jeudi 3 juin 2010

Crickey, Australia Zoo !

Si vous ne comprenez pas le titre de ce post, c’est tout à fait normal, ne mettez pas en doute votre niveau d’anglais! « Crickey » est une expression utilisée par Steve Irwin, l’homme qui a rendu célèbre l’ « Australia Zoo », le plus grand zoo d’Australie, situé à une heure au nord de Brisbane. Avant de vous raconter notre journée au zoo, il convient de présenter brièvement le personnage de Steve Irwin, véritable star de renommée internationale devenu une icône de la conservation suite à sa disparition tragique en Australie. Steve Irwin est un Australien passionné par les animaux et surtout la conservation des espèces en danger. Son animal totem est le crocodile, et il animait un programme télévisé « Crocodile Hunter » qui l’a fait connaître (et que nous regardions de temps en temps à Londres). Il capturait des crocodiles dangereux (qui mettaient en péril des vies humaines ou animales) et gardait certains d’entre eux dans son zoo pour leur offrir une vie agréable plutôt que de les condamner à être abattus. Son combat ne s’est cependant pas arrêté aux crocodiles et il s’est fait le champion de toutes les espèces en danger, depuis les serpents jusqu’aux baleines. Son côté très Australien peut « déranger », surtout en France où nous ne sommes pas habitués à ce genre de personnage, mais son message et ses actions exemplaires méritent le respect et l’admiration. Steve Irwin est décédé en 2006 en faisant ce qu’il aimait : il filmait avec son équipe de tournage les fonds sous-marins et s’est fait « poignarder » par le dard d’une raie. Il est presque amusant (ou plutôt cynique) que cet homme qui s’est frotté aux animaux les plus dangereux du monde durant sa carrière périsse de l’attaque d’un animal réputé pour être pacifique et pas du tout agressif…

DSC08644 DSC08641DSC08738 DSC08759 DSC08799295565_1-1_6x8 Mais revenons au zoo que nous visitons le vendredi 9 avril. Un des points forts de notre séjour en Australie ! Car ce n’est pas un zoo banal, c’est vraiment une expérience. Steve Irwin croyait au principe que si les gens ont des contacts avec les animaux et peuvent les observer dans leur milieu naturel avec des comportements naturels, alors ils les respecteront plus et participeront plus volontiers à la sauvegarde des espèces. Ainsi le zoo offre-t-il de nombreuses opportunités d’être au contact le plus proche des animaux (moyennant finances of course !). Pour rester dans notre budget nous ne pouvons malheureusement pas nous offrir de tels contacts, mais nous optons tout de même pour une photo avec un koala, que nous pouvons prendre dans nos bras. Ces petits animaux sont vraiment très attachants, passant en moyenne 20 heures par jour à dormir pour économiser leur énergie car l’eucalyptus qu’ils mangent (seules 50 espèces sur les 700 existantes en Australie font partie de leur menu) ne leur apporte pas beaucoup de nutriments. Lorsqu’on prend un koala dans les bras, il s’agrippe littéralement à nous, faisant même mal avec ses griffes. Il faut en fait lui offrir un solide support avec les bras, lui tenant le corps par-dessous, pour qu’il se relaxe et s’endorme tranquillement sur notre épaule…

Nous avons également pu nous approcher et même caresser des kangourous, admirer un spectacle de crocodiles nous expliquant leur méthode de chasse (avec démonstration à l’appui) et donner à manger aux éléphants. En milieu de journée nous avons assisté au spectacle du zoo, très kitsch et pas du tout de notre goût, notamment parce que la participation de la femme de Steve Irwin et de leurs enfants (dont le petit dernier ne doit pas avoir plus de 5 ans) est assez dérangeante à nos yeux… Mais un des points forts de la journée restera la visite de l’hôpital construit juste à côté du zoo pour accueillir et soigner les animaux blessés, en particulier les koalas renversés par des voitures ou agressés par des chiens. Un vrai hôpital avec du matériel très moderne qui sauve tous les ans des milliers d’animaux. Malheureusement pour nous mais heureusement pour eux, lors de notre visite il y avait simplement un koala en convalescence et une chauve souris sur la table d’opération. Une très belle initiative qui témoigne de l’effort de conservation entrepris par la famille Irwin. Un modèle à suivre !DSC08836DSC08943DSC08886DSC08896DSC08936DSC08952DSC08957

mardi 1 juin 2010

Dorrago National Park

DSC08592Nous continuons le mercredi 7 Avril notre route vers le Nord en direction du parc national de Dorrago, réputé pour sa forêt tropicale et ses promenades aussi bien de jour que de nuit et au cours desquelles il est possible d’observer une faune originale. Pour rendre la (longue) route plus agréable, nous décidons d’emprunter ce qui ressemble sur la carte à un beau détour touristique longeant la côte, mais qui s’avère être en fait une simple route effectivement près de la mer mais sur laquelle on ne peut rien voir puisque la vue est cachée par une rangée d’arbres... Nous arrivons finalement au parc une fois la nuit tombée et élisons domicile sur le parking pour les visiteurs, qui offre un très bon spot pour la nuit, avec même des toilettes accessibles toute la nuit ! Avant de nous coucher, nous nous promenons le long de la « skywalk », un chemin surélevé construit au niveau de la canopée qui permet donc théoriquement d’observer oiseaux et autres koalas dans leur environnement naturel. De nuit, nous pouvons entendre beaucoup de bruit mais il est difficile voire impossible d’apercevoir quoique ce soit… DSC08620 Le lendemain matin, jeudi 8 Avril, nous faisons une petite balade dans la forêt tropicale de Dorrago. La forêt est encore différente de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent et abonde en oiseaux dont le dindon sauvage, un gros oiseau assez amusant qui passe son temps à fouiner dans la terre. Au bout du chemin, la forêt s’ouvre pour nous offrir un très beau panorama sur les vallées alentour. Nous quittons ensuite le parc national de Dorrago en continuant vers le nord, nous arrêtant pour déjeuner à Moonee Beach, au nord de Coffs Harbour, au bord d’une superbe petite baie avec un barbecue à gaz en accès libre sur l’aire de parking! Voilà un pays qui sait vivre : quel bonheur de pouvoir faire cuire son steak en bord de route, face à la mer, et en plus au barbecueJ Nous terminons la journée bien tard après une longue route pour finalement arriver à proximité de l’Australia Zoo, pour le programme du lendemain.DSC08624

