to Chivay, where we had breakfast. We then continued driving to an observation point where we could see 3 beautiful condors. There are really big birds and the guide explained to us that they were honored by the Incas because they could fly so high, together with the gods basically. He also told us that birds have their own territories in the air, separated by how high they fly. For instance, the condor flies the highest, whilst the eagle flies just below and the smaller birds even lower. If the condor starts flying into the eagle territory, he will get attacked by the eagle; same if the eagle flies to low into the smaller birds territories: we witnessed one of this attacks of an eagle by smaller birds.



Nous sommes arrives au départ de notre trek a 10h30 du matin et c’était l’occasion de rencontrer notre groupe : un couple de hollandais réalisateurs de documentaires, qui venaient de passer 3 semaines en Bolivie pour des repérages d’un futur documentaire, 3 allemands en voyage pendant 2 mois en Amérique du sud, et une anglaise qui a trouvé un travail d’enseignante à Buenos Aires et voyage pendant les grandes vacances argentines (qui sont l’opposé des grandes vacances européennes bien entendu !).

We reached the departure point of the trek at 10.30am and met there the rest of the group : 2 dutches who were there to prepare a documentary in Bolivia, 3 german guys who were traveling in South America for 2 months and an English girl who worked as a teacher in Buenos Aires and traveled during school holidays (keep in mind this will be the opposite to those in Europe!).

La première partie du trek était une descente de 3 heures dans le canyon, pour arriver au niveau de la rivière. C’est très difficile pour les genoux ! Cependant les paysages étaient magnifiques, au fur et à mesure que nous descendions dans le canyon, la végétation devenait de plus en plus dense! Nous avons déjeuné dans un village au bord de la rivière. Il y a encore quelques uns de ces villages au fond du canyon, et il est difficile d’imaginer la vie de leurs habitants, coupés de tout, et à plus de 3 h de marche (en montagne) de la première ville. Bien entendu, en cas d’urgence médicale, il n’y a pas d’hélicoptère pour transporter les habitants à l’hôpital le plus proche, le seul moyen de transport est la mule. Ensuite nous avons continué a marcher et passe 2 autres petits villages, tous plus petits les uns que les autres… Après 7 heures de marche en tout, nous avons été récompensés par la vision de notre camp pour la nuit : une oasis comme dans nos rêves, avec une végétation tropicale (qui tranche complètement avec ce qu’on avait vu auparavant dans les montagnes) et différents petits lodges (c’est un grand mot, il s’agit en fait de cabanes avec des lits) et surtout une piscine (froide mais quand même…). Le lodge était plein et nous avons partagé la chambre avec les 2 hollandais. C’était rustique : pas d’électricité, juste un lit et une couverture, mais ça suffit ! Notre guide, Honorio, nous a cuisiné un bon plat de spaghetti pour se préparer à la marche du lendemain (pour remonter le canyon), et nos compagnons hollandais avaient ramené une bouteille de Pisco, une sorte de grappa, la boisson nationale du Pérou (ils l’avaient portée toute la journée dans leur sac !). Nous avons donc pu y goûter, mais normalement ça se boit en cocktail… Pur, c’est quand même fort (plus de 40 degrés) et pas forcement très bon. Un verre nous suffit donc !

The first part of the trek was a 3 hour walk downhill – watch your knees!! Landscapes were wonderful and we reached the bottom of the canyon, by the river, where we had lunch in a tiny village. It’s difficult to believe such villages still exist, and their inhabitants need to walk 3 hours in the mountain to get anything! We then kept walking through another 2 small villages, and reached the campsite after a total of 7 hours walking! This was an oasis, like in our wildest dreams, with tropical vegetation which differed dramatically from anything we saw before. The lodge (or should we say hut with beds) was full and we shared the room with the couple of dutch people. There was even a swimming pool so we could enjoy the (cold) water. Our guide, Honorio, cooked spaghetti for us to prepare for the next day, and our Dutch friends brought some Pisco (which they carried in their bags!) so we could try the national drink of Peru for the first time. That’s nice but strong (more than 40 degrees of alcohol) and you should usually drink it in a cocktail… so we had one glass and that was enough!

Le lendemain réveil à 4h30 pour un départ vers 5h. Au programme : 2h30 de montée. Il faut trouver son rythme et après ça passe plutôt bien. En partant tôt, nous avons également évité le chaleur.
Apres un petit déjeuner pour nous remettre de nos efforts, direction Chivay de nouveau, cette fois-ci pour profiter des sources thermales chaudes, un vrai bonheur après 2 jours de marche (non seulement ça nous permet de prendre une douche, mais en plus on se baigne dans des piscines à 40 degrés, ce qui fait du bien mais reste très chaud!).

The next day we wake up at 4.30am to start walking at 5am for a 2.5hour uphill walk. You need to find your pace, and once you do it’s actually ok. Plus leaving early means you avoid the heat.
We then had breakfast and took the car back to Chivay, to enjoy hot springs! Not only could we wash after a 2 day walk, but we then enjoyed really warm swimming pools!




Nous nous faisons donc bien à notre statut de voyageurs, mais il reste encore des choses à apprendre, comme en témoigne un petit incident juste avant d’arriver aux sources, où nous avons oublié notre carte bleue dans le distributeur après avoir retiré de l’argent (au Pérou, le distributeur rend la carte à la fin, après l’argent, pas comme en Europe donc on s’est fait avoir !). Heureusement ce problème fut vite résolu car on a pu faire opposition tout de suite et nous avons en plus une autre carte pour le même compte, donc rien de grave. C’est le métier qui rentre !
Ce petit trek s’est terminé par les 5 heures de route du retour, durant lesquelles nous nous sommes arrêtés au point le plus haut du trajet : 4910m, pour y admirer la vue sur les volcans alentours. Bonne nouvelle : pas de signe de mal d’altitude (mais on n’y est resté que 10 minutes car il y fait beaucoup plus froid).

