mercredi 31 mars 2010

Découverte de la vile : Rio 1ère prise

Le vendredi 12 février au soir, après notre journée à Ouro Preto, nous prenons un bus de nuit vers la ville mythique de Rio de Janeiro. La nuit est difficile car nos compagnons de bus n’ont pas très envie de dormir et parlent à voix haute, sans compter les nombreux arrêts du bus et la conduite brusque du chauffeur… Nous arrivons au petit matin (6h45) à Rio et découvrons dans le taxi cette belle ville en bord de mer. Ce samedi marque le début du carnaval – qui va durer 5 jours entiers, les lundi, mardi et mercredi de la semaine suivante étant fériés ! – et bien que la ville dorme encore, il y a déjà pas mal d’embouteillages et on peut palper l’atmosphère festive qui s’installe (on découvrira par la suite qu’elle quitte rarement Rio).

Nous retrouvons nos hôtes pour quelques jours, Nicolas et Cécile (amis de Fred d’HEI) qui ont la gentillesse de nous recevoir chez eux, à Leblon. Leur appartement est très agréable, spacieux avec une terrasse et vue sur la mer. Le mieux de tout : nous avons notre propre chambre, nous pouvons y laisser nos affaires. Un luxe que nous avions oublié et qui nous fait vraiment plaisir !

P1060742P1060744 Nico et Cécile nous ont concocté un bon petit programme de visites et nous commençons directement avec un petit déjeuner dans le café d’un beau musée au pied du Corcovado, la colline qui abrite le fameux Cristo Redentor. Evidemment, nous enchaînons ensuite sur ce point fort de toute visite à Rio mais, weekend du carnaval oblige, les touristes sont là en masse et nous devons patienter 2 heures avant de pouvoir monter admirer la vue de Rio depuis le Cristo (prononcer Crichtou). Nous partons alors nous promener sur la plage de Botafago, sur les bons conseils de Nico et Cécile. Il est très agréable pour nous de pouvoir nous « reposer » ainsi sur les experts sans avoir à regarder notre guide de voyage constamment… La température ambiante avoisine les 35° et les garçons craquent assez vite pour une noix de coco fraiche en bord de plage. Nous regagnons ensuite le train à crémaillère du Corcovado pour monter au sommet. Le Corcovado marque l’extrémité d’un parc naturel aux portes de Rio, un résidu de Mata Atlantica. Le train traverse donc cette petite jungle avant de déverser son flot de touristes sur la plate-forme où est posée l’imposante statue du Christo. La vue de la ville 360° est fantastique. Le ciel est dégagé est Nico peut nous montrer leur appartement à Leblon, le Pain de Sucre, le centre des affaires où il travaille et bien sûr – essentiel à Rio - les plages d’Ipanema, Copacabana, Botafogo (où nous étions juste avant). La vue porte jusqu’au stade mythique de Maracana sans oublier le Sambodromo (nous y reviendrons pour la partie Carnaval !), bref tout Rio s’offre à nous (et aux dizaines de touristes qui s’agglutinent aux pieds du Christo). A intervalles réguliers des hélicoptères viennent bourdonner autour du sommet pour une vue imprenable sur la statut et Rio à ses pieds. Non seulement la vue du sommet est magnifique mais le Christo de 30 mètres qui étend ses bras sur la ville ajoute une dimension supplémentaire à la visite. P1060777 P1060768 Après une bonne heure en haut, nous allons rejoindre Cécile à l’appart’ où nous nous posons pour une courte sieste avant d’attaquer le premier Blocos de Carnaval. En dehors de la compétition officielle des écoles de samba, des groupes de chaque quartier organisent des blocos qui sont des défilés de carnaval avec une batteria et un char de sono auxquels tout le monde peut se joindre. Pour notre premier blocos, nous rejoignons le blocos d’Ipanema qui défile sur le front de mer, à quelques rues de chez Nico et Cécile. La foule est très compacte et festive. La température monte rapidement et nous contribuons à faire la fortune des vendeurs de boissons ambulants. Très vite nous réalisons que le Carnaval est non seulement un grand défouloir pour les brésiliens, mais c’est peut-être et surtout une formidable ressource économique, tout le monde en profite, de l’hôtelier au chauffeur de taxi en passant par les baby-sitters sans oublier bien entendu les vendeurs ambulants ! Bien que fraîches, boissons ne font pas descendre la température dans les rangs serrés du blocos qui avance au rythme de la samba. Nous abandonnons donc le défilé pour aller nous baigner sur la plage d’Ipanema que longe le blocos. L’eau à 23°C nous rafraîchit finalement…un peu trop au goût des nouveaux cariocas qui se plaignent que l’eau est vraiment froide…l’hiver arrive ! Une fois à l’eau nous comprenons mieux l’origine du nom de la plage d’ « Ipanema » qui signifie « eaux dangereuses » pour les indigènes. En effet les vagues sont vraiment puissantes et il est facile de perdre l’équilibre. Pour peu qu’une deuxième puis une troisième vague viennent éclater alors…et les conséquences peuvent être très vite très graves ! Heureusement rien de tout cela pour nous et nous rentrons à l’appart nous changer avant d’aller dîner sur la bute de Santa-Teresa. C’est un quartier qui était résidentiel au début du 20ème siècle grâce au tramway et qui peu à peu est tombé en désuétude dans les années 60-70 avant de trouver un nouveau souffle dans les années 2000. C’est maintenant un quartier de bars, de restaurants et de clubs de samba où sortent les cariocas. Nico et Cécile connaissent les bonnes adresses pour faire découvrir les spécialités locales aux visiteurs et ils nous emmènent donc manger une feijoada qui est le plat typique du Minas Gerais. C’est un plat de porc mijoté servi avec du riz, des haricots rouges, un peu de choux et quelques quartiers d’oranges. C’est un plat rural qui tient au corps mais en dépit de la chaleur il nous fait le plus grand bien.