Hunter Valley wines…

Nous commençons la journée du mardi 6 avril par une visite au dépôt de la compagnie Apollo pour y louer notre camping-car. Après deux bonnes heures d’attente, nous sommes finalement de nouveau les heureux locataires de notre maison ambulante pour les deux prochaines semaines. Nous partons directement vers la Hunter Valley, la région de vin la plus connue en Australie, à seulement deux petites heures de Sydney. Nous déjeunons dans une des maisons de vin où nous dégustons un excellent confit de canard et de l’agneau cuit à l’étouffée, le tout accompagné de deux verres de Shiraz, l’un jeune et l’autre vieux (appelé « heavy metal »). Nous enchaînons ensuite sur une dégustation dans une maison spécialisée en méthode champenoise et crémants et découvrons quelques productions originales notamment des rouges pétillants (shiraz, chambourcins et mélanges) au goût très surprenant pour nos palais non-habitués mais aussi très intéressant. Nous avons un coup de cœur pour un  sémillon grains nobles pétillant… tellement bon que nous craquons et en prenons une bouteille pour nos apéritifs dans le camping-car. P1070860 We start the day on Tuesday 6th April in the Apollo’s depot around Sydney to rent our campervan. After a good 2 hour wait, we finally leave with our new moving home and head straight to the Hunter Valley, Australia’s most famous wine area, 2 hours away from Sydney. We first have lunch in one of the wineries where we enjoy a delicious duck confit as well as a slow roast lamb, together with 2 glasses of Shiraz (a young one and another older one – called “heavy metal”). We then enjoy a tasting in a wine house specialising in sparkling wines – we are especially amazed by the red sparking wines, which we’re not used to and which turn out to be pretty good indeed. But the best part has to be a Semillon Botrytis which we love so much that we buy a bottle for our long nights in the campervan…P1070862Nous faisons ensuite notre premier plein de course en fin de journée et partons en direction du camping où nous passerons notre première nuit près de la One mile beach sur Nelson Bay. Durant la nuit, nous pouvons même apercevoir dans le camping nos premiers opossums mais pas encore de koalas…P1070874 We leave the Hunter Valley heading North and first stop in a supermarket to buy a good stock of food before reaching our first camping ground near One Mile Beach on Nelson Bay. During the night, we even manage to see our first possums, but can’t spot any koalas yet…

Week-end de Pâques à Sydney / Easter weekend in Sydney

Nous nous offrons le luxe de passer 5 jours entiers à Sydney, la plus longue période que nous ayons passé dans la même ville depuis notre départ en voyage… Nous commençons donc notre programme relax dès le jeudi 1er avril, juste après avoir déposé notre demande de visa indien. Nos pas nous emmènent jusqu’à Darling Harbour, un quartier au bord de la mer près du centre, plein de petits bars et restaurants. Nous y marchons jusqu’à atteindre le parc de l’Observatoire, où nous élisons domicile pour quelques heures, à y regarder le soleil se coucher sur Harbour Bridge (le pont symbole de la ville de Sydney, juste en face de l’Opéra). Nous aimons déjà la ville… Une chose très agréable est d’ailleurs qu’il y fait bon, bien plus chaud qu’en Nouvelle-Zélande, mais rien de trop pour ne pas souffrir de la chaleur. Nous avons trouvé un petit hôtel sans prétention en dehors du centre, que nous rejoignons facilement en transports en commun. Forts de l’expérience du camping-car, nous décidons de continuer à nous faire à manger et profitons de la cuisine commune de notre auberge. Nous partageons notre premier dîner avec une jeune québecquoise partie depuis plus de deux ans de chez elle pour voyager en Nouvelle-Zélande et qui vient de débarquer en Australie pour y travailler un peu et gagner des sous avant de pouvoir de nouveau voyager. Voyage, quand tu nous tiens…  P1070721We enjoy the luxury of having some time in Sydney, as we spend 5 whole days in the city – the longest time period we’ve ever had in a single city since we started travelling. Our relaxing programme starts on Thursday 1st April (just after we applied for our Indian visa) and the first part of the city we encounter is Darling Harbour, a marina like area with many bars and restaurants. We walk up to the Observatory Park overlooking the Harbour Bridge and enjoy a beautiful sunset there. Quite a nice first day in Sydney indeed… Plus, the temperature is much higher there than in NZ which is very enjoyable as well. We stay in an ok-ish hostel outside of the city centre but easily accessible with public transport, and take advantage of its common kitchen to keep on cooking our own meals (as we did in the campervan). We share our first meal there with a girl from Quebec who’s been leaving for 2 years in NZ and just arrived in Australia where she would work for a while until she earns enough to travel again. Nice plan…

Comme nous avons (pour une fois) le temps à Sydney, nous retrouvons un petit rythme tranquille, sans horaire le matin (ce qui ne veut pas dire que nous faisons des grasses matinées, loin de là) et avec un peu de temps pour régler l’organisation des prochaines étapes (un point particulièrement difficile s’avère être de rejoindre l’Inde car même en dehors des visas nous devons régler des changements de billets d’avion par téléphone, pendant le wek-end de Pâques quand tout est fermé…). Tout cela nous laisse quand même largement le temps de profiter de la ville et nous partons le vendredi 2 avril à la découverte des jardins botaniques, situés en plein centre, juste derrière l’opéra. Nous y pique-niquons et ils nous offrent un cadre idéal, face à la baie de Sydney. Nous pouvons également y admirer des chauves-souris géantes qui y ont élu domicile. Elles sont vraiment gigantesques comparées à celles que nous connaissons en Europe et elles sont extrêmement actives, y compris en pleine journée. Il est très amusant de les voir voler au-dessus de nous puis trouver refuge sur une branche d’arbre, tête en bas bien entendu. Nous prévoyons ensuite de visiter le fameux opéra de Sydney mais nous tombons (évidemment) sur le jour de la fermeture (vendredi saint) et nous contentons donc d’une promenade le long des quais jusqu’au Harbour Bridge. Nous commençons à nous sentir un peu chez nous à Sydney…P1070731We choose a different pace of life in Sydney than we usually have when travelling as we have the luxury of time. That means we don’t need to get up in the morning (don’t be mistaken we still don’t lay in!) and we get enough time to sort out a few organization tricks for the next steps (the most complicated one remaining to get to India as we have issues changing our plane tickets over the phone…). Doing all this, we still have plenty of time to enjoy the city and on our second day on Friday 2nd April we take on the Botanical Gardens, right in the centre by the Opera House. They offer an amazing picnic spot, facing the bay. We can also enjoy the company of giant bats, flying around freely in the park. They are gigantic compared to those we can see in Europe and very active even during daytime. We then try to go and visit the famous Opera House but today is a bank holiday (we tend to forget the difference between working days and bank holidays…) so we keep on walking up to the Harbour Bridge. We start to feel at home in Sydney

