vendredi 12 février 2010

Peninsula Valdes

Après un (très) long trajet en bus depuis El Calafate jusqu’à Puerto Madryn, en s’arrêtant dans la charmante bourgade de Rio Gallegos (aucun intérêt, n’y allez pas!) et dont le point fort a été une session de ravitaillement dans un grand Carrefour, nous arrivons enfin dans la Peninsula Valdes. Comme pour la plupart de nos destinations, l’intérêt principal de l’endroit est d’observer les animaux, et le guide conseille aux plus accros de ne pas rester dans Puerto Madryn, trop grosse ville, mais de poursuivre jusqu’à Puerto Piramides, unique village au sein de la Peninsula Valdes, et pas grand-chose de plus que quelques maisons au bord d’une plage. Sur place, nous avons réservé une chambre double pour 2 nuits et quand nous arrivons…il n’y a personne ! Nous avons peur d’une récidive de El Chalten (voire post précédent), mais heureusement après 45 minutes, le propriétaire arrive finalement et nous ouvre les portes. Nous découvrons alors (pour notre plus grand bonheur) que la famille vient d’accueillir un nouveau membre : un petit chiot de 3 mois, genre berger allemand, prénommée Foxy. Elle aussi est ravie de notre arrivée car elle sent bien que nous allons faire de bons compagnons de jeux !

After a very long bus journey which took us from El Calafate to Puerto Madryn via Rio Gallegos (never stop there, it’s horrible!) - of which the highlight was to go shopping in a bug Carrefour supermarket – we finally arrive in the Peninsula Valdes. The reason you would want to go there is to see wildlife (that’s true for most of the places we go to…). And our guidebook advised that for real hardcore, you needed to go to Puerto Piramides which is right in the middle of things. We arrive there in the afternoon, having booked a double bedroom for 2 nights. However we’re afraid we’ll have a replay of El Chalten (see previous post) when there is no one in the house as we ring the bell – fortunately the landlord arrives after 45 minutes. The good surprise is that they’ve got a puppy called Foxy. She’s 3 month old, a German shepherd cross and definitely wants to play with us!

Le propriétaire, retraité qui partage son temps entre Buenos Aires l’hiver et Puerto Piramides l’été avec sa seconde femme, avec qui il gère cette auberge, est un homme très sympathique, et lorsque nous lui disons que nous aimerions plonger durant notre séjour, il s’empresse de nous emmener, sur son quad, rencontrer un club de plongée qu’il nous recommande. Après moins de 10 minutes, nous avons donc réservé notre journée de plongée pour le lendemain – c’est efficace ! A notre retour à l’auberge, le propriétaire nous propose de goûter la spécialité argentine par excellence : le mate. C’est un thé aux herbes, assez fort, que les Argentins boivent à longueur de journée (même au Nord où il fait 35° à l’ombre). Dans la rue vous pouvez les voir se balader avec leur matériel à mate : un thermos pour l’eau chaude, la tasse spéciale mate, avec une paille en métal que tout le monde se partage (c’est une tradition conviviale) – le tout dans un sac spécial pour transporter tout le nécessaire partout avec eux. La première fois qu’on y goûte, on trouve rarement ça bon nous dit le guide – nous confirmons. C’est très amer, mais ça se boit. Et puis l’intention est très gentille. Globalement le rythme du village a l’air très tranquille, le propriétaire nous invite à profiter de son barbecue le soir même (le guide nous dit de ne jamais refuser l’invitation d’un argentin à un barbecue !) et peut même nous faire faire le tour de la Peninsula en voiture (mais c’est plus cher qu’en bus donc nous déclinerons). Le barbecue du soir est très convivial, chacun a ramené sa viande et une bouteille de vin, il y a la famille et un couple d’allemands qui dorment aussi à l’auberge. Les allemands ne sont pas très bavards (et un peu étranges – après 3 jours dans la Péninsule ils n’en ont toujours pas fait le tour et ne sont allés qu’à la plage, une façon très différente de la nôtre de voyager) mais nous essayons tant bien que mal de faire la conversation en espagnol avec la famille, qui nous fait rêver avec leurs histoires de plongée avec les baleines ou d’observation d’orques. Malheureusement pour nous, la saison des baleines se termine mi-décembre donc nous les avons manquées de quelques semaines… Mais les récits et photos que nous pouvons observer dans le village sont impressionnants et nous montrent à quel point cet endroit est magnifique pour observer les baleines australes (elles viennent tout près des bateaux, avec leur petit, et font des sauts merveilleux). Il est certain qu’il faudra revenir ici à la bonne saison pour les voir !
Le reste de la soirée continue au bord du barbecue, pour nous principalement à jouer avec Foxy qui se découvre une passion pour le croquage d’orteils…

The landlord tells us he’s living in Buenos Aires during winter and in Puerto Piramides during summer, with its second wife, with whom he created this hotel. He’s a very nice man and, when we tell him we’d like to dive while there, he takes us on his quad to a diving club which is the best according to him. 10 minutes after having put our stuff in the room, we have already organised our diving plan for the next day. Quite efficient indeed! Back to the hotel, he offers us to try the Argentinean traditional mate: it’s a strong herbal tea that Argentineans drink all the time, everyday (including up north where it’s 35° outside…). You can see them walking around with their mate set including the cup, the metal straw that everyone drinks from (very convivial tradition) and the herbs. People say you won’t like it the first time you try it – and that’s true. It’s quite bitter, but still ok. Life around the city seems quite tranquil, and the landlord offers us to share their Barbecue in the evening (we’ve been told never to decline such an invitation…). Everyone brings their own piece of meat, a bottle of wine, and we all gather in the garden around the barbecue. There is the family, a German couple staying there as well and us. The German couple don’t speak much (and are quite strange anyway – they’ve been there for 3 days but all they’ve done is lie on the beach and they haven’t looked around in the Peninsula yet…) and we have to try our best in Spanish to entertain the family. They tell us great stories about diving with whales and watching orcas… Unfortunately for us the season for the Southern Right Whales ends mid-December so we’ve missed them by a few weeks. That means we have to come back to the Peninsula during the right season to see them!
We spend the rest of the night around the barbecue, playing with Foxy who discovers she’s passionate about biting our toes…




Cliquez sur la video pour voir Foxy en action...


Le lendemain (jeudi 14 janvier), nous partons pour notre journée de plongée. Cela fait plus de deux ans que nous avons passé notre PADI et depuis nous avons simplement plongé une fois en Cornouailles au mois d’Avril 2009, nous avons donc bien perdu la main. La première plongée est celle avec les lions de mer, mais nous devons en fait nous contenter de snorkeling. Même si les lions de mer sont très nombreux et très actifs, à tourner autour de nous et jouer au fond de l’eau, nous sommes un peu déçus car nous avions déjà fait du snorkeling avec eux aux Galapagos et espérions justement plonger pour pouvoir vraiment jouer avec eux au fond de l’eau… En plus, la mer étant assez agitée, nous attrapons assez vite le mal de mer à rester à la surface, soumis aux mouvements des vagues. Au point que le couple avec qui nous plongeons ne peut pas faire la seconde plongée, cette fois-ci une vraie plongée. Nous y allons donc tous les deux avec un instructeur et un autre plongeur confirmé. En fait, heureusement qu’ils étaient deux car ils ont pu chacun s’occuper d’un de nous tellement nous étions nuls ! Il a fallu se souvenir du fonctionnement de l’équipement (sans parler du fait que nous inaugurions presque nos ordinateurs de plongée) et des différentes procédures à suivre (à partir de quel moment faut-il faire un arrêt de sécurité déjà ? A quelle vitesse est-on censé remonter à la surface ?)… Bref, pas brillant. La plongée en elle-même était honnête (23 mètres de profondeur et 25 minutes), nous avons pu observer quelques beaux petits poissons. L’intérêt principal était quand même de nous y remettre un petit peu, avant d’attaquer plus sérieusement en Asie.

The next day, Thursday 14th Jan, we go for our diving day. It’s been more than 2 years since we took our PADI and since then we only dived once in Cornwall in April 2009 – that means we need some refresher course! The first dive was meant to be with sea lions – but it actually turned out to be only snorkeling. Even though there were many sea lions and they were very active, playing around us, we were slightly disappointed because we could already snorkel with them in the Galapagos Islands and we were really looking forward to diving with them and being able to go to the bottom and interact more with them. Plus, because the sea was quite rough, we all got sea sick from snorkeling around and staying on the surface. The other couple diving with us even gave up on the second dive because of this. The second dive was more of a proper dive and we went with our instructor and another experienced diver. It turned out it was better there were 2 of them because they could each take care of one of us (we were that bad). We had to remember when we needed to do a safety stop, at what speed we were meant to go up, etc. That was very poor diving from us… We went down 70 feet for 25 minutes and saw some little fish. But that was really more about getting back into diving slowly before doing it more seriously in Asia.



Le lendemain (vendredi 15 janvier) est notre journée de tour organisé de la péninsule. Après un petit déjeuner au soleil et une dernière session de jeux avec Foxy (courir après elle quand elle a piqué la chaussette de Fred, lui apprendre les mauvaises manières en l’invitant dans notre lit pour des séances de caresses – ce qu’elle a vite compris et apprécié…), nous partons en direction du centre ville à l’agence. Nous devons attendre un groupe qui arrive de Puerto Madryn (c’est l’avantage de dormir à Puerto Piramides : on est déjà sur place) et nous avons donc la matinée de libre. Nous décidons d’en profiter pour nous faire une des nos premières sessions plage. Le beau temps et la chaleur nous changent bien du froid de la Patagonie dans lequel nous étions pendant 3 semaines ! Le soleil chauffe très sérieusement sur la plage et nous voulons nous baigner. L’eau est à 15°C…ce qui est très très froid sans combinaison. Nous n’y restons pas très longtemps !
En début d’après-midi nous partons avec notre groupe vers la première étape du tour : une colonie de lions de mer. Avant même de les apercevoir, un petit armadillo traverse le chemin devant nos pas. C’est la première fois que nous voyons cet animal. Sous sa carapace qui lui donne un air préhistorique se cache un petit animal très mignon et très actif, toujours en train de creuser des terriers pour se protéger de la chaleur. Revenons aux lions de mer, nous en avons déjà vu beaucoup mais ceux-là sont différents : les mâles ont une grosse fourrure au niveau de la tête, ce qui explique aussi la raison pour laquelle on les appelle les lions de mer ! Ensuite nous partons voir des pingouins de Magellan. Nous les avions aussi déjà vus en Terre de Feu, mais cette fois-ci il y a beaucoup de petits, qui sont en fait déjà plus gros que leurs parents, mais qui réclament quand même tout le temps à manger et qui ont encore leur grosse fourrure grise. La vue de la colonie dominant la mer est un spectacle magnifique. Enfin la dernière étape du tour est une nouveauté pour nous : les éléphants de mer. Nous n’en avons jamais vu et le guide nous explique qu’ils sont 10 fois plus gros que les lions de mer (un lion de mer mâle pèse environ 500kg et un éléphant de mer 5 tonnes – et encore c’est la moyenne !). Malheureusement, la saison est encore passée et il ne reste que quelques juvéniles – qui sont quand même déjà très gros, bien plus que les lions de mer adultes. Encore une bonne raison de revenir à la Peninsula Valdes pour voir les vrais gros éléphants de mer !