Dimanche 14 février, nous commençons la journée par une petite balade tous les deux sur les plages de Copacabana , Ipanema et Leblon. Les cariocas vivent à la plage et dès le dimanche matin les plages sont bondées ! Tout le monde se retrouve à la plage, des enfants des favelas aux personnes âgées et aux habitants des quartiers plus aisés.

Après un déjeuner « à la maison », nous partons rejoindre le blocos de Leblon. L’ambiance est très différente de la veille, tout aussi festive et bon enfant, beaucoup plus familiale et un peu moins gay ! Le blocos est celui d’une école de samba d’une favela sur les hauteurs de Leblon. Après avoir suivi le défilé pendant une bonne heure, toujours au rythme de la samba jouée par la batteria, nous continuons le long de la plage jusqu’au rocher d’Aporado, au bout d’Ipanema, juste avant Copacabana. Nous pouvons alors profiter d’un panorama extraordinaire : sur notre gauche la plage de Copacabana, sur notre droite celles d’Ipanema et de Leblon, et en face, les îles de la baie de Guanabara. Lorsque nous souhaitons prendre un taxi pour rejoindre l’appartement, nous nous rendons compte que le carnaval bat son plein et qu’il est impossible de se déplacer en taxi dans la ville. Contraints, nous décidons alors de déguster une caïpirhiňa dans un bar de rue dans Ipanema, avant de rejoindre Leblon pour un dîner tranquille à l’appartement.

dimanche 21 mars 2010

Ouro Preto, l’or du Brésil

Notre programme du vendredi 12 février est des plus calmes et simples : nous allons visiter la ville d’Ouro Preto (prononcer Ourou Pretou), la ville du Brésil dont l’architecture coloniale est la mieux conservée. La ville fut la capitale du Minas Gerais pendant la ruée vers l’or, au 17ème siècle. Toute activité aurifère a cessé depuis presque 2 siècles et la capitale de l’état fut transférée à Bello Horizonte ce qui a permis à l’architecture d’Ouro Preto de ne pas être transformée par le développement nécessaire d’une capitale. Aujourd’hui quelques anciennes mines d’or peuvent encore être visitées...et sans surprise Fred voudra visiter l’une d’entre elles !

P1060691-pan1 Notre hôtel se trouve près de la gare routière, sur les hauteurs de la ville, ce qui nous offre une très belle vue globale en introduction de notre visite. Il est déjà possible d’apprécier la quantité d’églises qui ont été construites dans cette petite ville. La première que nous visitons a été construite par les esclaves noirs pour les esclaves noirs. Toutes les autres sont aussi très belles, avec pour attrait principal l’architecture et les sculptures de l’Aleijandinho, un sculpteur fils d’un militaire portugais et d’une esclave noire qui a laissé son empreinte reconnaissable dans la ville et les églises du Minas Gerais.

P1060704 L’ancienne mine d’or que nous visitons est celle de Chico Rei (le petit roi). C’est la mine dans laquelle un chef de tribu africain – capturé avec toute sa tribu et vendu comme esclave au Brésil - a réussi, grâce a son dur labeur au fond de la mine, à racheter sa liberté ainsi que celle de tous les membres de sa tribu et à recréer au beau milieu du Brésil sa tribu africaine avec tous ses rites et traditions. Après cet épisode, le roi du Portugal décida de supprimer la possibilité pour les esclaves de racheter leur liberté…

Les rues de la ville d’Ouro Preto sont presque toutes pavées et très escarpées, ce qui rend rapidement la visite fatigante. Cependant le souvenir qui nous reste de la ville est celui d’un endroit de toute beauté, témoin d’une autre époque, comme un moment d’histoire conservé miraculeusement. Ouro Preto est aussi le premier endroit où nous sommes initiés au Carnaval à la brésilienne. En effet, nous quittons la ville le vendredi soir 12 février et les 5 jours suivants sont fériés pour le Carnaval. Le vendredi de notre visite toute la ville s’affairait à finir les chars du défilé, monter des buvettes et à les tester !