Ville sur la mer, Sydney se définit également par ses banlieues éparpillées autour de la baie. Nous allons en visiter une des plus connues le samedi 3 avril: Manly. Située au nord de la baie, Manly est reliée au centre de Sydney par un ferry qui circule très régulièrement et fait le trajet en 20 minutes. De nombreuses personnes habitent donc à Manly et travaillent dans Sydney, et effectuent leur trajet vers le travail en ferry. Il y a pire… Nous trouvons Manly très agréable, calme, avec une très belle plage de surf. Probablement un endroit agréable où habiter, loin de l’agitation du centre de Sydney, mais d’accès très facile. Nous profitons le reste de la journée de la rue commerçante de Sydney : Oxford Street (comme une autre grande ville anglo-saxonne que nous connaissons bien…). Sydney nous rappelle en effet Londres à de nombreux niveaux. L’ambiance est très anglo-saxonne et, encore plus qu’en Nouvelle-Zélande, on retrouve la même atmosphère qu’en Angleterre. Nous terminons d’ailleurs notre tour d’Oxford Street dans Paddington Market (comme près de chez nous à Londres !). P1070781-pan1 Sydney is built around the sea and many interesting places lie on the shores of the bay. On Saturday 3rd April, we discover one of Sydney’s gems: Manly, a little suburb just outside of the city, on the side of the Opera House. To get there, we take the Manly ferry, an old ferry that offers us a lovely ride in the bay. We share the ferry with people who commute to or from work with this 20 minute ride ferry. Quite a nice way of getting to work indeed! Manly is a very enjoyable suburb, peaceful with a lovely beach welcoming many surfers. Once back from Manly, we discover the commercial district of Sydney, around Oxford Street (it reminds us of another town where we used to live…). It’s quite funny how Sydney does indeed remind us of London, with an almost British atmosphere.  And the names are the same: we finish our walk in Paddington Market (just as the market next door to our flat in London!!!). P1070801 L’incontournable opéra de Sydney nous ouvre finalement ses portes le dimanche 4 avril. Il est possible de visiter l’intérieur ainsi que certaines salles de concert (selon qu’elles soient ou non utilisées pour des répétitions). Les avis divergent sur la visite au sein du couple : Natacha trouve que le tour faisait la part belle à l’architecture de l’endroit et aurait préféré plus d’histoire ou de culture, mais au contraire Frédéric trouve que les explications sur la construction de cet opéra - qui fut à l’époque un vrai défi architectural - ne sont pas suffisantes par rapport à l’ampleur du projet. Nous enchaînons avec l’Australia Museum où se trouve une exposition que nous ne manquerions pour rien au monde : Wildlife Photographer of the Year. C’est une exposition que nous avons été voir tous les ans à Londres et que nous aurons même réussi à voir en 2010 malgré notre éloignement géographique ! Elle présente une collection de photos de nature et surtout de faune, décernant au passage des prix selon les catégories. Courez y si elle passe près de chez vous ! Nous profitons évidemment de notre présence pour jeter un œil au reste du musée, qui s’avère être très riche, même si nous n’avons le temps de ne voir qu’une partie infime de la collection. Nous y découvrons notamment une belle introduction à la faune endémique d’Australie, encore différente de celle de Nouvelle-Zélande et de tout ce qu’on connaît. P1070768 We finally enter the famous Opera House on Sunday 4th April where it’s possible to visit the inside and some concert halls (depending on whether they are used for rehearsals or not). We have to agree to disagree on the visit itself since Nat thinks there is too much on the architecture while Fred feels not enough is explained on this amazing building which was a real architectural challenge when it was built. We carry on with the Australia museum, where we manage to catch an exhibition we haven’t missed for the last 5 years in London: Wildlife Photographer of the Year. It’s a photo competition with various themes around nature and wildlife. The rest of the museum is quite rich as well, and provides a very good introduction to Australian endemic wildlife, different to anything we know including New Zealand wildlife.  

Nous terminons notre séjour à Sydney par une excursion à la mythique plage de Bondi Beach, plage de surf par excellence. Il est très facile d’y accéder en transports en commun depuis le centre. La plage est en effet plutôt jolie mais vraiment pas incroyable, elle jouit en fait de sa réputation uniquement grâce à ses bonnes vagues qui attirent un grand nombre de surfeurs. Dès que nous arrivons sur la plage, nous apercevons les uniformes jaune et rouge des sauveteurs en mer, très connus par ici et qu’on voit sur toutes les cartes postales. Ils sont en fait complètement dédiés aux surfeurs, ce qui témoigne de l’importance de ce sport dans le pays. Nous déjeunons ensuite à Bondi dans un café improbable : le Paris-Go, puis entamons une jolie promenade le long de la côte en passant par les plages de Tamarama et Bronte. Une belle conclusion pour ce petit séjour très reposant à Sydney, une ville où il fait bon vivre, en bord de mer. Toujours un peu loin de l’Europe malheureusement…P1070827 For our last day in Sydney we go to Bondi beach, the famous surf beach just outside of Sydney (you can get there using the train and the bus in less than half an hour). Whilst lovely, the beach probably does not deserve its reputation as other beaches are way more beautiful. But the waves are there, and everything here is devoted to surfing. We even manage to see the famous surfers’ lifeguards with their red and yellow uniform (you can see them on all postcards). We then have lunch in a restaurant called the “Paris-Go” and continue with a nice walk along the coast, past Tamarama and Bronte beaches. Quite a lovely way to finish our stay in Sydney, another city where we found the quality of life was very decent. A shame it’s so far away from Europe P1070831

Australie pour 2 ou 15 jours ? / Australia for 2 days or 2 weeks ?