We start to enjoy our new status of travelers, but we still have a few things to learn : for instance we had a small problem when taking cash in an ATM in Chivay, where we forgot the card after getting the cash (in Peru the ATM gives you your card back at the right end not like in Europe). That was not too bad because we could cancel the card straight away and have another card for the same account anyway, but that shows we still need to be careful!
The trek finished with the 5 hour drive back to Arequipa, and we stopped at the highest point: 4800m (about 14600 feet) to enjoy the magnificent view of the surrounding volcanoes. The good news is that we did not suffer from altitude sickness… but we only staid there for 10 minutes!

lundi 23 novembre 2009

Les photos du mariage / Wedding pics

Un petit break dans le theme voyage... Nous avons enfin trouve un hotel avec wi-fi et nous avons donc reussi a uploader les photos officielles du mariage. Vous pouvez les voir dans le diaporama sur la droite.
Nous vous donnerons des nouvelles du trek dans le canyon de Colca a notre retour du Machu Pichu mercredi...

Have a look at the official wedding pics on the right of the screen.
we're now off to Machu Pichu and back on Wednesday with more news and photos!

Fred & Nat

Arequipa

Jeudi nous avons visité la ville d’Arequipa dans l’après-midi. Le premier lieu fut le monastère Saint Catherine, un vieux couvent de l’ordre dominicain. C’est immense et il est facile de s’y perdre – au milieu de très beaux murs colorés (le bleu et le orange prédominent). Il est possible de visiter les anciennes cellules des nonnes (plus utilisables suite aux nombreux tremblements de terre qui ont affecté le couvent au cours des deux derniers siècles). De magnifiques petits cloîtres très fleuris agrémentent également la visite. Il est intéressant de savoir qu’une partie (non accessible aux visiteurs) du monastère abrite encore quelques nonnes qui y vivent en autarcie quasi-complète.

Today we visited the town of Arequipa in the afternoon. Our first sight was the Monasteria de Santa Catalina, an old convent of the Dominican order. It’s a huge place, in which you can easily get lost, and is very pretty with bright coloured walls (orange and blue mainly). There are many small cloisters, and it is possible to see most of the cells in which the nuns used to live. Most of them are not used any longer today as they have been damaged by the many earthquakes which happened in the country over the last centuries; however there is still a closed part of the Monasterio where a few nuns still live in autarchy today.

Ensuite nous avons visité le musée de l’université catholique qui abrite le plus fameux secret d’Arequipa : la momie congelée d’un enfant inca qui a été sacrifié en offrande aux dieux. Ce fut notre première exposition au monde Inca et nous avons très vite accroché, d’autant plus que notre guide péruvien parlait très bien français. Il nous a expliqué cette tradition Inca de sacrifier l’un de leurs enfants – dans ce cas en offrande au dieu du volcan. Pour eux si le volcan entrait en éruption, cela voulait dire que les dieux étaient en colère, et ils devaient donc leur faire une offrande pour les apaiser. Il choisissait toujours les enfants les plus beaux et les plus purs et, bien que cela semble très cruel aujourd’hui, c’était un honneur pour l’enfant Inca et sa famille d’être choisis. Dans le musée il est possible d’observer le corps congelé de Juanita, une petite fille de 12 ans, qui a été retrouvé en haut d’un volcan grâce à la fonte des glaces de ce volcan. Le guide nous a ensuite également expliqué comment les couleurs Inca fonctionnent (rouge et blanc symbolisant la noblesse et la pureté) ; pourquoi les Incas vénéraient les canards comme animaux qui, sachant voler, marcher et nager, appartenaient ainsi aux 3 mondes : celui des dieux (l’air), celui de la vie (la terre) et celui des morts (la mer) ; et enfin la symbolique des statues Incas : la couronne pour le roi, les longues oreilles pour la noblesse, toujours une boule de coca dans la joue et un pénis en érection pour la fertilité. Nous savons que nous allons avoir de nombreuses occasions dans les prochaines semaines d’en apprendre encore plus sur les Incas, et cette petite introduction nous a enchantés !

Our next visit was for the Museum of the Catholic University in which the most famous treasure of Arequipa is kept: the frozen mummy of an Inca child sacrifice. This was our first exposure to the Inca culture and we loved it. Our Peruvian guide even spoke French! He introduced us to this Inca ritual to offer one of their children as a gift to the god. In this case, the god is the mountain and especially the volcano. For them when the volcano erupted it meant the gods were angry, so they offered them one of their child, always the most beautiful and pure, usually around 12 years old. Whilst seeming very cruel to us today, it was apparently an honour for those Inca children. In the museum it is possible to see the actual mummy of one of them, Juanita. We also got explained how the Inca colours work (red and white being the noble class and purity); how they loved ducks because they could walk, fly and swim hence belonging to the 3 worlds: the world of gods (air), the world of life (earth) and the world of death (sea); how their statue work: a crown, long ears for the noble class, always a bit of coca in the cheek and an erected penis for fertility; etc. We will for sure be exposed to many more aspects of the Incan culture but this first introduction was very interesting!

Nous avons terminé la visite avec la place des Armes (c’est toujours le nom de la place principale des villes péruviennes apparemment) et la cathédrale, dans laquelle une messe était célébrée au moment où nous sommes entrés donc nous n’en avons pas vu grand chose. Devant la cathédrale il y avait des manifestants, dont deux d’entre eux étaient enchaînés à une croix tels Jésus et deux autres faisaient une grève de la faim. Nous n’avons pas très bien compris pourquoi ils manifestaient, mais c’est apparemment très courant au Pérou et la police était présente afin d’éviter des débordements.