The next day, Friday 15th Jan, is our day dedicated to driving around the Peninsula with an organised tour. We take our last breakfast in the sun and have a last playing session with Foxy, chasing her when she steals Fred’s sock and teaching her bad manners of coming in the bed for cuddling (she got this one pretty quickly…). We then have to wait for our group to come from Puerto Madryn (that’s the good thing about staying in Puerto Piramides: you’re already there…) and we decide to head for the beach. The sun and warmth is very different from the weather we’ve had in Patagonia for the last 3 weeks. It’s so hot we go for a swim in the sea which is at about 15° - quite chilly, and we don’t stay for long.Early afternoon, we go with our group for the first stop of the tour: a sea lion colony. But even before we arrive there, we spot a small armadillo. It’s the first time we see one, the carapace makes it look prehistoric but it’s actually very cute and quite active, always digging holes in the ground to avoid the heat. Back to the sea lions – even though we already saw many of them, those ones are different: the males have got a large fur around the head, which also explains why they’re called sea lions! We then head for the penguins colony. They are Magellanic penguins, the same ones we saw in the Land of Fire, but this time they’ve got many chicks, already quite big (even bigger than their parents) but still crying for food all the time. They also have a big grey fur which seems very soft. The colony stays just above the sea and this makes a beautiful landscape. The last stop of the tour is something new for us: sea elephants. We’ve never seen any and the guide explains to us that they can be 10 times bigger than sea lions. A male sea lion will weigh around 500kg when a male sea elephant can weigh around 5 tons (and that’s just the average!). Unfortunately we have once more missed the season as there only remains juveniles around – which are still much bigger than adult sea lions. That’s just another reason yet to come back to the Peninsula to see the big sea elephants!




Cliquez sur la video pour voir les phoques...
La comparaison entre le crane d'un elephant de mer et celui d'un lion de mer...

mercredi 10 février 2010

Parque Nacional Los Glacieres (Perito Moreno)

Jeudi 7 Janvier au matin, nous renouons avec nos vieux démons et prenons un bus à 5h du matin pour rejoindre El Calafate (via Rio Grande et Rio Gallegos, villes internationalement reconnues pour pêcher la truite à la mouche) après 20h de trajet (arrivée à 1h du matin le lendemain) et le passage de 2 frontières soit 4 postes. El Calafate et Ushuaia sont bien tout deux en Argentine mais les conquêtes et luttes de frontières ont fait de la Patagonie un territoire morcelé et nous devons donc traverser le Chili pour rejoindre El Calafate.

On Thursday 7th Jan in the morning, it’s back to our old travelling habits and we take a bus at 5am from Ushuaia to El Calafate (through Rio Grande and Rio Gallegos, world capitals of trout fishing) – 20 hours later (i.e. 1am the next day) we finally get there after having crossed 2 borders. Indeed, despite Ushuaia and El Calafate belonging to the same country, you have to go through Chile on the way because Patagonia is an intertwined territory due to territory fights between Argentina and Chile.

Nous passons notre première journée (vendredi 8 janvier) à El Calafate à organiser les prochains jours, une de ces fameuses « journées d’organisation » où nous faisons le tour des agences pour vérifier les prestations, les horaires de bus, les correspondances, les prix…une partie intégrante du voyage. El Calafate se trouve en bordure du Parc National « Los Glacieres » où se trouve entre autres le célèbre glacier Perito Moreno, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Une fois notre étude de marché réalisée, nous décidons d’aller voir le Perito Moreno le lendemain puis d’aller faire des randonnées pendant 2 jours au Nord du parc, à El Chalten.

Our first day there (Friday 8th Jan) is dedicated to sort out the next few days. This is one of those days where we tour the agencies to compare what they offer, check bus times and routes as well as prices… this is definitely a key part of the trip!
El Calafate sits just outside the Parque Nacional de Los Glaciares, where you can find the Perito Moreno glacier, listed by the UNESCO as a world heritage.
The results of our organization day is that we’ll go and see the Perito Moreno the next day and then go hiking in the north of the Park, near el Chalten.


Samedi 9 janvier, nous nous dirigeons donc vers le Perito Moreno, l’un des 7 glaciers du parc mais de loin le plus connu. En arrivant au glacier, nous sommes saisis par les dimensions : le front de glace fait 5km de large et 30 à 40 mètres au dessus de l’eau. Le glacier s’étale sur une longueur de 19km. Le parc est bien aménagé avec des passerelles qui permettent d’observer le géant de glace sur sa longueur mais aussi de se rapprocher du pied du front de glace et de mesurer ainsi à quel point nous ne sommes rien devant une telle formation. L’impression de puissance et de force que donne le glacier est encore plus forte quand le glacier craque et que des blocs de glace se détachent et viennent tomber dans le lac qui borde le glacier. En tombant, ces blocs de plusieurs tonnes forment des vagues d’une taille tout à fait respectable qui chahutent les embarcations de touristes venus photographier le glacier au plus près.

On Saturday 9th Jan, we head to the Perito Moreno, one of the 7 glaciers in the park but by far the most famous. What strikes us when we arrive are the dimensions: the glacier is 3 miles long, more than 100 feet high and 12 miles deep. The park has been designed with walkways which allow us to see the glacier across the 3 miles, and sometimes get quite close to it, appreciating how tiny we are compared to this natural giant. We can feel even more the power of the glacier when it starts making noise and huge ice blocks fall from it in the lake right in front of us. This creates decent waves that rock the tourist boats which came a bit too close so that people on board could get a better picture.

Nous pique-niquons devant le glacier et à chaque craquement les gens se demandent ce qui va tomber et les photographes essaient d’immortaliser le bloc de glace dans sa chute. Nous partons ensuite à notre tour pour un tour de bateau pour voir le glacier de plus près. Les catamarans ne se rapprochent pas à moins de 30 mètres du front de glace pour des raisons de sécurité. Nous n’avons pas la chance d’observer la chute de très gros morceaux lorsque nous sommes sur le bateau, juste des blocs qui permettent de nous secouer un petit peu. En revanche, une fois notre tour terminé, nous retournons sur les passerelles pour continuer notre émerveillement et là nous avons la chance d’assister à un spectacle très impressionnant. Tout commence par un craquement sourd mais qui n’est pas suivi d’une chute de glace. Nous imaginons qu’il s’agit simplement d’une avancée du glacier ou de l’ouverture d’une crevasse. En fait quelques minutes plus tard un gigantesque bloc de glace remonte à la surface et sort de l’eau de plusieurs mètres créant une série de très grosses vagues. Le bateau sur lequel nous étions 30 minutes plus tôt est aux premières loges et engage immédiatement la marche arrière car d’autres blocs plus petits se détachent du gros et créent des vagues. Nous voyons que le bateau est bien secoué. Pour une fois le bloc de glace n’est pas tombé du front de glace mais s’est détaché du fond du glacier. Car si le front fait 30 à 40 mètres de haut, il est probablement 6 à 7 fois aussi profond sous la surface. Ce spectacle nous laisse ébahis. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre avant de voir le Perito Moreno car il s’agit d’un site très touristique…ce qui peut rapidement dégrader le site. En fait il n’en est rien. L’émotion que procure la vue d’un tel spectacle naturel est intacte. Nous revenons à El Calafate avec des images plein les yeux, heureux d’avoir pu voir un tel spectacle…avant que les glaciers ne disparaissent un jour peut-être.

We have a picnic in front of the glacier and each time it starts making noise, everyone is checking to see which ice block is falling while all cameras try to capture the unique moment. We then go for our own boat tour. The boats don’t get closer than 30m close to the glacier for safety reasons. Unfortunately, when we’re on the water, no big ice block falls, only small ones which still manage to rock the boat. However, when we get back on the walkways, we do witness a wonderful scene: we hear a noise and look for the ice block falling, but there is none. We think that might be the glacier moving or a crevasse being built internally. Actually, a few seconds later, a gigantic ice block emerges from the lake, rising a few meters above it, and creating very big waves. The tourist boats are very close and have to drive backwards to avoid smaller blocks forming from the bigger one. What happened is that the ice block fell from the bottom of the glacier and floated up. Indeed, if the glacier is about 100ft high, it’s probably 6 to 7 times bigger below the surface. We did not know what to expect when coming to see the Perito Moreno. This is one of those touristy places that everyone tells you about and you’re afraid to be disappointed. Fear not, that’s definitely worth it and the emotion you get from seeing such a natural wonder remains so powerful, especially when you know this might not exist anymore in a few years…
Le soir même, nous prenons un bus pour El Chalten, la capitale Argentine de la haute montagne. Pour nous, pas d’ascension des monts Cerro Torres ou Fitz Roy qui font le plaisir des alpinistes du monde entier, venus chercher la difficulté. Nous nous contenterons de 2 randonnées. A notre arrivée dans ce qui n’est autre qu’un gros village, nous nous rendons au B&B que nous avions réservé. Personne. Nous faisons le tour du jardin. Toujours personne, juste un gros chien qui comme nous aimerait rentrer chez lui. Nous décidons de patienter en allant manger dans une Parilla juste à côté. C’est une bonne décision car la viande est excellente et nous profitons d’une très grande cheminée ouverte sur la salle du restaurant qui ressemble à un chalet tout en bois. En sortant, nous retournons au B&B mais il n’y a que le gros chien qui s’impatiente également. Il est alors 23h30 et nous devons nous rendre à l’évidence, nous ne pourrons pas dormir là ce soir. Commence alors une tournée des hôtels, des auberges de jeunesse et de tout ce qui semble ressembler de près ou de loin à un hébergement. Nous sommes en haute saison et tout est complet…Nous traversons le village en long et en large avec nos gros sacs, dans le froid et le vent (les nuits sont fraîches en Patagonie !) et nous finissons par trouver une chambre double dans un hôtel dont le nom Le Fitz Roy nous rappelle une galère précèdente (Val Thorens, décembre 2004, tribunal de proximité de Moutiers…). Le prix est bien plus cher que ce que nous avions réservé mais à 1h du matin, nous faisons facilement des compromis.