En arrivant en Australie le jeudi 1er avril, nous ne savons pas trop quoi dire lorsqu’on nous demande combien de temps nous pensons rester… Initialement, nous avions prévu de ne passer que 2 jours à Sydney avant de voler vers l’Inde. Cependant, nous n’avons pu obtenir notre visa Indien avant d’arriver sur le territoire australien et Sydney s’avère être le meilleur endroit où en faire la demande. Il est néanmoins fort probable que la procédure prenne bien plus que 2 jours… enfin, si elle est fructueuse !!! Nous nous rendons donc directement au consulat Indien de Sydney pour y déposer notre dossier dûment rempli au préalable et avons l’agréable surprise de constater que la demande de visa se fait en fait assez simplement et l’officier d’état civil qui s’occupe de nous ne semble pas douter un seul instant de l’issue positive de notre requête. Ouf ! Cela prendra tout de même 10 jours ouvrés et nous nous retrouvons donc « coincés » en Australie pour 2 semaines… Nous prenons alors la décision unanime de passer quelques jours tranquilles à Sydney pour nous y reposer et visiter la ville avant de louer à nouveau un camping-car pour découvrir la côte Est du pays.

As we land in Australia on Thursday 1st April, we’re not sure what to say when asked how long we plan to stay… Initially we had planned to spend only 2 days in Sydney before flying to India. However we have not been able to get our Indian visa until now and Sydney turns out to be just the perfect place to apply for it. It’s very likely though that it will require more than a couple of days to get it. We therefore start directly with the Indian consulate in Sydney and are quite happy to discover that the procedure to obtain the visa is pretty simple. Plus, according to the man responsible for our application, there is no doubt that it will be successful. Now, that’s good news! However it will take at least 10 working days so we’re “stuck” in Australia for a couple of weeks. We decide to spend a few days in Sydney to relax before renting a campervan to explore the East Coast.

Nos impressions du paradis néo-zélandais

Commençons par dire que nous avons tout simplement adoré la Nouvelle-Zélande. C’est un pays qui offre tout ce que nous recherchons : une faune unique et variée, plongée et voile sur la mer, ski et randonnée en montagne… Un vrai paradis ! Dommage que ce soit si loin de l’Europe quand même…

La première impression qui nous a frappé est le retour à un pays développé après 4 mois en Amérique du Sud, dans des pays en développement ou à des stades de développement moins avancé. Cela revêt à la fois des bons et des mauvais côtés évidemment. L’exotisme sud-américain disparaît avec le retour à une atmosphère anglo-saxonne mais fait place à un réseau touristique bien organisé et facile à utiliser… Certes nous avions parfois l’impression d’être de retour à Londres 5 moins auparavant, mais en même temps dans chaque ville nous pouvions nous rendre au « visitor centre » (les mêmes partout) qui nous donnait des renseignements sur tout le pays et nous permettait de planifier nos prochaines étapes… Evidemment avec le développement vient le prix et la Nouvelle-Zélande est un pays cher, très cher. Surtout lorsqu’on décide de profiter à fond des activités proposées, ce que nous avons fait avec allégresse. Le budget s’en est ressenti, mais que de bons souvenirs…

Et puis il y a le camping-car (certes pas propre à la Nouvelle-Zélande mais étroitement lié pour nous tout de même…). Ce mode de transport fut pour nous une révélation. Après 4 mois d’hôtel en hôtel en passant par des bus, nous avons eu pendant 3 semaines une maison à nous. Nous avons dormi 20 nuits de suite dans le même lit, n’avons pas fait ni défait nos sacs pendant 3 semaines et avons même pu nous faire la cuisine tous les soirs, prendre un bon verre de vin sans besoin de finir la bouteille puisqu’on pouvait la garder pour le lendemain soir. Un vrai bonheur ! Nous avons également été séduits par ces vins locaux. Nous avions déjà  pu en goûter en Angleterre mais en étant sur place, l’éventail de choix est bien plus important et nous avons pu déguster chez les producteurs quelques petites merveilles. Le camping-car est sans aucun doute une façon de voyager que nous réutiliserons le plus souvent possible. Elle nous a aussi permis de couvrir 5060km et donc de voir une bonne partie de la Nouvelle-Zélande, à notre rythme et selon nos envies. La contrepartie de cette liberté a été un accès très limité à Internet et donc une plus grande difficulté pour communiquer pendant ces 3 semaines…

Un autre point majeur de notre séjour en Nouvelle-Zélande restera sans aucun doute la faune que nous y avons découvert. La majorité des espèces est endémique et subsiste grâce à des efforts de conservation exemplaires visant à contrôler le développement d’espèces introduits afin de préserver les niches écologiques. Parmi ces espèces nombre sont celles en danger et qui ont besoin de l’Homme pour survivre, les même mises en danger par l’Homme…).

D’un point de vue culture, nous avons beaucoup appris sur ces cultures Pacifiques dont nous ne savions vraiment rien. La culture Maori est très présente en Nouvelle-Zélande, et encore plus pour les touristes ! Le pays revendique d’ailleurs une double-culture entre les Maoris et les anglo-saxons. De beaux principes, mais en creusant un tout petit peu on se rend vite compte que tout n’est pas rose… Petite note pour la suite : nous serons surpris de voir la différence entre l’intégration (au moins en surface) des Maoris en Nouvelle-Zélande et l’invisibilité des aborigènes en Australie (ou au moins lors de notre séjour) – plus de détails dans la partie Australie du blog…

De la France à l’Antarctique, en passant par les contrées Maori: nos derniers moments en Nouvelle-Zélande / From France to Antarctica with a Maori break: our last couple of days in NZ