We finished with the Plaza de Armas and the cathedral, in which a mass was being celebrated so we did not see much of it. In front of the cathedrals there were also demonstrators, some chained to a cross like Jesus, others probably doing a hunger strike. We’re not sure why they were demonstrating but this is apparently very common in Peru and the police force stayed nearby to avoid any issues.

Nous sommes très contents d’avoir choisi de quitter Lima si vite pour passer un peu plus de temps a Arequipa, ville très agréable où passer du temps. En plus, à 2300m, ça nous a permis de nous acclimater doucement à l’altitude avant de monter encore plus haut.

We’re pleased we decided to leave Lima quickly for Arequipa which is a very nice city to hang around. Plus it is 2300m high so is a good spot to get our bodies used to altitude as we’ll go even higher in a couple of days.

vendredi 20 novembre 2009

Quelques nouvelles du Perou / News from Peru

Voici (enfin) quelques nouvelles! Désoles pour la longue durée sans communication, mais avec le récit ci-dessous vous devriez en avoir pour un petit bout de tempsJ
Nous avons essayé de décrire notre périple aux Galapagos au jour le jour (avec plus ou moins d’auto-discipline) et vous pouvez donc lire nos aventures et nos découvertes ci-dessous. Nous avons également fait une sélection de moins de 100 photos pour vous – vous pouvez les voir dans le diaporama a droite de l’écran. Enfin nous avons aussi de très beaux films que nous uploaderons probablement dans quelques jours.

Sorry for the time it took us to update the blog... We'll try to be better from now on. We have written our Galapagos adventures in French for the moment and we will do the English version soon. You can also check out the amazing pictures we've done - there will also be films soon when we have time to upload them.

Nous avons quitte les Galapagos le lundi 16 novembre, direction Quito pour quelques heures seulement, puis vol pour Lima avec dans l’idée de prendre un bus pour Nazca a 3h du matin… La réalité fut un peu différente. Nous sommes arrivés à Lima à 23h et avons attendu à l’aéroport jusque 1h30 du matin. Il était surprenant de voir le monde et l’activité de cet aéroport même la nuit ! Ensuite nous avons pris un taxi pour l’arrêt de la compagnie de bus qui devait avoir un bus a 3h du matin selon leur site Internet. Le taxi a été un peu surpris de notre demande et nous a dit qu’il n’y avait pas de bus qui partait si tard la nuit. Malheureusement il avait raison ! Moralité : se méfier des sites web péruviens ! Heureusement le taxi était sympa et ne nous a pas laissé dans la rue (très dangereux) mais nous a emmené à un hôtel dans le quartier de Miraflores.
Le lendemain matin, nous avons décidé de finalement aller directement à Arequipa, car le passage par Nazca nous prenait trop de temps, et nous avions eu des échos très mitigés sur cette ville de toute façon. Les fameuses lignes de Nazca ne sont-elles qu’un scam ? Nous préférions passer un peu de temps à Arequipa et nous poser un petit peu plutôt que de courir tous les jours dans des bus.
Nous y sommes arrivés mercredi 18 novembre, après une visite expresse de Lima en 3h et un bus de 16h (avec couchette !). La ville est bien plus agréable que Lima, et nous avons trouvé un petit hôtel très sympathique, recommandé par le routard donc plein de français.
Au programme pour nous : 2 jours de repos et d’acclimatation à l’altitude (2300m). Fred a eu quelques symptômes hier, on espère que ça va passer (ça va déjà beaucoup mieux) car on va aller beaucoup plus haut ! Nous avons réservé un trek de 2 jours dans le canyon de Colca, 2x plus profond que celui des US ! Départ demain matin (vendredi 20 novembre) a 3h du matin de l’hôtel et retour samedi en fin d’après-midi. Sur le chemin nous devrions voir des condors et nous baigner dans des sources thermales (c’est une région volcanique et les sources sont nombreuses). Aujourd’hui c’est donc grosse session Internet pour vous donner des nouvelles, puis visite de la ville cet après-midi.
Nous prendrons ensuite un bus de nuit samedi soir pour Cuzco (10h de route) où nous passerons une petite semaine et où nous prendrons un hôtel avec Wi-Fi pour pouvoir communiquer plus facilement !

We've been in Peru since Monday night (16th Nov) after a day of traveling from the Galapagos. We first wanted to catch a 3am bus to Nazca, but despite being advertised on the Internet website of the bus company, it turned out not to exist! First experience of South American websites... The next day we decided to skip Nazca (we've got mixed feedbacks anyway about the famous lines...) and to go directly to Arequipa, where we arrived yesterday morning after a few hours in Lima and 16 hours in the bus (with some sort of a bed). We'll take it easy now until tomorrow to get used to the altitude (2300m) and we're going for a 2 days trek in the Colca Canyon (twice deeper than the Grand Canyon) where we hope to see Condors and swin in hot springs.
Then we go to Cuzco on Saturday night, where we'll spend about a week, including a 4 day trek in the Sacred Valley.

Nous espérons que tout va bien pour vous et nous pensons bien à vous malgré la distance et le décalage horaire.

We hope all is good for you and, despite the distance and time difference, we still think about you!!!

Natacha & Frédéric, Arequipa, Pérou.

10 jours aux Galapagos...

Sorry guys, there is no English translation yet as we have not enough time to do it. We promise to do it next time we can connect to the Internet. In the meantime check out the pictures on the right of the screen. It tells it all!