After coming back from the Perito Moreno, we head to El Chalten directly by bus. This is Argentine’s capital of mountaineering. There won’t be any of that for us (the most famous mountain is the Fitz Roy – mountaineers from around the world come here just to climb it) but just 2 smooth hikes. When we arrive in what appears to be a big village, we go for the B&B we’ve booked, but there’s no one (just the family dog who would like to be let inside). We decide to wait while eating in the next door Parilla which turns out to be an excellent choice with good meat and chalet-like decoration including a lovely fireplace. After this nice meal, there is still no one at the B&B and it’s 11.30pm. We have to find another solution to sleep! We start visiting all hotels, B&B, hostels or anything that would allow us to sleep but it’s high season and everything is full (the reason why we bothered to book something in the first place!!!). The only option we have is a 3 star hotel called the Fitz Roy, which reminds us of a past similar situation in Val Thorens a few years ago… The price is quite expensive compared to what we usually get but it’s late and we don’t have the choice. The next day, we enjoy a lie-in and a nice breakfast – to get our money worth!

Le lendemain matin (dimanche 10 janvier), nous nous mettons en route un peu plus tard (histoire de rentabiliser la chambre d’hôtel) et sécurisons un lit dans une auberge de jeunesse pour le soir. Nous partons alors pour la randonnée dont le but est d’apercevoir le Cerro Torres. Le climat en Patagonie est pour le moins variable et au cours de la journée alternent averses, grand soleil et rafales de vent. La randonnée dure 6h pour environ 12km et 520m de dénivelé positifs. Nous traversons de très belles forêts séculaires couvertes de mousse et au détour dans sentier nous découvrons un pic Noir affairé à nourrir ses petits dans son nid. Après une séance photo, nous continuons en direction du Cerro Torres mais comme redouté, nous ne pouvons absolument pas le voir quand nous arrivons au pied. La pluie et le vent nous font faire demi-tour. Nous devrons nous contenter des cartes postales en vente au village pour imaginer à quoi ressemble ce fameux sommet.

The first thing we do the next day (Sunday 10th Jan) is to find 2 beds in a youth hostel – making up for the previous expensive night. The objective of the day is to hike towards the Cerro Torres. Weather in Patagonia is always unpredictable and in the same day we experience rain, sun and strong winds. We walk for 6 hours, covering 7.5 miles and 1600ft uphill. The hike takes us through secular forests and we even get lucky enough to see a black woodpecker feeding her chicks. When we finally reach the Cerro Torres, we can’t even see it because of the fog… It’s raining and very windy so we decide to go back anyway – we’ll check out postcards back in the village to see what we missed…

Lundi 11 janvier, après une bonne nuit dans un petit dortoir de 4 personnes que nous partageons seulement avec un autre français, nous partons voir cette fois-ci le mont Fitz Roy …enfin là encore, nous allons essayer de l’apercevoir. Dès le début de la marche, nous réalisons que les conditions météo sont plus mauvaises que la veille ce qui ne laisse rien augurer de bon. Au fur et à mesure que nous montons, le vent monte et la pluie se renforce. Nous finissons par enfiler les capes de pluie au dessus des manteaux et des polaires. Les gants et bonnets ne sont plus vraiment étanches. Finalement, nous poussons jusqu’à un point de vue où nous sommes sensés voir le Fitz Roy – peut être pas son meilleur profil qui se trouve encore à une bonne heure de marche assez raide - mais les nuages bouchent la vue. Nous parvenons tout juste à deviner le massif… tant pis. Sur le retour, le temps se dégage et nous pouvons profiter de très beaux panoramas sans oublier le passage d’un condor juste au dessus de nos têtes (à quelques dizaines de mètres seulement) en redescendant sur El Chalten. Au final nous ne retenons pas la frustration de ne pas avoir vu le sommet du Fitz Roy car cette randonnée de 6h pour 10km et 500m de dénivelé positif, au même titre que la randonnée de la veille, est une invitation à revenir à El Chalten. Par exemple pour y faire du ski de randonnée ! Nous avons rencontré un guide qui nous avait même proposé une sortie en skis de randonnée à la place de la deuxième marche car il n’avait pas vraiment cessé de neiger en altitude même si nous sommes en plein été, c’est la beauté de la Patagonie !
Nous repartons le soir même pour El Calafate où nous passons une dernière nuit (l’occasion de se refaire une autre Parilla !) avant de prendre un long bus en direction de la Peninsula Valdes le lendemain.

The next night is quite enjoyable as our dorm is for 4 people and we only share it with another French guy. On the next day, Monday 11th Jan, we head this time towards the star mountain of the area: the Fitz Roy. We’ll try to see it this time, weather permitting of course. Soon enough we realize that won’t happen, since weather conditions are worse than the day before. We start walking with our coats, hats and gloves but the wind grows stronger and the rain becomes unbearable – we move on to our rain coats! We finally get to a point where we’re supposed to be able to start seeing the Fitz Roy – the proper view point is still one hour away uphill. However, clouds prevent us from being able to enjoy this beautiful summit…On the way back, the weather gets slightly better and we even get to see a condor flying right above us. We walked 6 hours and covered 6.5 miles and 1500ft uphill. We should not be frustrated we did not manage to see either summit because it just means we’ll have to come back to El Chalten another time! There’s even more than just hiking to do: for instance we met a guide who offered to take us for ski mountaineering. Indeed, even if we’re in summer, it’s still snowing from time to time… Conditions were not good enough so we had to decline. We jeep this in mind though!After the walk we go back to El Calafate for one last night (and a Parilla of course) and take a long bus the next day for the Peninsula Valdes.

Le bout du monde / The end of the world

Une fois rentrés à Puerto Natales, nous mettons le cap le lendemain matin à 7h pour Ushuaia, un nom magique. A notre grand regret, il n’existe pas de bus de nuit car il faut passer la frontière Chili/Argentine et le poste n’est pas ouvert 24h/24. Le trajet est relativement court avec « seulement » 12h mais un tel trajet en plein jour semble plus long. On a en plus l’impression désagréable de perdre une journée…non que ce soit crucial sur un an de voyage mais quand même !
Notre récompense durant ce long trajet fut de pouvoir observer de magnifiques paysages immenses et quasi désertiques, peuplés de moutons et de Guanacos. En passant le détroit de Magellan nous avons même pu observer de nombreux dauphins qui venaient sauter le long de la coque du bac sur lequel notre bus passait. Erreur de débutants : nous n’avions pas nos appareils photo à proximité…

Back in Puerto Natales, we head to Ushuaia – just the name makes you dream… There is no night bus because we need to cross the border between Chile and Argentina, and you can’t do that in the middle of the night! That means that despite having a “short” travel time of only 12 hours, it does seem quite long when it’s during the day, and you kind of lose one day – not that it matters when you’re traveling for a whole yearJ
During the journey we can enjoy huge empty landscapes with only some sheeps and guanacos. We even crossed the Magellan Strait, where a few dolphins came around the boat on which our bus was crossing. What a beginner’s mistake: we did not bring our cameras outside to take pictures!

Trouver une chambre à Ushuaia en cette période de vacances en Amérique du Sud est bien compliqué. Grâce au site http://www.hostelbookers.com/, nous parvenons à réserver une chambre dans un B&B tenu par une famille très gentille dont la femme parle parfaitement le français car son père était français! Lorsqu’on les avait appelés pour réserver, ils nous avaient dit que tout était complet. Or le site nous web nous permettait de réserver en ligne directement. Nous avons donc pris le risque de réserver avec le site pour pouvoir arriver au B&B et jouer la carte de la bonne foi (nous n’avions pas d’autre plan, tout était complet). C’était le bon coup à jouer car en arrivant nous avons vu un autre couple de touristes se faire dire que c’était complet…alors que nous avons été accueillis car nous étions attendus grâce à notre réservation en ligne ! Nous ne savons pas vraiment comment la famille s’est débrouillée, mais depuis lors, nous utilisons ce site très souvent pour nos réservations d’auberges !!

It’s been a struggle to find a hotel room in Ushuaia because this is Argentinean school holidays when we arrive, so everything is full. Our guidebook was recommending a very nice B&B – which told us they were full when we called – and using www.hostelbookers.com (our favorite website nowadays!), we managed to secure a room and avoid crawling around Ushuaia trying to find a place to sleep!

Ushuaia est vraiment au bout du monde. A 55° de latitude sud, c’est la dernière terre habitée avant l’Antarctique…enfin c’est ce que disent les cartes postales car en réalité, de l’autre côté du détroit de Beagle – à nouveau côté chilien donc – se trouve une petite bourgade de pêcheurs …et de militaires. Près du port se trouve un panneau indiquant les distances avec certaines autres grandes villes : nous sommes à plusieurs milliers de kilomètres de n’importe où, que ce soit en Europe, en Asie ou en Océanie. L’Antarctique est peut-être la plus proche des destinations qui figurent sur le panneau : 1000 petits kilomètres…

Ushuaia is really at the end of the world. Located at 55° south it is the last inhabited piece of land before Antarctica. Technically, a fishing hamlet and army baraques on the Chilean side of the Beagle channel is the most southern inhabited spot…but well it it were to be known this would destroy the marketing advantage of Ushuaia! By the harbour is it pole with directions and distances to cities around the world from Ushuaia. Everywhere be it Europe, Asia, Oceania is thousands of miles away. Antarctica is the closest place just 621.5 miles away.