Au moins aussi enchantés de notre deuxième séjour à Kaikoura que du premier, nous reprenons la route le mardi 30 mars vers Christchurch où nous devrons rendre notre maison ambulante le jour suivant… Quelques kilomètres à peine après Kaikoura, nous ne résistons pas à la visite de la maison de vin de Kaikoura qui domine la baie. Les vins sont agréables mais sans plus, en revanche la vue est tout simplement exceptionnelle. Nous cherchons des yeux un éventuel souffle de Tiaki, mais en vain… Nous n’arrivons pas à quitter l’endroit et décidons ainsi de pique-niquer sur la plage, juste à côté du rocher blanc autour duquel nous avions pu nager avec les Dusky Dolphins. Il est finalement temps de reprendre la route direction Christchurch, où nous nous arrêtons le temps d’une promenade dans le centre ville et dans le jardin botanique. La ville ressemble un peu à Oxford ou Cambridge avec une très forte influence anglaise. DSC08552On Tuesday 30th March, we leave Kaikoura for Christchurch where we will have to give up our moving home the next day… Just outside of town, we make a quick stop at the Kaikoura winery for the last tasting in NZ. Wines are okish but the view is just amazing as the winery sits on top of the cliff overlooking the Kaikoura bay. We’re trying to see from the distance if we can spot Tiaki but have no luck…We don’t want to leave the area so we have lunch on the beach by the white rock where we had been swimming with the Dusky Dolphins. Finally, it’s time to really leave heading to Christchurch where we take a break to visit the city center and walk around the botanical gardens. There’s a very strong British influence in this town which looks like Oxford or Cambridge.

En fin d’après-midi, nous partons vers Akeora, « the French Settlement » de la Nouvelle-Zélande. Bâtie par des français, cette petite ville conserve une influence française relative, suffisante pour justifier un petit détour dans notre itinéraire. La description dans notre guide de voyage d’un restaurant où nous aurions pu déguster des escargots nous a fait saliver, mais nous sommes très déçus de constater à notre arrivée que ce restaurant a fermé… Nous nous rabattons alors sur un restaurant de fruits de mer qui, même s’il n’égale toujours pas la qualité des fruits de mer bretons, nous offre malgré tout un repas très agréable ! Nous partons ensuite à la recherche de l’endroit parfait pour passer notre dernière nuit en Nouvelle-Zélande en camping sauvage, ce qui s’avère bien plus compliqué que prévu car le village auquel nous nous attendions est en fait une vraie ville touristique organisée pour empêcher le camping sauvage. Mauvais esprit ! Nous finissons par craquer à quelques kilomètres du centre, sur un espace en bord de rivière où trône une inscription « Propriété Privée » que nous décidons finalement d’ignorer. Grave erreur… Au petit matin (6h30), nous entendons une voiture se garer près du camping-car et quelqu’un frapper violemment à notre fenêtre en criant d’ouvrir. Nous avons connu réveil plus doux… S’ensuit une dizaine de minutes durant lesquelles une femme Maori nous hurle littéralement dessus, nous expliquant (certes à juste titre) que nous n’avons pas le droit de stationner ici, que c’est pour cela que nous ne sommes pas les bienvenus dans ce pays, qu’elle va appeler la police, etc. A peine réveillés, nous prenons presque peur au début, mais l’état purement hystérique de cette personne et son refus de dialoguer finit par nous amuser (ce qui l’énerve évidemment encore plus). Au final, nous savons bien que nous sommes en tort, mais ne pensons pas que cela justifie de se mettre dans des états pareils, surtout si tôt le matin – ça ne peut pas être bon pour la santé J Heureusement que nous avons eu d’autres expériences bien plus positives avec les Maori précédemment, sinon nous aurions probablement été traumatisés ! Conciliants, nous quittons donc l’emplacement pour nous mettre en plein dans le centre - là où nous découvrons lorsque le jour se lève que d’autres camping-car ont élu domicile – pour y dormir deux petites heures de plus.DSC08561We decide to spend the night in Akeora, the French settlement of NZ. It was originally built by some French settlers and the town still has a distant French feel, although with truly Kiwi heart and soul. We had identified a nice restaurant serving snails with garlic butter, but when we get there we sadly discover that the restaurant is closed. The alternative choice is a seafood restaurant which has some fresh options on offer, quite good but not close to what we know from Brittany. Very enjoyable though! It’s time to find our last camping spot of this trip, which turns out to be more complicated than expected as Akeora is actually quite a touristic town which means all the potentially good spots show “no camping” signs. Tired after the long drive of the day, we give up and decide to park on what looks like a public car park on the sea shore but showing the sign “private property”. Events will show this was a mistake… In the early morning lights, we hear a car that parks right next to the campervan and someone starts to bang loudly on the window. It turns out to be a Maori woman who starts a 10 minute shouting spree at us. She’s totally hysterical and goes on and on about why foreigners are not welcome in NZ, etc. We cannot even start to discuss which makes us smile at the situation which seems to be somehow ridiculous. Thank god it’s not our first encounter with Maori (and the other ones have been good ones!), otherwise we’d have mixed feelings on the locals. As we’re essentially nice people, we eventually decide to comply and move on to try and find another camping spot for the end of the night. We arrive back at Akeora and discover in the daylight that other campervans have stopped for the night right by a lagoon next to the city centre. This is where we’ll get another couple hours of sleep…