Jeudi 5 novembre
La nuit du 5 novembre, nous avons dormi d’une oreille, tout excités à l’idée de découvrir les Galápagos. C’est donc sans mal que nous nous sommes réveillés a 6h30 pour aller à l’aéroport.
Le vol entre Quito et les Galápagos n’est pas très long (1h45) et nous avons atterri à Baltra vers 11h. Là, notre guide (Sergio) nous attendait. Bonne nouvelle : nos 2 sacs sont arrivés avec nous à Baltra !
Nous avons découvert notre groupe : 2 australiennes, 2 irlandais et 2 japonaises (une fille et sa mère). Ce qui est marrant, c’est qu’ils ont tous fait le Macchu Picchu juste avant les Galápagos – ça doit être un classique des tours organisés. Nous, on y va après !
On est plutôt bien tombés pour le bateau : un groupe assez jeune et sympa, un bateau convenable, une cabine petite mais propre avec une douche et des toilettes qui fonctionnent bien.
L’équipage est compose de 7 personnes (pour 8 passagers !) dont le guide qui lui aussi est bien, parfois difficile à comprendre en anglais, mais qui connaît pas mal et explique bien.
A l’arrivée sur le bateau, une douzaine de lions de mer nous ont accueilli dans leur posture favorite : littéralement vautrés par terre, en plein milieu du chemin.
De nombreux pélicans volent également aux alentours.
Après un déjeuner vite fait, nous partons déjà vers les plages Bachas, au nord de Santa Cruz. Des plages de sable blanc, avec personne d’autre que nous. Dès que le bateau se met en route, une dizaine de frégates nous suit et ne nous quittera plus jusqu'à ce qu’on s’arrête. Elles associent les bateaux de touristes à la nourriture car beaucoup de gens leur jettent a manger (ce qu’évidemment nous ne faisons pas !).
Nous embarquons sur l’annexe pour aller sur la plage et là une surprise nous attend : 2 tortues marines copulent dans l’eau. C’est la saison, et nous ne savons pas encore que nous allons voir une dizaine d’autres couples en train de se reproduire dans l’eau depuis la plage. C’est une première vision incroyable, nous qui rêvions de voir des tortues marines, non seulement nous en voyons (en grand nombre) mais nous observons en plus un comportement bien particulier :-)
Ensuite c’est parti pour une petite heure de snorkelling (nage avec masque et tuba) pour observer les fonds marins. Evidemment nous partons en direction des tortues que nous avions vues sur le chemin pour les observer de plus près. Mais l’eau n’est pas très claire et elles s’éloignent de plus en plus, donc Fred décide que ça devient dangereux de les suivre plus longtemps. En plus, on ne veut pas trop les déranger…
Pour compenser, nous croisons une très belle raie prise en photo avec notre masque sous-marin.
Nous enchaînons avec une petite promenade sur l’île avec explications du guide, au cours de laquelle nous croisons beaucoup d’iguanes marins, de crabes rouges (typique des Galápagos) et surtout de tortues marines. Nous avions l’espoir de voir des flamants roses, mais ils n’étaient pas au rendez-vous. Peut être sur une autre île dans la semaine…
Le reste de la journée sur le bateau est plutôt tranquille : ça nous fait du bien de n’avoir rien a organiser ou prendre en charge, de vraiment se relaxer. C’est la première fois depuis un bon bout de temps. Repas du soir a 18h30 (un peu tôt quand même) et à 19h c’était fini. Pour être honnêtes, nous étions alors prêts à aller nous coucher mais n’avons pas osé. Un des irlandais a proposé un jeu de cartes et nous avons joué tous ensemble jusqu'à 20h30 – très sympathique. Ensuite à 21h15 lumière éteinte, tout le monde dort.
Notre cabine est à l’étage inférieur, à l’avant du bateau, ce qui veut dire qu’on a la chance d’avoir le bruit du moteur ET de l’ancre.