Cela nous entraîne alors dans un rêve de croisière de dernière minute : et si nous trouvions sur place des billets pas (trop) chers pour partir découvrir ce continent qui nous attire tant ? Nous commençons alors à rendre visite à tous les vendeurs de croisière, dont certains sont spécialisés dans les dernières minutes. Des bateaux partent quasi-quotidiennement à cette saison, mais les cabines sont rares car certaines personnes réservent leur croisière plus d’un an à l’avance. D’autres gens comme nous posent les mêmes questions, certains reviennent pour la énième fois revoir la même personne pour demander si une place s’est libérée depuis la veille… Un jeune français nous dit qu’un moyen de partir est de se faire prendre comme équipier sur un petit voilier. Mais nous n’avons pas vraiment d’expérience à revendre, et puis il faut être prêt à attendre au moins 3 semaines sur place avant de trouver la bonne opportunité. Sinon, le prix des rares cabines disponibles dans les gros bateaux commencent à $3000 par personne pour 10 jours – et puis les départs ne sont pas tout de suite donc ne correspondent pas à la suite du programme, ça nous mettrait en retard pour le reste. Nous décidons donc à contrecœur de renoncer et d’être raisonnables. Cela nous aura quand même permis de faire une étude de marché des croisières proposées – sachez que la plupart ne vous permettent pas de voir les manchots empereurs qui ne sont présents que sur quelques îles. On se console en se disant qu’il aurait été dommage de dépenser $3000 pour en plus ne pas voir l’animal roi de l’Antarctique ! De nouveau nous repartons avec une belle idée de prochain voyage en tête – nous ferons notre croisière Antarctique un jour ou l’autre, c’est certain.

The short distance leads to nourish the dream of a last minute trip, what if we could get excellent bargains and take a cruise to this place we dream of? We start to tour the agencies specialized in last minute tickets to Antarctica. Cruiser leave Ushuaia nearly every day at this time of year which is the peak season to visit. But available beds are really hard to find when people usually book their cabin up to a year in advance. We meet people like us in the agencies, asking the same questions, coming back every day to check whether some space freed up overnight... On the docks, we meet a young French guy telling us that from time to time – once a month or so - spaces for sailors free up on smaller sailing boats. The thing is we wouldn’t mind but what can we offer to do on a ship…we can’t skip the boat and we cannot wait in Ushuaia for such a long time.
The occasional bed that frees up on large cruiser of up to 150 people are up for grab for USD 3000 for a 10 days trip that would not leave before mid-January which is anyway far too late for our schedule. Sadly we realize that Antarctica is not for this time. And as our understanding of what the cruises were offering we also realized that just a handful would have allowed us to see Emperor Pinguins, and probably not at this time of year. So we would not have been ready to pay a hefty price and not even see the king of the place! One thing is for sure: we’ll go the Antarctica. At the end of the day, we did not waste our time even if we did not find the deal of the century. What we did is start to organize the trip to Antarctica, in a few years down the road!


Nous décidons donc de partir découvrir les activités que propose Ushuaia, en commençant par une excursion à la journée en bateau sur le détroit de Beagle, qui nous emmène voir une colonie de cormorans, une autre de lions de mer et enfin une dernière de pingouins sur le chemin de l’Estancia d’Haberton, un ancien ranch construit pas un missionnaire anglais venu évangéliser les « sauvages » locaux. Le point fort de la journée est… (Vous ne serez pas surpris) la colonie de pingouins de Magellan! Ils sont d’abord très nombreux et en plus très curieux – s’approchant du bateau venu s’échouer sur leur plage au point de le toucher, et nous regardant en se demandant qui nous sommes et ce que nous venons faire là (même si le bateau vient les voir 2 fois par jour tous les jours…). Les petits sont déjà bien grands à cette saison et nous avons assisté à quelques prises de bec, un autre trait commun de la colonie. La visite de l’Estancia en elle-même a un intérêt limité (jolie maison à l’anglaise, petit jardin travaillé avec beaucoup de lupins et quelques beaux arbres endémiques de la Terre de Feu dans le parc) mais elle abrite un petit musée qui se révèle être un vrai joyau : une équipe de scientifiques bénévoles étudie les restes des cétacés venus s’échouer sur les plages de la Terre de Feu – un musée sponsorisé par la Fondation Total, on dirait que quelqu’un essaye de racheter sa conscience... Ils exposent certains squelettes dans la pièce principale du musée et l’une d’entre eux nous explique la différence entre les dauphins, les baleines à fanons et les autres baleines. Nous nous rendons assez vite compte de l’ampleur de notre ignorance à ce sujet et de la richesse et de la diversité du monde marin, que cette belle collection illustre à merveille. Dans le jardin, nous pouvons même observer deux autres scientifiques en action en train de nettoyer les restes d’une baleine (attention aux odeurs de friture de graisse pourrie de baleine !). Le retour sur Ushuaia se fait en bus et non en bateau, et nous nous arrêtons en chemin dans un élevage de chiens de traîneau. C’est l’été et ils ne travaillent donc pas, mais les propriétaires de l’endroit nous expliquent comment le fondateur a importé la pratique en Terre de Feu (allant jusqu’en Alaska pour apprendre à musher) où les quantités de neige et les reliefs s’y prêtent particulièrement. Malheureusement pour nous pas de traîneau sur roues… Une bonne session de caressage et papouillage de gros chiens est tout de même toujours agréable (surtout pour Natacha) !

We therefore decide to go and explore what Ushuaia has to offer (other than Antartica). We start with a boat trip on the Beagle Channel, with stops to see shags, sea lions & penguins with the final destination being the Harberton Estancia, an old ranch built by an English missionary to Christianize the indigenous population. As you would have guessed, the highlight of the day for us was the Magellanic penguins. First of all there were hundreds of them, but there were also very curious, coming very close to the boat which anchored on their beach and looking at us wondering who we were and what we were doing here (even though this boat comes there twice a day everyday…). Chicks were already quite big, and we also saw some territorial fights which seem to happen a lot between them. Then we went for the estancia, which in itself does not have much interest (nice English house, pretty garden with lupins and a few endemic trees from the Land of Fire in the park), but which houses a wonderful tiny museum dedicated to the study of remains from cetaceans who died on the beaches of the Land of Fire – this is sponsored by the Total Foundation, as if someone was trying to clean their conscience... A team of volunteer scientists lives and works there and one of them took us through a tour of the museum where we could see skeletons of most of the cetaceans and start to understand the difference between dolphins and the different types of whales – we soon realized how ignorant we were on that matter and how rich and diverse the cetacean world is! Outside we could also witness other volunteers cleaning the remains of a whale – careful with the smell of frying dead whale’s fat! On the way back (by bus) we stop to visit a dig sledging centre. Because it’s now summer time, the dogs are not actually working (unfortunately they don’t do dog-sledging on wheels in this centre…) but we still get explanations on how the founder introduced this sport to the area, going as far as Alaska to learn the musher skills. That’s also the occasion for Nat to enjoy some stroking and cuddling with big dogs!

Le lendemain (mercredi 6 janvier), nous partons pour le parc national de la Terre de Feu à vingt minutes en bus d’Ushuaia pour y faire une randonnée. Le premier chemin que nous empruntons nous mène vers une ancienne colonie de castors – c'est-à-dire un vrai cimetière d’arbres. Nous avions aperçu de telles colonies de loin la veille mais nous sommes maintenant confrontés à l’ampleur du phénomène. Des castors du Canada ont été introduits au début du siècle pour le commerce de leur fourrure. Cependant, le climat de la Terre de Feu – aussi rigoureux qu’il soit – n’est en rien comparable aux étendues glacées du Canada. En conséquence les castors y font plus de gras (pesant jusqu’à 25kg soit 2 à 3 fois plus qu’au Canada) et moins de fourrure, ce qui la rend inexploitable. Pour les castors, la Terre de Feu est en revanche un nouvel eldorado et ils s’y reproduisent rapidement découpant la forêt petit à petit. La Terre de Feu étant une île, le fléau reste contenu. Le reste de la balade nous fait découvrir une petite famille de Steamer Ducks qui ne vivent qu’en Terre de Feu et une famille d’Oies de Patagonie.

The next day (Wednesday 6th Jan) we head for the National Park of the Land of Fire, 20 minutes away by bus. There are some nice walks there and the first one we do takes us through an old beavers’ colony – i.e. a trees’ cemetery. We saw similar colonies the previous day but from quite far – we’re now able to understand the damage they cause. Beavers were initially introduced from Canada for their fur. However, Patagonian climate – as rough as it can be – still remains mild compared to that of Canada which makes the beaver grow more fat and less fur. That means the fur cannot be exploited and beavers have found a new paradise in the Land of Fire, mating and spreading very quickly. During the rest of the walks, we were also able to enjoy the sight of a Steamer ducks family with 3 ducklings (those ducks only live in the Land of Fire and another family of Patagonian Geese with 5 chicks.


Ushuaia est notre première étape en Argentine, étape très attendue d’un point de vue culinaire car qui dit Argentine dit viande rouge délicieuse et vin rouge. Nous avons donc inauguré notre première Parilla (restaurant de grillades au feu de bois) à Ushuaia. Toutes ne sont pas bonnes mais rares sont celles où la viande est vraiment mauvaise. Il nous a fallu plusieurs essais pour comprendre les subtilités de cuisson de la viande. Par défaut, elle sera toujours apportée trop cuite. S’agissant des spécialités de la mer, les eaux froides qui bordent la Patagonie permettent de pêcher de très bons crabes appelés Centolla (araignées de mer) et quelques bons poissons, en particulier le Bar Noir (Merluza Negra) dont la chair est excellente !

Ushuaia being our first stop in Argentina, we expect a lot from the food. And by food we really mean red meat and red wine! We therefore enjoyed our first ever Parilla (barbecue restaurant). Not all of them are good despite what we believed and it took us a while to understand how to order the meat cooked – by default they will overcook it anyway. We also tried sea food specialty, the best ones being Centolla (king crab) and Merluza Negra (black sea bass), both wonderful and very different from what we know.

Impressions du Chili

Notre première impression du Chili fut celle d’un pays clairement en avance sur ses voisins, ce qui se matérialise très concrètement lorsque vous arrivez du Salar bolivien, avec ses routes de terre qui usent les suspensions des 4x4, et que vous passez la frontière chilienne pour arriver sur une belle route goudronnée… Le Chili est en effet un des pays les plus riches d’Amérique du Sud, et ça se voit. Les infrastructures sont meilleures, la population a l’air de mieux vivre, ils ont clairement aussi moins besoin des touristes – en effet jusqu’à maintenant les régions qu’on visitait avaient le tourisme comme principale source de revenus et nous étions donc bien reçus, apportant nos dollars… Ici c’est différent – certes dans les endroits touristiques tout est « étudié pour » comme on dit et les gens parlent bien mieux anglais qu’ailleurs, mais dés qu’on sort de ce contexte, les chiliens semblent moins intéressés pas nous – par exemple c’est la première fois qu’au téléphone (pour réserver un hôtel ou autre chose) la personne ne fait pas l’effort de parler plus lentement, comprenant bien que notre espagnol n’est que très basique. C’est un point de détail et n’a en rien diminué notre plaisir de découvrir le Chili, mais nous l’avons interprété comme un signe supplémentaire du développement avancé du pays.
Qui dit meilleur développement dit aussi (beaucoup) plus cher. Quel choc de chercher une chambre d’hôtel au Chili après avoir passé du temps en Bolivie ! Tout nous semble être positionné 5 étoiles. Au début nous avons fait l’effort de scanner plusieurs hôtels mais très vite nous avons compris que les prix étaient tout simplement entre 2 et 3 fois plus cher que la Bolivie… Il faut s’y faire et changer de référentiel.