A notre second réveil (bien plus agréable que le premier), nous profitons de notre nouvel emplacement en bord de lagune pour prendre notre dernier petit déjeuner dehors. Puis nous repartons vers Christchurch à une heure de route où nous visitons le centre Antarctique. Christchurch est en effet l’aéroport de départ de la Scott Base (station néo-zélandaise) et également d’une autre base américaine. Le musée construit autour de l’aéroport offre une introduction à l’Antarctique très intéressante, présentée de façon moderne et interactive. Ainsi, nous commençons par prendre place à bord d’un véhicule Haggle (une espèce de petit char 4x4 monté sur chenilles qui fonctionne encore dans des températures extrêmes et qui peut franchir des crevasses, traverser des lacs et gravir des pentes très raides) pour faire un tour sur un circuit tout terrain spécialement aménagé. Le véhicule est vraiment inconfortable mais parfaitement capable de franchir les obstacles artificiels créés pour les touristes. Nous poursuivons la visite du musée par une « chambre froide » qui reproduit en quelques minutes une tempête de neige et fait tomber la température à -18° : heureusement, ils fournissent vestes polaires, gants et chaussons ! La journée ne serait pas complète sans quelques petits pingouins, ce qui tombe bien puisque le centre Antarctique recueille les pingouins blessés et nous pouvons assister au nourrissage quotidien. Le reste de l’exposition est extrêmement dense et varié et présente aussi bien l’histoire, la géologie, l’intérêt politique et les recherches scientifiques des différentes bases de l’Antarctique. Le moment délicat de la restitution du camping-car est ensuite arrivé et c’est à contrecœur que nous abandonnons ce qui fut notre maison pendant les 3 dernières semaines. Le changement est rude pour notre dernière nuit en Nouvelle-Zélande, près de l’aéroport dans un très bel hôtel… pour routiers, le seul à un prix acceptable sachant que nous devons nous lever à 5 heures le lendemain matin pour prendre l’avion direction Sydney… DSC08570The second time we wake up that morning is much more enjoyable and we can even have breakfast outside looking at the very quiet lagoon. We then drive back to Christchurch and we stop next to the airport at the Antarctic Centre. Indeed Christchurch airport happens to be the launch pad for US and NZ Antarctic expeditions. The museum offers a quite in-depth introduction to Antarctica and the works carried over there. We start the tour by a Haggle ride. This is some sort of 4x4 military caterpillar that can cross lakes, crevasses and climb super-steep slopes. The ride is very bumpy and not enjoyable but the purpose-built circuit offers all the hurdles you could encounter in Antarctica. We continue the visit with the blizzard simulation room in a giant freezer where snowstorms with temperatures reaching minus 18°C are recreated in a few minutes time – thank God they provided jackets, gloves and boots! A day in NZ would not be complete without a penguin sequence and the Antarctic centre is also a hospital for rescued penguins and we can watch the feeding time of the healing birds. The rest of the exhibition is rich and varied and ranges from history, to geology, politics and scientific research programmes carried in Antarctica. Now the time has come and we sadly need to bring back the keys of our campervan. It’s a bit of a shock when we reach the hotel where we’ll spend our last night in NZ before boarding our flight to Sydney very early the next day – it turns out to be a truckies place!!!

lundi 31 mai 2010

Kaikoura, seconde chance / Kaikoura, one more time

Nous entamons le lundi 29 mars une longue route entre Dunedin et Kaikoura. C’est en effet aujourd’hui que nous retournons à Kaikoura pour essayer d’y voir des cachalots, suite à notre échec de la semaine précédente (semi-échec seulement puisque nous avions quand même nagé avec les dauphins !). Pour couper un peu la route, nous nous arrêtons aux Moreaki Boulders, à une heure environ de Dunedin. Ces formations rocheuses aux formes sphériques presque parfaites sont le résultat de l’accumulation de sédiments autour d’un noyau de roche au fond des océans. Le jeu des marées découvre petit à petit ces rochers, ce qui donne l’impression qu’ils ont été posés sur la plage. Enfin c’est ce qu’on a compris… Notre prochaine pause est pour le déjeuner, dans la ville d’Oamaru, à encore une petite heure de plus sur la route. Nous arrivons finalement à Kaikoura en fin de soirée, après une longue journée de conduite bien fatigante mais qu’importe : le lendemain matin nous avons rendez-vous avec les cachalots, et l’excitation bat son comble dans le camping-car ! DSC08407On Monday 29th March, we’re on for a very long drive from Dunedin to Kaikoura. Tomorrow indeed is the back up date to hopefully meet the whales. On the way, we stop to observe the Moreaki Boulders. Their shape is nearly perfectly round for some geological reason which we are not too sure to understand… Something along the lines of accumulation of sediments on the seabed further strengthened and covered by other layers of sediments and later on unraveled by the tides over thousands of years. We continue driving up to Oamaru for a quick lunch break by another penguin colony and then we spend the rest of the day driving, arriving late in Kaikoura.  