Vendredi 6 novembre
Nous avons donc dormi à peu près jusque 5h, puis réveil difficile car le bateau a mis les voiles direction la prochaine île à 5h du matin.
Nous voici donc aux îles Plazas. Un petit déjeuner en observant les lions de mer nager dans l’eau près du bateau et les pélicans se reposer sur l’annexe à l’arrière… Nous avons encore du mal à réaliser que nous sommes aux Galápagos, nous essayons de nous le rappeler le plus souvent possible pour vraiment en profiter…
Les îles plazas regorgent de merveilles, et notamment une multitude de bébés lions de mer, très mignons avec une petite fourrure. Le guide nous explique que ceux qui sont avec leur mère ont moins de 3 jours (ils restent 3 jours sans se quitter pour s’habituer à leur odeur et à leurs cris puis la mer part pêcher la plus grande partie de la journée). Nous avons également vu de nombreux iguanes terrestres, plus gros et plus beaux que les iguanes marins. Ils restent près des cactus et attendent que le fruit tombe pour le manger. Le guide s’amuse à jeter des pierres près du cactus, et les iguanes pensent que c’est le bruit d’un fruit qui tombe et accourent donc. Plusieurs viennent en même temps mais l’animal est assez agressif et ils se menacent en secouant la tête de haut en bas très rapidement.
Nous avons même eu la chance d’observer un iguane hybride, croisement entre un marin et un terrestre, ce qui apparemment est très rare. Au bout de l’île, de nombreuses Swallow Tailed Gull (famille des Goëlands) ont fait leur nid dans la falaise et nous pouvons les observer avec leur petit de très près. Ce qui est incroyable aux Galápagos c’est que les animaux n’ont pas peur de l’homme. On peut s’approcher à 8 tout près des Goëlands avec leur petit ou des phoques avec leur petit, et ils ne bougent pas. C’est à peine s’ils lèvent la tête pour nous surveiller.
Nous observons également notre premier fou a pattes bleues. Le guide nous promet qu’on en verra beaucoup plus mais c’est l’animal emblème des îles Galápagos, alors forcément on prend plein de photos…
Juste avant de quitter l’île, une maman phoque décide d’emmener (probablement pour la première fois) son petit à l’eau. C’est très intéressant à observer : les phoques ne sont pas très habiles sur terre, alors il est difficile pour la mère non seulement de se déplacer, mais en plus d’aider son petit pour qui les pierres en bordure de mer sont bien trop grandes. Elle le prend dans sa gueule de façon assez violente, ce qui est certainement nécessaire à la bonne éducation de son petit. Au moment où nous partons, les 2 sont dans l’eau…
L’après-midi nous arrivons à Santa Fe, une autre île à 2h de navigation. Nous commençons par un peu de snorkelling, et pas n’importe quoi puisque nous nageons avec les lions de mer ! C’est d’ailleurs assez impressionnant, le premier que j’ai vu est apparu de sous Fred qui était devant moi et on ne faisait pas les fiers…Ce sont quand même de grosse bêtes, mais ils sont incroyablement agiles dans l’eau, et ils s’amusaient à zigzaguer entre nous tous, nous donnant l’impression qu’ils allaient nous rentrer dedans, en changeant de trajectoire à la dernière minute. Au retour du bateau, ma vision légendaire (…) nous a permis d’apercevoir au loin une baleine ! Ni une ni deux, tous dans l’annexe pour aller voir ça de plus près. Et là nous découvrons que ce n’est pas une baleine, mais deux baleines à bosse. Une maman et son petit ! Elles nous saluent magistralement en plongeant vers le fond, montrant leur nageoire d’abord, puis la queue imposante de la mère pour finir. Un moment magique (tout ca sur un petit zodiaque…)
Nous partons ensuite nous promener à pied sur Santa Fe, amerrissant sur une plage remplie de phoques qui dorment, comme d’habitude. Le guide nous explique que le « beach master » (le phoque male du groupe) reste dans l’eau à la recherche de nouvelles femelles célibataires, tandis que tous les phoques sur la plage sont soit des mères soient des petits. En continuant la marche nous avons d’ailleurs manqué de justesse la mise bas d’une maman phoque. Nous avons quand même pu voir le petit qui, selon le guide, avait moins d’une demi-heure, il y avait encore le placenta et le cordon !
Nous avons enfin vu l’iguane terrestre de Santa Fe, encore plus gros que celui de Plazas, mais par contre il n’y en avait qu’un.
Il est maintenant 18h – briefing pour la journée de demain suivie du dîner. Ce soir il faut se coucher tôt car on navigue toute la nuit donc moteur toute la nuit…

Samedi 7 novembre
Premier moment difficile du voyage pour Natacha hier soir… Après le dîner, nous avons mis les voiles direction Espanola, et la traversée a été très difficile. Nous avions commencé une partie de cartes avec les autres, mais autant dire que des la première partie finie, tout le monde est parti dans sa cabine ! Nous avons commence la nuit dehors pendant une heure mais il faisait trop froid donc nous sommes descendus dans notre cabine. Erreur fatale : j’ai, pour la première fois, été malade a cause du mal de mer. Le reste de la nuit n’était pas trop mauvais donc nous ne sommes pas trop à plaindre. Ce soir j’envisage sérieusement de dormir dehors avec mon sac de couchage (car nous avons encore une grande traversée).
Tout cela en valait évidemment la peine. Nous nous réveillons au bord d’une plage de sable blanc, remplie de phoques qui dorment et que nous entendons du bateau. C’est l’occasion de faire de nouvelles photos avec eux, et nous avons également observé un nouvel iguane marin, beaucoup plus gros que ceux des Bachas. Notre session de snorkelling nous a ensuite permis de nager avec quelques lions de mer, puis d’observer de nombreuses raies, notamment certaines qui nageaient ce qui est magnifique car on a l’impression qu’elles dansent.
L’après-midi nous restons sur la même île, mais dans un autre coin. Nous sommes accueillis par un comite de phoques et d’iguanes en plein milieu du chemin, schéma classique aux Galapagos ! Punta Suarez nous permet d’observer des fous aux pattes bleues avec leur bébé (pas besoin de vous expliquer dans quel état était Fred J), certains ayant uniquement quelques jours (voire quelques heures), et d’autres un mois, ce qui nous permet de voir comment ils grandissent. Le guide nous explique que, même s’il y a souvent plus d’un œuf par pondaison, la plupart du temps seul un bébé survit au delà de quelques mois car ils s’entretuent entre eux, les parents ne pouvant nourrir plus d’un bébé à la fois. C’est la loi du plus fort !
Une autre spécialité de cet endroit est l’albatros (wave albatros pour être précis). C’est le seul endroit des Galapagos où on peut les observer et on a encore de la chance : il y a plein de petits. On a même pu assister a la béquée donnée par une mère a son petit, tout cela a moins de 3m de nous ! Ca restera définitivement un des points forts du séjour !