Le deuxième élément marquant du pays est sa taille, et surtout sa forme. Nous avons fait l’extrême Nord, le Centre et l’extrême Sud (peut-être pas une optimisation des distances, mais nous ne choisissons pas où sont les endroits attirants). En tout, à peu près 4000km parcourus en 2 semaines… Le Chili a beau être très étroit, il est quand même très long ! Cette grandeur lui confère une formidable diversité de paysages – quel monde entre le désert d’Atacama, désert le plus sec au monde, et les glaciers de Patagonie ! Quel monde entre les 30° de Santiago et les 2° nocturnes du Torres del Paine ! Comme d’autres pays d’Amérique du Sud, le Chili pourrait être un continent à lui tout seul !

C’est notamment du fait de sa taille, mais aussi parce que d’autres pays ont pris le dessus, que nous avons un peu réduit notre programme au Chili. N’y ayant passé que 2 semaines, nous le quittons en ayant un peu l’impression de ne pas lui avoir fait honneur. En plus on nous en avait dit tant de bien… La Bolivie nous a surpris (en bien) et nous avons donc prolongé notre séjour là-bas, sans pour autant pouvoir rallonger celui au Chili puisque nous avions une date fixe pour retrouver la maman de Natacha à Buenos Aires. Rajouter à cela nos problèmes de transport autour de Noël qui ne nous ont pas permis de faire notre stop prévu entre Atacama et Santiago à La Serena. Cela veut donc dire qu’on reviendra au Chili un jour ou l’autre, et en plus de la Serena, nous aimerions particulièrement découvrir la région des lacs autour de l’île de Chiloé.

Enfin le Chili est le premier pays où nous aurions pu nous voir habiter. Santiago est une grande ville agréable, proche de nos références européennes. De plus, la culture de la table est plus développée au Chili, entre les magnifiques vins qu’ils produisent et la fraîcheur des fruits de mer qu’ils pêchent – cela nous convient parfaitement J

mercredi 3 février 2010

Trek Torres del Paine

Nous rentrons Santiago pour prendre notre avion à 2h du matin vers Punta Arenas et la Patagonie. Quel horaire stupide ! Non seulement nous commençons notre nuit sur les bancs de l’aéroport, mais une fois arrivés à Punta Arenas à 5h du matin…rien n’est ouvert ! Le changement de climat est radical : nous ressortons immédiatement toutes nos polaires, gants et bonnets…qui ne nous quitterons plus pour le reste de notre visite en Patagonie.

We drive back to Santiago to take our plane at 2am for Punta Arenas. That’s a ridiculous time for the flight, not only because we start sleeping in the airport, but also because we land in Punta Arenas at 5am when there’s nothing open at all!
The temperature change is impressive: all our winter clothes come out of the back and will stay on us until we leave Patagonia!


Nous prenons le premier bus possible pour Puerto Natales (pas avant 8h30) et arrivons dans cette petite ville dédiée au parc Torres del Paine, un parc national en plein milieu de la Patagonie aménagé pour les randonneurs. Sur place nous avons trouvé un Chilien très gentil qui nous a bien aidé à organiser notre trek dans ce parc (même si nous avions déjà eu beaucoup d’infos de la part de Mathieu et Allessandra !). Malheureusement nous nous rendons assez vite compte que tous les refuges affichent complets (c’est la semaine entre Noël et le Nouvel An et on nous avait prévenu – on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes) ce qui veut dire que nous allons devoir faire du camping forcé… Heureusement le même Chilien serviable peut aussi nous louer une tente, au moins nous aurons un toit pour dormir ! Sur les coups de 14h nous partons vers le parc (2 heures de bus) et y arrivons le lundi 28 décembre au soir, avec comme première étape le camping de Torres. Sur La route nous traversons déjà des paysages magnifiques, d’immenses pleines balayées par le vent, des morceaux de forêt dont les arbres sont recouverts de lichens très longs (une vraie chevelure, ce qui parait-il est un signe de l’excellente qualité de l’air), et au loin se détachent les montagnes du parc. Notre installation est un peu difficile puisqu’on se rend compte que la tente qu’on a louée n’est pas complète : il nous manque les tiges métalliques pour la faire tenir (la femme du chilien qui nous a aidé a du simplement oublier le deuxième sac…boulette) ! Heureusement le gérant du camping vient à notre secours et nous dépanne avec les tiges qu’il a en rabe dans son garage. Ouf, nous ne dormirons pas dehors !
Nous adoptons pour ce trek une formule repas dans les refuges – la pension complète avec dîner et petit-déjeuner dans le refuge et un pack déjeuner avec sandwich et jus de fruits. Ca nous évite de devoir en plus acheter de la nourriture et la porter (sans compter le réchaud), mais c’est horriblement cher (pour ce que c’est). Clairement, ils en profitent bien…

We get on the next bus to Puertos Natales (nothing before 8.30am) which is a tiny town dedicated to the Torres del Paine, a national park for trekking. There we meet a Chilean who helps us organize our trek (even though we already had lots of info thanks to Mathieu and Allessandra!). Soon enough, we realize all refuges are full (we are between Christmas and New Year so that’s our fault – we knew we had to book earlier) which means we’ll have to camp. The good news is that the same Chilean can also rent us a tent – at least we won’t sleep outside! Around 2pm we go for the park (another 2 hour bus from the town) and we arrive there on Monday 28th December in the evening, sleeping in Camping de Torres. First steps are quite difficult as the tent we rented misses some parts (metallic tubes to hold it up) – we’re lucky once again when the guy who runs the camping gives us spare ones he kept in his garage! We now have a roof for the night!
We decide to go for the full board when it comes to food, i.e. dinner and breakfast in the refuge itself, and lunch as a box-lunch we take with us in the morning. That means we don’t have to carry any food or equipment in addition to the tent – but that’s quite expensive for what it is!


Au réveil de notre première nuit dans notre tente (plus petite que celle du trek du Choquequirau au Pérou mais tout à fait correcte pour deux), nous partons pour notre première journée de marche sur le W (c’est le trek le plus classique du Torres Del Paine ainsi nommé car les différentes étapes forment un W en regardant le plan). L’étape principale est la découverte des Torres qui donnent leur nom au parc. La marche aller-retour nous prend 6 petites heures et le déjeuner au pied des Torres vaut le détour (malgré le froid qui nous oblige à remettre manteau et bonnet). Sur le chemin, le temps passe du grand beau à la neige, ce qui est tout à fait normal pour un été patagonien… Cette journée aurait été parfaite si nous n’avions pas fait l’erreur de penser que nous pouvions pousser un peu plus loin, et partir avec nos sacs pour dormir au campement suivant (ce qui était initialement prévu était de rejoindre le campement suivant par transports en commun mais nous avons été un peu gourmands…). Nous voilà partis à 17h pour une marche qui va nous prendre 4 heures, tout cela en portant chacun nos gros sacs plus la tente – très mauvaise idée. Nous arrivons lessivés à 21h au campement suivant (Los Cerros), après une journée de 10h de marche pour 29km, un peu excessif… Cela dit, la dernière portion de marche était magnifique, longeant un lac et nous offrant les montagnes à l’horizon. Et puis il ne faut pas oublier qu’il fait nuit à 23h en Patagonie donc ça fait de longues journées qu’il faut bien occuper…

Our tent is slightly smaller than the one we had during the Choquequirau trek, but it big enough for the two of us. After the first night, we start walking on the 1st leg of the so-called W-treck (named after the shape of the hikes when you look at the map) towards the Torres (who give their name to the park) which are about 3 hours away from the camp. The weather is changing quickly from sun to snow and sun again (that’s what you get during the Patagonian summer) and when we reach the Torres we need to wear our hat and coat for our lunch. But the view is magnificent! We’re back to the camp after a 6 hour-walk, and everything would have been fine had we not decided to walk a little further to the next camp where we plan to spend the night (initial and wiser plan was to get there with the bus…). We leave the first camp at about 5pm for a 4 hour walk, carrying our big bags and the tent – not so clever. We finally get to the next camp at 9pm, exhausted and having walked 19 miles in 10 hours. That’s probably too much... Having said that, the last part of the walk was beautiful, along a lake and with mountains at the back. Plus let’s keep in mind dark does not come before 11pm in Patagonia, so you should enjoy long days!

Après notre deuxième nuit (réparatrice car nous ne pouvions Presque plus marcher en arrivant au campement!) nous décidons d’y aller un peu plus mollo pour la deuxième journée de marche. Nous nous dirigeons vers le campement Italiano, d’où démarre l’ascension vers les campements Français et Britanniques. L’intérêt principal du parcours est d’observer notre premier glacier – le glacier Frances. Nous y arrivons pour l’heure du pique-nique et mangeons ébahis devant cet être clairement vivant et très bruyant et dont des pans entiers de glace s’effondrent de temps à autre dans un grondement qui résonne dans la vallée. Nous n’allons pas tout au bout de la balade mais compte tenu de l’heure et de la distance du prochain campement (et de l’expérience de la veille), nous décidons d’être raisonnables et de rebrousser chemin vers le campement Italiano, d’où un autre chemin nous emmène au campement Paine Grande. Au total : 19km en 8h.

The second night was very much needed indeed and we decide to slow things down for the second day. We head towards the Italiano camp, where another walk towards the French and British camps starts. The main attraction here is to see our first ever glacier: the glacier Frances. We get there for lunch and eat our box-lunch in admiration in front of this living giant, making weird noises and letting go huge blocks of ice from time to time. The walk continues further on but because it’s late already (and also because of the day before) we decide to go back as we still need to walk another 3 hour to the camp where we sleep that nigh: Paine Grande. In total, we’ve walked 13 miles in 8 hours.