Mardi 30 mars – le grand jour est arrivé ! Nous avons rendez-vous à 7h15 et avons passé la nuit sur le parking de l’agence qui nous emmène voir les cachalots pour minimiser le temps de trajet (bon en plus il se trouve que le parking est face à la mer sur une très belle plage, ce qui ne gâche rien…). Bonne nouvelle pour commencer : les conditions de la journée sont bonnes. Les baleines ont été observées au cours des jours précédents près des côtes et le vent est retombé (même si nous sommes prévenus dés le départ que la mer sera bien agitée et qu’il vaut mieux prendre des médicaments anti-mal de mer). Très vite après le départ, la guide nous annonce que le capitaine a repéré un cachalot grâce à l’hydrophone (un micro qui filtre les sons qui se propagent dans l’eau). La force du signal captée par l’hydrophone permet au capitaine du bateau de se rapprocher dans la zone où doit se trouver normalement le cachalot.  Nous partons alors à la recherche du cachalot, attendant qu’il remonte à la surface pour se reposer et reprendre son souffle. En moyenne, le cachalot plonge pendant 45 minutes au fond de la mer pour se nourrir et remonte à la surface pendant 10-15 minutes avant de replonger. Conformément aux prévisions la mer est très agitée et le trajet vers la zone où se trouve le cachalot est fatal pour nombre de compagnons de voyage. Ils sont nombreux à ne pouvoir profiter du spectacle offert par les albatros qui volent à proximité du bateau car ils ont le nez au fond du sac en papier… Une fois sur la zone, tous les passagers sont mis à contribution pour essayer de localiser le cachalot. Le but est de repérer comme un jet d’écume projetée lors de l’expiration du cachalot. DSC08428Another early wake-up awaits us on Tuesday 30th March. We are booked on the first boat of the day and therefore spend the night next to the offices of the company to maximize our sleeping time. The good thing is that it sits right by the seashore, which makes it not a bad free camping spot after all… We’re happy to hear that a sperm whale was seen in the past few days around Kaikoura Canyon and, although the sea will be rough, we can board our boat on time to head to the canyon. Shortly after we set off, the captain lets the passengers know that he localised a sperm whale thanks to the hydrophone on board. As the whales communicate largely with sounds, the crew uses a microphone that can detect sounds underwater. The louder the signal, the closer the whale… That’s a good start. Now we sail towards the zone where the captain thinks the whale should be feeding. In line with the forecast, the sea is quite rough and there are a good number of our fellow passengers who cannot enjoy the ride with albatrosses and giant petrels flying around because they’re too busy targeting their sick bag…When we get to the zone, we need to wait for the sperm whale to surface. On average it can stay 45 minutes in a deep dive to feed and will surface for about 15 minutes to rest and breathe. Everyone takes part in the initial whale spotting. The game consists of seeing the white blow as the whale exhales.   DSC08467Fred est parmi les premiers passagers à repérer le souffle. Nous faisons alors connaissance avec Tiaki, un cachalot résident du canyon de Kaikoura, remonté se reposer à la surface se reposer. Tout le monde sur le bateau reste bouche bée (et le doigt sur la gâchette de l’appareil photo) devant un tel spectacle de la nature. Chacun garde sans doute en tête qu’il s’agit d’une espèce qui a failli disparaître et qui se trouve encore en grave danger, et réalise la chance qu’il a d’observer un géant des mers à moins de 15 mètres du bateau. Peut-être sommes nous sensibles à ce spectacle car il nous invite aussi à nous interroger sur notre responsabilité à préserver l’environnement dans lequel nous vivons. Il est troublant de savoir qu’au siècle dernier l’abondance de mammifères marins dans ce même canyon avait fait de Kaikoura un centre baleinier et que des milliers de baleines y ont donc été massacrées… Après nous avoir offert ce spectacle pendant une dizaine de minutes, Tiaki prend son souffle pour retourner manger et plonge la tête la première jusqu’au plus profond du canyon, nous laissant admirer au passage les courbes de son corps et la taille gigantesque de sa queue. DSC08474Fred is one of the first passengers to spot the blow. And here comes Tiaki, a resident sperm whale of the Kaikoura canyon, floating on the surface to rest. Everyone on board the boat remains silent, staring at this massive creature. We can clearly hear the sound of the camera shutters clicking though… Everyone is probably amazed to stand so close (just 45 feet away) to this whale that almost disappeared over the last century and remains highly endangered. One might also wonder about our own responsibility in conserving the environment we live in. Indeed, it is disturbing to remember that, because of the abundance of sea life by the canyon, Kaikoura used to be a whaling station, which means thousands and thousands of whales have been slaughtered there in the 19th Century. After a good 10 minutes rest, Tiaki holds his breath and deep dives head first, offering us magnificent views of the shape of his body, and especially his gigantic tail.  

Nous disposons maintenant de 45 minutes environ avant que Tiaki ne remonte, temps que l’équipage met à profit pour aller observer des Dusky Dophins un peu plus près des côtes (les mêmes dauphins que ceux avec lesquels nous avions nagé la semaine précédente). Nous en profitons pour refaire quelques belles photos des dauphins et une fois de plus prendre plaisir à les regarder jouer et répéter leurs plus beaux sauts plusieurs fois de suite devant le bateau. Mais nous n’avons tous qu’une chose en tête : vite retourner au large, pour être là quand Tiaki va ressortir et pouvoir une deuxième fois jouir du privilège de pouvoir observer un cachalot à l’œil nu. Tiaki revient, fidèle à son poste. Il semble assez indifférent à la présence de bateaux autour de lui et se repose paisiblement. Les réactions sont les mêmes que la première fois, l’émotion faisant peut-être peu à peu place à la raison et nous prenons plus le temps de vraiment observer ce cachalot plutôt que de multiplier les mêmes photos. Après les 10 minutes réglementaires, Tiaki s’apprête à retourner manger et nous offre cette fois-ci un plongeon parfait, digne des plus belles photos, comme un film au ralenti, en direct devant nous. Nous rentrons le sourire aux lèvres au port, encore émus de cette belle matinée et de l’expérience que nous venons de vivre. Il va sans dire que cela valait mille fois la peine de remonter jusque Kaikoura une deuxième fois et de faire la longue route de la veille. C’est un spectacle unique (cela dit nous espérons bien pouvoir le revivre prochainement, notamment en Afrique du Sud) et restera sans aucun doute l’un des points forts de notre voyage. DSC08489This means that we now have about 45 minutes before Tiaki surfaces again. The crew wants to make the most of this time by sailing towards the coast where a Dusky dolphins’ pod has been spotted playing as they always do. This is another opportunity for us to take good snapshots of these acrobatic animals and we enjoy this second session with the dolphins probably as much as the first one last week! However we all have one thing in mind: be back on time to see Tiaki when he surfaces again. On schedule, he’s back after 45 minutes or so, and we can enjoy another session on his side – spending more time actually looking at him rather than multiplying the same pictures. He is really big! He does not seem to mind at all us being there staring at him. After 10 minutes he must feel hungry again and dives down again, this time offering us the perfect dive, like a movie in slow motion, but it’s real, it’s live and it’s right in front of us. We sail back to the harbour with a bright smile on our faces. It was definitely worth the long drive. Although very simple in form, it is a really unique experience (even though we hope to witness at least one more time in South Africa) and will undoubtedly remain one of the highlights of our trip. DSC08536-seq3