Dimanche 8 novembre
Aujourd’hui c’est l’île de Floreana et nous commençons par le Post office bay, la plus vieille poste des Galapagos qui fonctionne encore mais d’une façon étonnante : vous déposez les cartes postales dans la boite aux lettres et les prochains touristes de votre pays les prennent pour les envoyer pour vous (donc mettre le timbre et les poster quand ils rentrent en France). Nous avons récupéré une carte pour la France aussi, et nous allons essayer de ne pas attendre notre retour en France pour l’envoyer J
Nous visitons également notre premier tunnel de lave, c’est très impressionnant, sombre et nous marchons dans de l’eau glaciale.
Ensuite petite session de snorkelling au Devil’s Crown, de loin le site marin le plus intéressant de toutes les Galapagos. Nous y avons tout vu en une session : requin, tortues, raie et tous les petits poissons colores
Le reste de la matinée, nous partons sur une autre partie de l’île, Punta Cormoran, où nous sommes censés voir des flamants roses mais ils sont très lointains. C’est mieux que rien… Puis sur une plage au bout de l’île on peut observer des raies qui se nourrissent au bord de l’eau. C’est très beau mais pas rassurant de se balader pieds nus si près d’elles sachant que ce sont des sting rays qui peuvent vous piquer !
Le moment fort de la journée est cependant l’après-midi, où nous avons une traversée de 6h vers Santa Cruz, l’île principale des Galapagos. Nous n’étions pas ravis de naviguer de jour car en naviguant de nuit on perd moins de temps et on en profite plus la journée, cependant la traversée était fantastique puisque nous avons pu observer une baleine de près (juste devant le bateau) avant qu’un groupe de dauphins ne vienne jouer près du bateau pendant une dizaine de minutes, nous offrant leurs plus beaux sauts. Ca valait le coup de faire la traversée de jour !
Le soir nous arrivons a Puerto Ayora, capitale des Galapagos et la c’est le choc : premier moment de civilisation depuis le départ. Des restaurants, magasins, etc. On préférait le coté sauvage des autres îles…

Lundi 9 novembre
Aujourd’hui nos compagnons de croisière rentrent chez eux. On se lève donc a l’aube pour avoir le temps de voir avec eux la station Charles Darwin, centre de reproduction et conservation des tortues terrestres en vue de la réintroduction des tortues dans leur milieu sauvage. De nombreuses espèces ont été introduites par l’homme aux Galapagos (rat, chat, chien, chèvre, vache, insecte, etc.) qui concurrencent les tortues soit pour la nourriture, soit en mangeant leur œufs. Il est donc pratiquement impossible aujourd’hui pour un œuf de tortue terrestre de survivre à l’état sauvage, et tous les œufs sont récupérés par ce centre pour garder les bébés tortues jusqu'à ce qu’elle soient suffisamment fortes pour survivre toutes seules, et à ce moment là elles sont réintroduites dans leur île respective (attention à chaque île son espèce de tortue et il est hors de question de les mélanger entre elles). Certaines tortues adultes (on entend par la plus de 50 ans…) vivent aussi au centre Charles Darwin et on en profite pour faire quelques photos.
L’après-midi nous ne sommes plus que tous les deux (le groupe suivant n’est pas encore arrivé) donc nous avons le guide juste pour nous et nous partons dans les highlands voir les mêmes tortues à l’état sauvage. Evidemment c’est tout autre chose, et ces animaux sont vraiment impressionnants, avec leur air préhistorique et leur tête d’ET. Elles tendent le cou de façon étonnante pour pouvoir manger, et font un bruit surprenant lorsqu’on s’approche trop près d’elles, en rentrant la tête dans leur carapace. Nous visitons ensuite notre deuxième tunnel de lave, beaucoup plus grand que le premier et mieux aménagé avec des lumières à l’intérieur.
Le soir nous retrouvons notre nouveau groupe : cette fois ci nous ne serons plus que 6 sur le bateau. 2 couples d’Australiens nous rejoignent, le premier vient de visiter le Pérou, le second fait un break de 3 mois en Amérique Centrale plus les Galapagos.
Nous profitons de leur arrivée pour changer de cabine car être au niveau inférieur a beaucoup d’inconvénients : pas d’air, donc des odeurs, sombre, etc. Nous optons pour le niveau principal, au même niveau que les parties communes.

Mardi 10 novembre
Première nuit dans notre nouvelle cabine – c’est quand même plus agréable. Au réveil on peut ouvrir la porte et voir directement la mer… Ce matin direction Rabida, une petite île « rouge » car la lave qui y a coulé contenait de l’oxyde de fer. Pas mal de lions de mer, qui ont d’ailleurs fait fuir la colonie de flamants roses qui habitait dans la lagune de l’île, car ils ont détruit les petites algues que les flamants roses mangeaient ainsi que leurs nids. Nous avons également vu une nouvelle sorte de cactus, qui pousse moins en hauteur que ceux qu’on a vu sur Santa Fe, car il n’y a pas de tortues sur Rabida, donc pas d’ennemi pour le cactus qui peut tranquillement pousser au ras du sol. Il était intéressant d’observer que certaines des feuilles de cactus qui tombaient sous leur poids (après avoir été gorgées d’eau) devenaient la racine d’une nouvelle pousse de cactus.
Ensuite très bonne session de snorkelling où on a pu voir 2 requins (white tip sharks), quelques belles raies, les lions de mer qui nageaient avec nous (dont un qui mangeait un poisson – puffer fish) et pleins de beaux poissons. Fred a même vu une tortue ! C’était une bonne première expérience pour nos nouveaux compagnons de croisière. Nous avons également eu de nouvelles sensations puisque nous avons pu nager avec des pingouins ! (Fred ne les a pas vus et est très déçu, nous devrions cependant en voir d’autres demain).
Apres le snorkelling nous sommes partis pour 2h de navigation direction l’île de Santiago. L’occasion pour nous de faire une petite sieste sur le pont du bateau… Apres l’île rouge c’est l’île noire, avec les restes de l’écoulement de lave noire sur les plages. Nous y voyons de nombreuses colonies d’iguanes marins, et malgré leur nombre déjà important, le guide nous explique qu’environ 70% d’entre eux sont encore en train de manger et qu’ils ne rentreront qu’a la tombée du soir pour passer la nuit au sec. L’attraction principale de l’île est cependant le « fur seal » (phoque a fourrure) qui est la deuxième espèce de phoques qu’on peut trouver aux Galapagos avec les lions de mer. Nous les trouvons dans ce qu’on appelle la « piscine naturelle » car c’est un endroit protégé créé par la lave et dans lequel ils viennent dormir la journée, car ils pêchent toute la nuit. Ils ne reproduisent pas avec les lions de mer mais vivent cote à cote. Ils sont très semblables au premier regard, mais en fait la forme du corps est assez différente (plus petits, crâne plus plat, yeux plus grands). Ils sont très mignons et nous sommes bien contents de les avoir vus !