Au matin du troisième jour (le 31 décembre), les nuits dans la tente commencent à faire leur effet sur notre dos et nous commençons à en avoir un peu marre. La bonne nouvelle est que le prochain refuge a 2 lits disponibles pour les 2 prochaines nuits. Nous décidons donc de laisser notre tente à Paine Grande (où nous repasserons au retour de toute façon) et de profiter de nos deux dernières nuits dans le parc en nous offrant des vrais lits (même si ce ne sont que des dortoirs, le prix des lits les font ressembler à un luxe !). Au programme de la journée, une marche très raisonnable de 3h30, mais quand même avec les gros sacs sur le dos (sans la tente cette fois). Nous longeons encore un lac, et au bout du lac, en cadeau d’arrivée, nous attend le glacier Grey, magnifique et imposant, et juste en face du refuge où nous allons passer la nuit. Tellement près que de gros blocs de glace tombés du glacier arrivent sur les bords du lac, disponibles pour les gérants du refuge qui les utilisent comme frigo naturel !

The 3rd morning, our backs and hips are aching, the price to pay when camping. We’re checking with the refuge if beds are available and luckily we find 2 bunk beds for the next 2 nights. We indulge and book them. It’s New Year ’s Eve after all. We leave our tent at the Paine Grande refuge and head to the Lago Grey refuge, an easy 3h30 away. We still carry our big backpacks but without the 4kg of the tent, it makes a great deal of difference. This short trek is wonderful as we walk along the Grey lake where small icebergs float as one get closer to the glacier. As we arrive to the refuge, the imposing Grey Glacier emerges from behind the forest. The view is simply breathtaking. The glacier is huge and leaves us speechless. The refuge is right by the shore, at a short distance of the glacier. The landlords use the ice floating on the lake as a natural and free giant fridge!

Nous sommes le 31 décembre, et nous apprêtons donc à fêter le Nouvel An. Lorsque nous arrivons au refuge, des personnes mettent en place les décorations (ballons et banderoles diverses et variées). Nous optons pour l’option la plus tardive (20h30, rien de déraisonnable quand même) et en attendant Fred s’offre une petite bière fraîche (la première du trek), qu’il déguste face au glacier… On a fait pire comme réveillon J
Nous passons ensuite à table, entourés d’un couple de français de Tahiti en vacances scolaires et d’un couple de Hollandaises. Un québécois nous rejoint un peu plus tard et monopolise pas mal la conversation, ce qui nous convient car nos voisins de table n’étaient pas très bavards. Le menu consiste d’un beau morceau d’agneau grillé au feu de bois à l’extérieur du refuge (délicieux) accompagné de salade – le tout servi avec un Pisco Sour et une demi-bouteille de vin par personne (un peu beaucoup pour nous qui ne buvons plus beaucoup de vin). A 22h30 tout le monde a fini et nous décidons de ne pas attendre minuit mais de rejoindre nos lits. Cependant nous nous faisons piéger par le Docteur House (la série) et en fait célébrons minuit tous les deux en regardant un épisode…

It’s New Year’s Eve so when we arrive at the refuge, people are decorating it with balloons and other stuffs. It seems that a party will take place here tonight! As we’re waiting for the diner to be served, Fred is sipping an ice cold beer in front of the glacier, the struggle of the 1st hike is only a distant memory ;-). Around 8h30 or 9pm, the diner is served and sitting at our table is another French couple (from French Polynesia) and 2 Dutch girls. We’re then joined by another French speaker from Quebec who’s very chatty which is fine by us as the other guys were very quiet. The diner consists of a wooden BBQ of Patagonian lamb and fresh salad, served with an aperitif of Pisco Sour and half a bottle of wine per person. This is quite a lot for us as we’re no longer used to drink wine but it’s very nice nevertheless! Comes 10.30pm and we’re done with the diner. We decide not to wait for midnight as we’re tired and head to bed. We’re in our duvets watching a House episode when midnight rings, 2010, here we are!

Le reste de la nuit est quelque peu agité puisque nous héritons d’un ronfleur fou qui a clairement trop bu et qui nous offre un concert privé jusqu’au lendemain matin (même les boules quies n’y font rien, nous avons à faire à un concurrent hors norme qui nous livre une très très belle prestation!).
Malgré cela la journée du 1er janvier est extraordinaire, puisque nous partons marcher un peu plus loin que le refuge, à la découverte des plus belles vues sur le Glacier Grey. La ballade est fantastique, mais au bout de 4 heures de marche, nous décidons de faire demi-tour, même si normalement nous devrions bientôt passer de l’autre côté d’une montagne pour observer un autre glacier qui se cache derrière. Mais nous rencontrons deux jeunes filles qui nous disent que c’est encore à une bonne heure de marche, or nous devons quand même penser au retour puisque nous dormons dans le même refuge que la veille. Ca nous fera quand même une belle journée et nous rentrons bien fatigués au refuge, où nous sommes bien contents le soir de finir les restes de l’agneau de la veille !

The night is a bit of a nightmare as we share the dorm with a mad snorer. It’s simply beyond imagination. The ear plugs are of no help in the circumstances. There must be a snoring world championship being organized in the dorm and no one has warned us…truly unbelievable! After this rather light and truly annoying sleep we start the new year with a wonderful hike along the Glacier Grey. The walk offers a great mix of views over the glacier and walks in ancient forests. After a good 4hours along the glacier, overlooking the cracks, we decide to head back to the refuge as 2 girls we met en route tell us that the nest view point over another glacier in the next valley is a further 1 hour walk steeply uphill. It would have been too tight to come back in time for the diner served at the refuge. It was a wise decision as we arrive just on time for supper which consists of the left-over from yesterday night. N o big deal, we’re roast lamb is always welcome after an 8h hike!

Le programme du 5ème et dernier jour du trek (2 janvier) est simple sur le papier : nous devons retourner au refuge Paine Grande récupérer notre tente et prendre le bateau qui nous ramène à l’entrée du parc pour rejoindre Puerto Natales où nous passons la nuit avant de prendre le bus pour Ushuaia. La marche est de 3h30min (comme à l’aller), mais nous n’avions pas prévu le vent : une vraie tempête s’est levée et nous devons littéralement lutter pour rester debout (au point qu’une rafale de vent entraîne Natacha par terre, la tête contre une pierre – le gros sac a une bonne prise au vent et accentue donc la difficulté – heureusement plus de peur que de mal, mais ça témoigne de la force du vent !). Nous arrivons dans les temps au refuge Paine Grande, contents d’avoir terminé quand même ! Le retour se passe très bien ensuite, la petite ballade en bateau est bien agréable pour dire au revoir aux paysages qui nous ont accompagné pendant ces 5 belles journées.

We spend our last night at refuge Grey in the comfort of a private dorm i.e. only one bunk bed and no mad snorer around! The fifth day of the W- trek (2nd Jan) should be simple in theory: we need to go back to Paine Grande for our tent and to take the boat which takes us to the park entry where a bus drives us back to Puerto Natales. We need to be there that night as we have an early bus for Ushuaia the next day. The walk of 3h30 min gets more complicated though, because of the strong wind that blows that day: there’s literally a storm outside and we have to struggle to remain on our feet (so much that wind finally wins and puts Nat to the ground – because of the weight of the big bag which got multiplied with the strength of the wind – fortunately that was just frightening but there was no harm done). We finally get to Paine Grande in time for the boat. The rest of the trip is eventless, with a nice boat ride taking us for the last time through the beautiful landscapes we’ve been enjoying for the past 5 days…

Le bilan du trek est très positif, un peu plus difficile qu’on ne l’imaginait peut-être : après nos marches au-dessus de 3000m, nous pensions trouver « facile » des randonnées au niveau de la mer, mais marcher 5 jours de suite et 93km use bien les jambes (et surtout les genoux ! Nous aurions dû louer des bâtons de marche). Mais tout est quand même très bien organisé, il est possible de dormir chaque soir dans un lit (si on s’y prend un peu plus à l’avance que nous pour réserver…) et d’avoir un repas chaud – à condition d’y mettre le prix. Et puis évidemment devoir porter les gros sacs et la tente ajoute énormément à la difficulté. C’est la dernière fois que nous marchons avec un tel poids sur le dos !
Dans le parc proprement dit, en raison de la fréquentation des chemins, la faune sauvage n’est pas très présente ce qui est un peu dommage car le cadre est superbe. Nous nous rattrapons sur le chemin du retour vers Puerto Natales où nous pouvons admirer nos premiers guanacos du voyage (c’est le camélidé sauvage dont descend le lama), des ibis, de magnifiques condors et quelques flamants roses. Ce qui restera en mémoire de ce trek est bien évidemment la magie des paysages que nous avons pu observer, une chance car nombreux sont ceux qui viennent au parc mais ne peuvent profiter des paysages à cause de la météo.

Overall, we’ve loved this trek. It was probably more difficult than we were first thinking: after trekking above 12000ft, we thought it would be easy to walk at sea level. But when you walk for 5 days in a row for 58 miles, that’s a bit too much for the legs (and especially for the knees – we should have bought walking sticks!). However, all is very well organized and you can do the trek while sleeping a real bed every night (that means if you get this sorted more in advance than we did) and eat a hot meal – if you want to pay the price. Of course, carrying your big bag as well as a tent will make things more difficult…It’s probably the last time we walk while carrying those bags!
There is not much wildlife in the park, because of the number of people walking around of course. But we got a small gift at the very end, on our way back, when we saw our first Guanacos (wild lamas), as well as ibis, condors and a few flamingos.
What will remain has to be the magnificent landscapes we could enjoy – which is lucky keeping in mind some people come here and get such a bad weather they can’t even see around…

mardi 26 janvier 2010

Valparaiso et la Vallée de Casablanca / Valparaiso and the Casablanca valley

Le 26 Décembre nous mettons le cap sur Valparaiso et la vallée des vins de Casablanca. Nous avions réservé une voiture « économique » mais après quelques kilomètres nous réalisons que les voitures chinoises (en l’occurrence Chery) mériteraient une catégorie juste pour elles. Nous avons pensé à des noms mais nous restons polis sur notre blog !
Valparaiso se trouve à seulement 1h de route sur la côte du Chili au niveau de Santiago et en chemin se trouve une des trois régions viticoles du pays. C’est la plus récente car les plus anciens pieds de vigne ici n’ont que 15 ans. En chemin, nous visitons la bodega Matetic. Ce vignoble est fruit d’un rêve d’une des 20 familles (haciendas) qui contrôlent le Chili. Architecture Feng-Chui, éoliennes et hélicoptère pour éviter le gel, production 100% bio et autosuffisante (le vin est clarifié avec le blanc des œufs des poules du domaine, les cornes des chèvres du domaine sont utilisées comme engrais, etc.), musique live jouée dans une cave dont les proportions respectent le nombre d’or, rien ici n’est laissé « au hasard » pour produire quelques milliers de bouteilles sur les dizaines d’hectares de vigne. Nous avions la chance d’avoir une visite privée menée par le musicien en charge d’organiser les concerts donnés en privé aux les tonneaux, autant dire que nous allions de surprises en surprises en découvrant chacune de folies élevées au rang de dogme pour produire le meilleur vin. Il y a un monde entre ce domaine et ceux que nous avions pu visiter en Champagne ou en Alsace où nous discutions avec le vigneron dans son garage…Allégés de 40 US dollars et après une dégustation de 2 vins agréables mais communs et jeunes…nous ne regrettions par l’expérience, mais avions un peu l’impression que le vin n’était finalement qu’un prétexte dans tout ça. Heureusement nous allions pouvoir nous rattraper le lendemain.