dimanche 9 mai 2010

Otago Peninsula

Nous réveillant d’une nuit tranquille et seuls au monde perdus au bord d’un champ, nous reprenons la route le matin du dimanche 28 mars direction Dunedin, l’Edinburgh du Sud comme on la surnomme. C’est une ville dont les premiers habitants étaient écossais et qui a soi-disant gardée un grand héritage écossais. Dans la réalité, le bar à whisky qu’on avait repéré est fermé et lorsqu’on discute avec les locaux, il est clair qu’ils ne se sentent pas écossais du tout ! De toute manière, la vraie raison de notre visite est tout autre : aux portes de la ville se trouve une magnifique réserve naturelle, la péninsule d’Otago, particulièrement connue pour ses pingouins et albatros. Un endroit à ne pas manquer !  DSC08282 We take the road on Sunday 28th March, after a lovely night in the middle of nowhere on our own and we head for Dunedin, Edinburgh from the South as they call it. It was first inhabited by Scottish people and allegedly has a strong Scottish heritage. However the whisky bar we came for is closed and when we chat with locals, it is very clear they don’t consider themselves Scottish at all! Anyway, that’s not the reason we’re here. Right next to the city, there is a huge wildlife reserve called the Otago Peninsula, especially famous for its penguins and albatross. Something we would not miss for the world!  DSC08304Nous commençons notre promenade par la Penguin Place, un bel exemple de prise de conscience par la population locale de la nécessité de sauvegarder certaines espèces animales en danger. Voici pour la petite histoire : un beau jour, un fermier découvre que quelques couples de Yellow Eyed Penguins (des pingouins très rares) ont établi leur nid sur la plage appartenant à son domaine agricole. Plutôt que de les chasser ou de les ignorer, le fermier décide au contraire de les protéger et d’encourager l’agrandissement de la colonie. Pour cela il développe un centre que les touristes pourront visiter et construit de très beaux observatoires reliés entre eux par des tranchées, grâce auxquels les visiteurs peuvent voir les pingouins sans être vus et donc sans les déranger. Nous avons la chance d’apercevoir 3 couples en train de muer car c’est la période (cela donne une apparence assez marrante aux pingouins dont le corps est du coup recouvert d’un mélange entre leur peau lisse habituelle et une véritable fourrure de poils) ainsi que quelques Blue Penguins, une autre espèce de pingouins très rare, qui sont eux blottis dans des tout petit nids construits spécialement pour leur petite taille (les plus petits pingouins du monde). Les pingouins ont bien choisi l’emplacement de leur colonie, sur des collines face à l’Océan Pacifique ! Nous finissons le tour de la colonie par une visite de l’hôpital où arrivent les pingouins blessés ou les jeunes de l’année un peu maigres et devant être engraissés avant le grand départ de la colonie. Cela augmente significativement leurs chances de survie.DSC08324DSC08302Our visit starts at the Penguin Place, the perfect example of how local people can get involved in conservation and do it well. Here is the story: one beautiful day, a local farmer finds out that a few Yellow Eyed Penguins (quite rare species) are living on the beach within its farm. Instead of ignoring them or even worse kicking them out, the farmer decides instead to protect them and encourage them to grow the colony. He starts building the centre that we can visit today, with clever observatory posts where visitors can see the penguins without being seen by them, hence without disturbing them. We’re lucky enough on that day to see 3 couples of penguins, currently moulting, which makes their body half sleek as they usually look and half furry – very cuteJ We also see some little Blue Penguins (another rare species) moulting as well in their nest. They are the smallest penguins in the world! Looking around us, we also think that penguins have good taste when it comes to choosing a place to live: their nests are high up on the hills, facing the Pacific Ocean… We finish the tour with the hospital where they collect injured penguins but also young ones who are not big enough to make it to the sea yet and need a bit more food before they do so to make sure they survive this big step in their lives. DSC08336 Notre deuxième arrêt sur la péninsule d’Otago est l’Alabtross Centre. C’est la seule colonie au monde qui ne soit pas sur une petite île perdue au milieu de l’Océan (nous considérons la Nouvelle-Zélande comme une grande îleJ). Elle accueille le Southern Royal Abatross. Les petits de l’année sont déjà un peu grands et leurs parents les laissent seuls parfois des jours entiers pour aller pêcher. Lors de notre visite, un couple de parents est de retour pour nourrir leur petit. Il est très rare que les deux parents reviennent au même moment, nous sommes décidément très chanceux aujourd’hui ! Sans compter les nombreux albatros qui passent tout près du centre en volant, nous laissant voir de près leur beau vol et leur incroyable envergure. Ce sont des machines de compétition, et il leur semble d’ailleurs bien difficile d’atterrir pour nourrir leur petit, comme si la machine était trop difficile à manœuvrer…  DSC08377 DSC08350We continue our visit of the Otago Peninsula with the Albatross Centre, which is the only mainland albatross colony in the world! The birds we can see there are the Southern Royal Albatross and the chicks of the year have already grown up quite a bit, at least enough to be left alone during the day while their parents go at sea to catch some fishes and then feed them. We’re lucky enough during our visit to witness both parents feeding one of their chicks – at this time of year it’s very rare to see both parents coming back to the colony at the same time. In addition, there are many other albatrosses flying above the colony and giving us great pictures opportunities. We can appreciate how big their wingspan is! It seems to be quite tricky for them to land, as if they were such high tech flying machines that they could not really manoeuvre their machineryJ  DSC08338Le dernier arrêt nature de la journée est pour les Blue Penguins (les même que ceux que nous avons aperçus à la Penguin Place). Ils ne sont normalement pas sur terre la journée mais en mer pour pêcher (ceux qu’on a vus ne pouvaient pas aller en mer car ils étaient encore en train de muer et leurs plumes n’étaient donc plus imperméables). Timides et méfiants des prédateurs, ils ne rentrent au nid qu’une fois la nuit tombée, ce qui rend leur observation pour le moins difficile. Nous voici donc partis pour une attente de plus d’une heure, dans le vent et en ayant bien froid, et à la fin dans le noir, à la seule lueur de la pleine lune. Nous commençons à nous demander pourquoi nous sommes là lorsque nous apercevons finalement sur la plage 4 petites ombres qui se rapprochent de nous. Vus leur taille, la moindre pierre est un obstacle et il leur faut pas mal de temps pour regagner leur nid. Nous n’avons pas la patience d’attendre qu’ils passent devant nous (de toute façon, les aurions-nous vus ?) et repartons vers 21h30 pour trouver un camping où passer la nuit.DSC08381The last wildlife watching activity of the day is for the Blue Penguins (the same ones as those we saw at the Penguin Place). Usually, they spend the daytime at sea fishing and only come back after dark (those we saw at the Penguin Place were moulting and could not go at sea since their fur was not waterproof yet). We therefore wait for quite some time that night comes, and it gets very chilly. Just as we start to wonder what the hell we’re doing here, we manage to guess 4 little shapes on the beach, slowly walking towards the hill where we stand. Because of their tiny size, each rock is a huge obstacle for them. We’re not patient enough to wait for them to come all the way to where we stand (anyway we can’t see anything outside so probably would not see them) and leave for Dunedin where we’ll find a camping place to spend the night.