Mercredi 11 novembre
Ce matin direction Bartolomé, une petite île au bord de Santiago, avec quelques autres bateaux de touristes, mais rien d’insupportable. L’attraction principale de l’île est géologique avec un beau cratère de volcans. Pour la première fois nous empruntons un chemin aménagé en bois sur l’île, ce pour éviter l’érosion de la terre. Les paysages sont en effet très beaux, on voit bien comment 2 îles initialement séparées ont été regroupées par une coulée de lave.
Ensuite retour au bateau et la surprise : 3 requins des Galapagos tournent autour du bateau (ce sont des requins beaucoup plus gros que ceux qu’on a vu auparavant). Ceux la sont agressifs donc hors de question de plonger ! Par contre on en profite pour faire de belles photos et de beaux films !
L’après-midi Sombrero Chino, une autre petite île qui doit son nom à sa forme en chapeau chinois. Nous y voyons un autre bébé phoque qui vient de naître, cependant 2 faucons des Galapagos rodent et ont déjà du manger le placenta. Nous observons aussi pour la première fois les iguanes marins qui se nourrissent sous l’eau (en nageant avec eux). Ils sont très agiles et vont très vite (il est difficile de les suivre même avec les palmes !).
Enfin nous partons avec le zodiaque au tomber du jour sur un rocher connu pour les petits pingouins qui sont très nombreux. Evidemment nous en profitons pour faire un bon stock de photos !

Jeudi 12 novembre
Denier jour de la croisière aujourd’hui, nous en avons bien profité (nous étions les seuls du bateau a rester les 8 jours entier !). En plus de toute façon ce n’est même pas fini pour nous puisque nous avons encore 4 jours avant de reprendre l’avion. C’est bon d’avoir du temps !
Le matin visite de la dernière île : North Seymour. L’attraction principale de l’île est les Frégates, que nous avons pu observer souvent voler au dessus du bateau, mais que nous n’avons encore jamais vues a terre. Le plus intéressant est d’observer les males excités sexuellement, puisque cela se manifeste par un gonflement de leur jabot rouge sous la gorge. Nous avons également pu voir quelques petits.
Ensuite retour à Baltra, nous disons au revoir au guide et à nos compagnons de croisière. Notre plan maintenant est d’aller à Isabela, la plus grande île des Galapagos et aussi le nom de notre table de mariage ! Encore un coup de chance puisqu’on se fait aborder par un guide qui nous propose un tour à Isabela, exactement ce qu’on voulait faire, pour un prix tout a fait correct. Ca parait trop facile ! Du coup on arrive sur l’île autour de 16h, après 2h d’une traversée très très secouée sur un petit bateau. Personne n’a été malade cependant, on fait des progrès !
Là on est directement pris en charge par un autre guide, et on découvre un nouveau groupe de voyageurs avec qui on va passer les 2 prochains jours. 1 hollandais juste diplômé qui part voyager tant qu’il a de l’argent avant de commencer à travailler, 3 philippins adorables et très marrants, 2 anglaises pas très anglaises justement (c’est un compliment J) et 2 equatoriens qui ne parlent quasiment pas anglais (lui est pilote de chasse !). Première visite : le lac de flamant roses. Et là pour le coup on les voit de très près, ça nous fait de belles photos !
Isabela est moins développée que Santa Cruz, avec les rues non goudronnées, et une apparence moins touristique. C’est bien, ça nous fait encore une ambiance différente.
Le soir on va prendre un verre avec 2 de nos compagnons de groupe. Premier verre d’alcool depuis le début de voyage : c’est sain !

Vendredi 13 novembre
Aujourd’hui ascension du Volcan Sierra Negra, le 2e plus grand cratère au monde derrière le Ngorogoro en Tanzanie (voir Octobre 2010 dans le blog…). On commence par 40 min de bus, puis on prend des chevaux (un bien grand mot : mules conviendrait mieux). C’est un peu du n’importe quoi, rien à voir avec les chevaux de club français auxquels on est plus habitués. Ils ne répondent à aucune direction, on peut leur taper dessus autant qu’on veut, ils n’avancent pas. Pas de risque de se faire embarquer ! Apres une heure de cheval on arrive au volcan, paysages grandioses du cratère. Ensuite une bonne heure de marche pour arriver au Volcan Chico, qui nous donne une superbe vue sur le nord d’Isabela qu’on ne peut pas visiter autrement qu’en croisière et l’île Fernandina, l’île la plus à l’Ouest de l’archipel. Les paysages sont lunaires, plein de cratères et de lave d’une éruption précédente (la dernière sur l’île date de 2005 et sur l’archipel d’il y a 4 mois !).
L’après-midi nous allons visiter Las Tintoreras, où on voit iguanes et pingouins. On peut également y observer de très près les white tip sharks qui ont un petit couloir d’eau où ils viennent se reposer et d’où on les voit très bien, les pieds au sec. Ensuite un peu de snorkelling, il fait froid car on n’a plus de combi, on a juste le temps de voir un requin dans un des couloirs marins. On ne fait pas les malins car il y a peu d’espace. Le requin dort mais se réveille, donc on fait demi-tour…
Le soir il est temps de dire au revoir à tout le monde. Encore un jour de plus pour nous à Isabela !