On 26th December we head to Valparaiso, about one hour away from Santiago on the coast. We rented a car Category A – but we would soon discover Chinese cars (and especially this one, a Chery) would need to have a category on their own… We had some ideas for names but we won’t post them on the blog!
On the way to Valparaiso, we go through the Casablanca Valley, one of the 3 biggest wine valleys in Chile. Wineries are quite young here as the vines are not older than 15 years old. The first winery we stop at is called Matetic. This is the dream come true for one of the 20 big families that control Chile (owning the hacienda). There is Feng-Chui architecture, to avoid that the vines freeze, they use wind-powered machines as well as helicopters, the production is 100% organic and self-sufficient (wine is clarified with the white of the property’s hens’ eggs and excrements are used as fertilizer…), but they also play live music to the ageing wine in casks! They really get everything under control to produce just a few thousands bottles a year with their dozens acres of vines. Our guide was the guy playing music to the casks so you can imagine how our visit became a succession of surprises to discover their crazy rules to make better wine…Quite different from previous wine routes we’ve done in Alsace and Champagne, where the wine maker explained us his art in his garage… After being US$40 less rich and having tasted 2 wines which were ok but quite young, we did not regret our experience but had the impression wine was merely a pretext in this whole enterprise… Fortunately, we were going to be better off the next day.


Après cette première étape, nous continuons vers Valparaiso, au point mort dans les descentes et en 4ème vitesse dans les plats et les côtes! En effet, quand le réservoir d’une « Chery » indique qu’il reste ¼ (comme c’était le cas lorsque nous l’avons prise)…et bien il reste sans doute 5 litres. Résultat, nous avons frôlé le doublé : 1ère location de voiture du voyage et 1ère panne d’essence ! Vivent les voitures chinoises !
En approchant de Valparaiso, le ciel commence à s’obscurcir fortement (non ce n’est pas l’apocalypse de l’industrie automobile occidentale dépassée par le technologie chinoise) en raison de feus de forêts qui font rage sur les hauteurs de Valparaiso. La ville est couverte de cendres et nous ne voyons plus le soleil. Pour une ville classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en raison des maisons de couleurs posées sur 42 collines de la ville, nous sommes pour le moins déçus. Nous n’aurons pas le chance de prendre des photos « carte postales » comme il se doit à Valparaiso normalement. Nous visitons la ville dans une atmosphère irréelle, digne de l’apocalypse, enfin c’est comme ça que le décrit le prêtre défroqué qui tient l’auberge où nous passons la nuit !
Le soir, nous rendons visite à Pierre-Axel (le frère d’une de nos amies, Nathalie) dans le restaurant qu’il tient avec sa copine. La carte du « Delicatessen » est très riche et orientée fusion-food. Nous nous régalons de coquilles Saint-Jacques, filet de bœuf mariné et tiramisu. C’est sans doute le meilleur repas depuis notre départ, et pour un 26 décembre, c’est finalement un repas de Noël un peu en retard.

We then continue to Valparaiso, keeping neutral downhill and moving to 4th gear for flat road and uphill…That’s to avoid having no more fuel as we discovered that when the “Chery” tells you you only have ¼ fuel left it really means barely 5 liters…
When we get closer to Valparaiso the sky gets very dark because there are forest fires in the area. The town is full of ashes and we can’t even see the sun. This town is classified by the UNESCO because of its lovely coloured houses and you’re supposed to take postcard-like pictures, but we’re quite disappointed as we can’t see any of that. The atmosphere is not even real, it feels like it’s the apocalypse (or at least that’s what the liberal priest who manages our hostel tells us).
On the evening we go to the restaurant managed by Pierre-Axel, brother of our friend Nathalie, and his girlfriend. It’s called Delicatessen and the food is very international and subtle. We enjoy scallops, beef fillet and tiramisu. Definitely the best meal we’ve had since we left Europe – and because it’s 26th Dec we consider it as our delayed Christmas dinner!



Le dimanche 27 décembre, sur la route du retour vers Santiago, nous avions réservé un menu dégustation avec association des vins à la Bodega Morande. Pas de musique pour le vin ici ! Simplement des bons produits de la mer et du terroir et des vins mono-cépages très simples mais très bons, bref un 2nd repas de Noël pour nous. Nous finissons notre visite de la vallée de Casablanca par une dernière maison, la Bodega del Bosque avec ses magnifiques vignobles et – surprise - sa musique pour le vin… Matetic a fait des émules, c’est peut-être un concept à importer en France, au fin fond de la Bourgogne !

On Sunday 27th Dec, we head back to Santiago and on the way we enjoy a tasting menu with wine pairings – another Christmas lunch for us! It’s much more simple here (no music or anything, just good food and good wine)! We then end our visit of the Casablanca Valley with the Casa del Bosque, where there is a very nice scenery of the vines as well as… music played to the casks! This is clearly something we should look into for old wine houses in Bourgogne…


lundi 25 janvier 2010

Noël à Santiago / Jingle Bells in Santiago

Remis de notre galère de bus pour arriver à Santiago, nous nous promenons dans la ville le 24 et la première impression est unanime : quelle chaleur ! Après plus d’un mois au dessus de 2500m, nous avions oublié le chaud et les températures estivales… Santiago est une grande ville, très agréable, et la première où on se dit qu’on pourrait y vivre facilement.

After our difficult bus ride to Santiago, we decide to take it easy on 24th December and just walk around town. The first thing you think when you arrive in Santiago is how hot it is! After more than a month living above 7500ft you forget what it is to be warm and to have summer temperatures! Santiago is a lovely big city, the first of our trip where we feel we could live there.

Nous nous faisons un bon restaurant de fruits de mer au marché le midi car nous ne savons pas ce que nous pourrons manger le soir – les portions sont bien trop grosses et c’est avec regret que nous laissons plus de la moitié d’une riche paëlla et d’un plateau de fruits de mer. En même temps ce n’était pas aussi bon qu’en France J
Nous assistons ensuite à la messe de Noël dans la cathédrale de Santiago, célébrée par le Cardinal de Santiago. La cathédrale est pleine à craquer, les télévisions sont là pour retransmettre la messe en direct et nous faisons de notre mieux pour chanter même si nous ne comprenons rien à ce que dit le cardinal ou aux chants… Quelques chants se ressemblent et la célébration est évidemment semblable, mais nous ne saisissons pas toutes les subtilités de l’homélie…
Après la messe les choses se corsent pour trouver un restaurant ouvert... Nous finissons dans le bar d’un grand hôtel, avec des gambas frites et un plateau de jambon/fromage – le tout accompagné d’un verre de « champagne » (en tout cas c’est ce que dit la carte mais il s’agit en fait de cava…). Ca ne restera pas dans les annales comme un grand festin, mais c’était notre premier Noël en dehors de France.

At lunchtime we decide to play it safe and enjoy a nice meal as we don’t know what we’ll find for the dinner. We go for a sea food restaurant in the market, where portions are so big we leave half of our paella and sea food platter – it was maybe not as good as in France anywayJ
In the night, we attend the Christmas mass in the Cathedral, which is celebrated by the Cardinal of Santiago. The cathedral is full and TV is here to broadcast the mass. We do our best to fit in even though we don’t get a word of what the cardinal says or the gospels even though some gospels are the same, and the mass is similar to what we know already.

After the mass it gets tricky to find a restaurant that's open and will serve us dinner. We end up in the bar of a 5 star hotel, eating fried gambas and a platter of cheese and ham - drawned with a glass of so-called "champagne" (really just cava). That won't remain in our memories a great meal, but that was still our first Christmas outside of France!
Le lendemain, 25 décembre, la journée commence avec une surprise de Fred qui fait un petit cadeau à Natacha pour Noël (nous avions pourtant clairement dit : pas de cadeau !). Ensuite nous partons nous promener en ville et particulièrement au Cerro San Cristobal, une grande colline dont la statue de la vierge plantée au sommet domine le centre de Santiago. Après avoir monté la colline (400m) et admiré la vue, nous profitons d’une piscine extérieure dans le parc, bienvenue compte tenu de la température ambiante. Il est agréable de se dire qu’on se baigne en extérieur avec vue sur Santiago le jour de Noël !

The next day, 25th December, the day starts with Fred giving a surprise gift to Nat (we did say no gift though…) We then walk around town and particularly in Cerro San Cristobal, which is a quite a steep hill overlooking the town. After climbing it (1200t) and enjoying the view, we jump in an outdoor swimming pool which is very enjoyable considering the temperature. It’s quite nice and unusual to swim around looking over Santiago on Christmas day!


Recherche bus désespérément… / Desperately seeking bus

Nos espoirs de rejoindre Santiago a temps pour Noel s'effritent et les choses se corsent un peu quand en allant vérifier les horaires des bus de San Pedro de Atacama pour La Serena (via Calama) nous réalisons que les bus sont complets…A l’approche de Noël, nous ne sommes pas les seuls à vouloir rejoindre Santiago ! Nous trouvons des places pour Calama…mais chacun de nos appels pour réserver des places vers La Serena se solde par la même réponse : nada ! Nous décidons de prendre tout de même le bus pour Calama et y tenter notre chance, mais nous n’y trouvons toujours pas de places pour La Serena. Nous trouvons néanmoins 2 places pour Antofagasta (2ème ville du Chili) ce qui nous avance de 3h dans notre descente vers la Serena. Comme il s’agit d’une ville bien plus grande que Calama, nous pensons avoir plus de chance et espérons trouver des billets pour La Serena.

Issues started when we checked the timetable for buses from San Pedro de Atacamato La Serena, our next stop (we have to go via another town called Calama). All buses are full! It’s Christmas time and everyone is going south to be with their family… We still manage to get tickets to Calama, where we hope we can get tickets to La Serena. But when we arrive to Calama, there is still no bus ticket available, and we decide to go to Antofagasta (Chile’s 2nd biggest town) where we think we have a better chance of going further south.

Une fois arrivés à Antofagasta, nous réalisons assez vite que tous les bus pour Santiago sont complets et ce pour les 3 ou 4 prochains jours (donc après Noël). Cependant nous nous faisons aborder par un groupe d’hommes qui attendent un hypothétique bus supplémentaire dans lequel nous pourrions également prendre place… Cela semble un peu trop beau pour être vrai et nous sommes très méfiants mais en même temps nous n’avons pas vraiment de plan B. Après une bonne heure d’attente, le groupe est toujours là et ne nous lâche pas – la bonne nouvelle c’est qu’ils impliquent maintenant le management de Pullman (une grande compagnie de bus) ce qui nous rassure. Nous comprenons ensuite que c’est un groupe de mineurs qui veulent rentrer chez eux pour les fêtes (la plupart des mineurs viennent du sud du Chili) et qui affrètent un bus spécial. Nous y prenons donc place, pour un trajet durant lequel Natacha sera la seule fille à bord (en plus de la femme d’un des mineurs qui arrivera plus tard). Au final nous leur sommes bien reconnaissants car ils nous ont évité une bonne galère et nous permettent d’arriver à Santiago le 23 décembre, à temps pour y passer Noël. Cela veut dire que nous ne pouvons pas nous arrêter à La Serena et y faire ce que nous avions prévu (visite de centre astronomique de nuit et observation des étoiles ainsi que visite d’une production de pisco) mais ce sera pour une prochaine fois !

When we reach Antofagasta, we understand pretty quickly we won’t get any ticket to Santiago or La Serena, and that’s true for the next few days as well ! A group of men offers us a ride in an additional bus – this looks to good to be true, and we are very skeptical. But after an hour or so of waiting, they start liaising with the Pullman company (one of the biggest bus companies) which definitely reassures us. We understand they’re actually a group of miners who’re going south for Christmas (as most of the miners in Chile come from the South of the country) and they are negotiating a special bus for them with Pullman as they’re a big group. We then leave with them for Santiago in a trip where Nat is the only woman on board (apart from one of the miner’s wife who showed up later). We’re lucky we found them as it means we could be in Santiago on 23rd December – in time for Christmas!

San Pedro de Atacama, Chili

Pour notre deuxième jour à San Pedro (Lundi 21 Décembre), nous avons prévu d’aller visiter la Vallée de la Luna en fin d’après-midi. Aussi le matin nous nous reposons.
A 16h nous débutons le tour de la Vallée de la Luna. Le désert autour de San Pedro de Atacama est le plus sec du monde avec 2 fois moins de précipitations annuelles que dans le Sahara ce qui donne des paysages uniques et notamment une vallée qui ressemble aux paysages lunaires. Le tour débute par un passage dans la Vallée de la Muerte (vallée de la mort) ainsi nommée car elle ne contient aucune forme de vie…à moins que ce ne soit une déformation de Vallée de Marte (Mars) car la pierre rouge et les paysages font penser au sol martien. Nous marchons ensuite dans un canyon de sel qui était il y a 1000 ans encore une rivière dans la vallée de la Luna. La fin du tour consiste à monter en haut d’une dune d’environ 80m de haut pour admirer le coucher de soleil sur les Andes et dans la vallée. La lumière du coucher de soleil enflamme ces paysages désertiques et nous donne un spectacle magnifique.

Our second day in San Pedro is dedicated to the Moon Valley around the town of San Pedro de Atacama. The desert here is the driest in the whole world, receiving less than half the rain that the Sahara desert gets! This means the landscapes are amazing and do indeed look like the Moon (from what we know anyway…). We first go to a place called the Death Valley because there is no life in there (or maybe this is a bad spelling of the Mars Valley (Vallee de la Marte in Spanish instead of Valley de la Muerte) as the red rocks make it look like Mars – again from what we know…). We then walk in a salt canyon that was still a river only 1000 years ago! Finally the highlight of the tour is the sunset seen from a 80m sand dune, where we witness incredible lights & colours as you can see in the pictures.

Le lendemain matin, pour notre dernier jour à San Pedro, nous nous faisons encore un petit plaisir en allant visiter les geysers de Tatio…ce qui nous fait nous lever une fois encore à 3h45 du matin ! Cette sortie ressemble beaucoup au dernier matin dans le Salar d’Uyuni. En effet nous arrivons à l’aube au champ géothermique pour voir le jour se lever au milieu des vapeurs libérées par les geysers. A la différence des geysers de la frontière bolivienne, ceux-ci crachent également de l’eau ce qui avec le temps crée des formations minérales. A raison de 1mm par an, certaines formations doivent avoir 25 millions d’années ! Le froid est encore plus intense que du côté bolivien et les -4 degrés ont presque eu raison de notre motivation pour se plonger encore une fois dans une piscine thermale chauffée par l’activité volcanique. Comme il y a quelques jours en Bolivie, la sortie du bain est douloureuse tant le froid est mordant.
Le tour se termine par la visite du village de Machuka, typique des Andes avec ses maisons en terre et toit de paille, sa petite église blanchie à la chaux et son troupeau de Lama.

The next day our final tour takes us to the Tatio geysers… and wakes us up at 3.45am ! Not nice… Overall, it’s quite similar to the last day of the Salar de Uyuni tour (we see the sunrise in the middle of foam from the geysers) but this time the geysers also throw water which is quite impressive – and it means the water creates mineral formations, which grow by 1mm every year (some of them are as old as 25 million years!). Then, despite the freezing cold outside (-4 degrees Celsius) we go one more time in a hot thermal pool which is always enjoyable…
Finally we visit a tiny village called Machuka, which is so typical with small houses built in earth and the white church surrounded by a pack of llamas.














Impressions boliviennes…

La Bolivie est un pays plein de ressources. C’est vrai pour ses ressources naturelles, c’est aussi vrai pour ce qu’on peut y faire. Le pays ne figurait pas sur notre itinéraire initial, mais nos discussions diverses avec les gens qui connaissent l’Amérique du Sud l’ont rendue tout simplement incontournable. De quelques jours, nous y sommes finalement resté deux semaines entières (qui ont amputé sur le Chili malheureusement…). Et pourtant il nous reste tant à y faire. Nous n’avons pas vu la jungle et avons tout juste goûté aux plaisirs de la montagne. Une chose est sûre : nous reviendrons en Bolivie un jour ou l’autre !

La première impression de la Bolivie reste cependant sa pauvreté, notamment comparée avec les pays avoisinants. Depuis le Pérou, le choc est moins grand, mais le coût du voyage était quand même bien moindre du côté Bolivien (c’est de loin le pays le moins cher où l’on ait voyagé) et l’industrie touristique est moins développée (contrairement au Pérou, en Bolivie nous n’étions pas sollicités à tous les coins de rue pour faire des excursions ou acheter des babioles). En revanche, c’est le jour et la nuit avec le Chili. La différence entre les deux pays se matérialise tout simplement par la route : après trois jours de 4x4 dans le Salar de Uyuni sur des routes en terre que les suspensions modestes nous permettaient de bien sentir, arriver sur les routes goudronnées chiliennes nous a tout simplement paru irréel et très agréable ! Tout cela simplement séparé par un minuscule poste de frontière, dans le même parc avec les mêmes décors, mais avec un développement très différent. Cependant si vous parlez avec un Bolivien, il vous dira que son pays est le plus riche des pays alentours (en référence aux richesses naturelles).

D’un point de vue historique et politique, c’est également un pays très intéressant. Comme la plupart des pays d’Amérique du Sud, l’instabilité politique a régné depuis l’Indépendance mais la différence ici s’appelle Evo – comme Evo Morales, le président Bolivien, facilement réélu lors de notre séjour dans le pays. Il est incroyable de voir la popularité de cet homme auprès de la population (cela est vrai pour les régions que nous avons visitées – Lac Titicaca, La Paz & le Sud – mais apparemment c’est beaucoup moins vrai au Nord dans la Jungle où la population est plus conservatrice et libérale et ne soutient pas Evo). L’autre élément marquant de l’histoire du pays pour nous a été à quel point il s’est littéralement fait dépouillé par tous ses voisins à travers de multiples annexions qui ont fait perdre au pays 1/3 de sa surface initiale ! (la pire annexion étant la région d’Antofagasta qui était le seul accès à la mer et qui est maintenant Chilien). Cette région est riche de ressources minières particulièrement importantes. C’était le cas au moment de l’annexion au 19ème siècle pour des minerais utilisés dans des engrais chimiques et c’est aujourd’hui le cas pour les réserves connues de lithium. Le Chili est le premier producteur mondial de Lithium et détient 70% des ressources mondiales. A l’heure où tous les instruments électroniques portatifs commencent à être alimentés aux piles au lithium, cela permet au Chili de voir l’avenir sereinement !

Enfin évidemment, l’importance de la coca n’est mieux ressentie nulle part ailleurs qu’en Bolivie. En plus du très instructif musée de la coca de La Paz (visite incontournable ! cf. post précédent) de nombreux débats existent encore autour de la Coca et du dilemme entre son utilisation traditionnelle et sa dimension culturelle pour la population locale et son côté business pour produire de la cocaïne à bas prix et l’exporter vers les US… Nous ne sommes pas restés assez longtemps pour avoir les réponses, existent-t-elles d’ailleurs en termes simples ?

La dernière impression que nous aimerions souligner sur la Bolivie touche moins au pays en lui-même qu’à une étape dans notre voyage où nous nous sommes vraiment installés dans le rythme du voyage et des déplacements permanents. Un petit détail qui peut paraître insignifiant est que nous avons commencé le jour même où nous sommes arrivés en Bolivie à regarder les séries TV que nous avions emmenées sur notre ordinateur. Cela nous permet d’installer une certaine routine (semblable à ce qu’on faisait à Londres les soirs de semaine après le boulot donc qui nous rattache aussi avec notre « vie d’avant ») dans notre quotidien fait de découvertes et de changements permanents. Détail insignifiant mais qui nous donne un équilibre - sauf quand Natacha veut regarder 4 épisodes de 24 à la suite ;-). Pour ceux que ça intéresse, nous avons fait la saison 1 de House (à bloc sur Greg) et la saison 7 de 24 (toujours aussi bon !) et sommes en passe de lancer la saison 3 de Lost…