Samedi 14 novembre
Aujourd’hui c’est le premier jour où nous sommes seuls, à notre charge, sans guide. Et ça fait du bien. Nous sommes finalement très actifs, puisque nous décidons de marcher jusqu’au mur des larmes, un mur construit par les bagnards que le gouvernement équatorien envoyait sur l’île d’Isabela jusqu’en 1959 pour les y faire mourir, en les contraignant à des travaux inhumains. Le mur a été gardé en souvenir.
C’est quand même une marche de 4h aller retour, en plein soleil… Ca fait un peu d’exercice en préparation du Pérou. Fred a été un peu plus courageux que moi, en grimpant à tous les promontoires qui se présentaient a nous.
L’après-midi, nous sommes allés voir la réserve de tortues locale, avec des sous espèces différentes de celles de la station Charles Darwin.
Ensuite petite session snorkelling a Conche de Perla, censé être le hot spot de l’île. Un peu décevant car on n’avait pas le bon équipement et on est arrivés trop tard. En même temps on a tellement fait de snorkelling avant qu’on ne peut pas se plaindre !

Dimanche 15 novembre
Dernier jour aux Galapagos, qui commence par la traversée retour Isabela-Santa Cruz a 6h du matin ! Ensuite on décide d’aller a Tortugua Bay pour notre première vraie journée de repos, sur une plage a une heure de marche du centre et où les locaux vont en famille le dimanche. Nous sommes un peu déçus, surtout par le snorkelling qui n’est vraiment pas très bon. Mais ça nous fait quand même du bien de ne rien faire pendant quelques heures !

jeudi 5 novembre 2009

Around Quito / Quito en un jour

Thanks to the jet lag we were up early, earlier it seems than the lost luggage desk at Iberia in Ecuador - no comment. We only got confirmation that Fred`s bag was indeed still in Madrid at lunchtime. That was quite a relief.
In the morning this left us time to sort out the Galapgos cruise which will start thursday morning for 7 nights on-board the "Darwin"...an obvious choice.
Let`s not mention the hour wait at Banco De Gayaquil to sort out cash to pay for the cruise...Old school banking.
The second part of the afternoon was sufficient to visit Quito`s Old Town and discover its colonial architecture.
Early start tomorrow to catch the direct plane to Baltra (north of Santa Cruz)

Ce matin reveil tres tot avec le decalage horaire - debut de journee difficile sans nouvelle du sac. On nous a dit a l´heure du dej quíl etait dans l´avion de Madrid... Il devrait nous attendre a l´hotel a l´heure ou nous ecrivons... On croise les doigts:-)
Ce matin on a teste les agences locales pour la croisiere des Galapagos et on a choisi le Darwin qui part demain pour 8 jours. On a hate d´y etre! Il a ete difficile de payer car aucune de nos cartes ne marchait et Fred a du faire la queue pendant une heure a la banque sans succes. Esperons que ca s´ameliore pour la suite...
Cet apres-midi nous avons visite la vieille ville de Quito, avec une tres belle architecture coloniale. Les rues montent et descendent et a 2800m on s´essoufle vite:-)
Il est 21h10 pour nous (3h10 pour vous) et le decalage horaire fait encore son effet donc nous allons bientot nous coucher. En plus demain reveil tot pour l´avion des Galapagos.

Next update when we´re back from the Galapagos
Prochaines nouvelles a notre retour des Galapagos

Finding our way in Ecuador - Walking - Spot

Finding our way in Ecuador - Walking - Spot

mercredi 4 novembre 2009

Learning curve / c´est le metier qui rentre

1st glitch after the 1st leg of the trip...Fred`s bag is not yet with us, probably taking it easy in Madrid airport...while it would be much better with us. Tough start! The rest of the trip has been perfect so far, we were even early in Quito! Now it is time for a nice ecuadorian dinner.
On Thursday we plan to leave for the Galapagos, provided Fred´s bag found us fine...

Pas de chance pour ce premier vol, le sac de Fred n`etait pas a Quito...on devrait le recevoir demain si Iberia fait bien son boulot. Tout le reste s`etait pourtant bien passe, on avait meme atteri en avance. Rien de grave pour le moment, c`est le metier qui rentre :-)
Nous nous appretons maintenant a passer notre premiere soiree equatorienne dans un resto de ceviche dand le Mariscal Sucre (centre de Quito). Nous prevoyons de quitter Quito pour les Galapagos jeudi matin (si le sac de Fred nous a rejoint!).

Buenas Noches!

PS: reward if you´ve seen this bag and can give the current location
PS2: quelques photos de ce matin...5.30 a Heathrow
.






Last evening in London / Derniere soiree chez Tom&Nath

Tom et Nath nous ont gracieusement acceuillis et offert un dernier petit diner francais avant le depart. On en a bien profite, si bien qu´on etait au lit a 1h du mat pour un reveil a 4h30. Dur...

En temoignent ces quelques photos (mention speciale pour Abricot!)





jeudi 24 septembre 2009

Un petit diaporama du mariage

Nous attendons encore les photos officielles de Loup (presque pretes) mais pour vous faire patienter vous pouvez voir le diaporama qu'on a concocte pour les collegues en cliquant sur l'image, dans la bande de droite du blog.

Les jeunes maries.

samedi 5 septembre 2009

Les premieres photos du mariage...

Bonjour tout le monde,

Nous voici revenus a la dure realite anglaise, pour quelques temps seulement:-)

Nous commencons a recevoir quelques photos, merci! Envoyez-nous bien toutes vos photos pour qu'on puisse les collecter et ensuite les circuler. Vous pouvez utiliser http://dl.free.fr qui permet d'envoyer gratuitement des fichiers volumineux.

Voici deja celles d'Antoine, photographe quasi-officiel!
http://antoine.thibault.free.fr/MariageNat&Fred/

Lorsque nous recevrons les photos officielles de Loup (y compris celles de notre seance photo du mardi), nous les mettrons egalement sur le blog.

Merci encore a tous pour cette magnifique journee,
Les jeunes maries.