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Qui a vu le loup ?

Nous enchaînons les 6 heures de route pour rentrer du Pantanal à Campo Grande avec un bus de 23h vers Belo Horizonte, dans le Minas Gerais, au centre du Brésil. Cela n’étant pas encore suffisant, lorsque nous arrivons à Belo Horizonte à 21h le mardi 9 février, nous décidons d’enchaîner directement vers Ouro Preto, notre destination finale, à encore 2h de route. Nous arrivons finalement à 1h30 du matin à Ouro Preto après 36h de voyage et passons une nuit merveilleuse dans un vrai lit, pour la première fois depuis plusieurs jours… A ce jour, les 36h de bus constituent encore notre record de bus !

DSC07077 Le lendemain, nous reprenons un autre bus vers Santa Catarina, à 3h de route, pour rejoindre le parc de Caraças, connu pour abriter une ancienne abbaye dont l’un des prêtres s’est mis il y a quelques années à nourrir les loups à crinière qui résident dans la forêt environnante. Il est apparemment possible de les observer venir manger dans une gamelle à la nuit tombante tous les soirs… Cela suffit amplement pour nous donner un peu de force et de motivation et reprendre encore un bus après notre périple de la veille ! En arrivant nous sommes tout d’abord surpris par la taille et la beauté de l’abbaye. Elle vaut largement le détour à elle seule ! Nous arrivons en fin d’après-midi, donc passons assez vite à table et allons nous positionner pour observer les loups. Tout le protocole est en place : le prêtre met dans la gamelle les restes de poulet et légumes de la veille, frotte la gamelle sur le sol car les loups reconnaissent ce bruit, et nous invite ensuite à nous asseoir autour de la cour et attendre. Ce que nous faisons pendant très longtemps – 2h50 pour Nat et 3h20 pour Fred. Malgré toute notre bonne volonté nous abandonnons cependant, appelés par le sommeil (Fred aura quand même été le dernier de tous les invités à rester debout – belle performance). Nous nous endormons déçus, mais c’est la nature… Il est quand même frustrant de savoir que les loups viennent normalement tous les soirs (selon le prêtre). De magnifiques photos en témoignent. Nous devrons nous en contenter !

DSC07053 Le lendemain, nous compensons notre déception par une belle randonnée dans le parc naturel qui entoure l’abbaye. C’est notre première marche en forêt tropicale (Mata Atlantica pour être précis) et nous apercevons un singe dés le début de la marche. Nous pensons alors que la forêt va nous offrir une faune incroyable – mais ce sera en fait le seul animal que nous verrons de la promenade… Elle fut cependant très agréable, et nous quittons en début d’après-midi l’endroit avec de très bons souvenirs même si nous n’avons pas vu de loup…

Le Pantanal, la plus riche réserve de faune du Brésil

Après notre visite du parc d’Iguazu sur la frontière argentino-brésilienne, notre prochaine étape va nous emmener au Brésil proprement dit. Nous prenons donc un bus depuis Foz do Iguazu jusque Campo Grande, porte d’entrée du Pantanal. C’est notre premier bus brésilien après plus d’un mois de bus argentins et le choc est rude : il n’existe pas de catégorie Cama (ou très rarement), le bus s’arrête toutes les heures (avec lumières allumées) et les gens sont très très bruyants. Rien à voir avec la qualité et le confort du côté argentin !

Nous arrivons tout de même sains et saufs à Campo Grande où nous nous attendons à rencontrer une horde de rabatteurs d’agence de voyage en recherche de clients. Quel surprise en découvrant un terminal de bus neuf, moderne mais… vide. Nous trouvons finalement une agence de voyage qui nous propose un séjour de 4 jours et 3 nuits sous tente dans une ferme du Pantanal. Sûrs de nous, nous refusons de signer avant de pouvoir comparer leur offre à celle des concurrents, mais nous découvrons assez vite qu’ils ont le monopole du marché… Les choses s’expliquent par la suite : le terminal où nous étions arrivés avait été inauguré il y a 5 jours seulement et les agences n’avaient pas encore eu le temps de relocaliser leur bureau depuis l’ancien terminal…

Nous partons donc en expédition pour 4 jours avec cette agence, avec pour compagnons d’aventure un couple d’anglais d’une trentaine d’années, en tour du monde eux aussi, et un autre couple d’israéliens, en vacances pour 3 mois en Amérique du Sud. Le voyage jusqu’au lodge nous a paru interminable (il a duré quand même 6 heures) sous une chaleur de 35° et à changer de véhicule 3 fois au cours du voyage… D’abord en mini-bus puis en camion/pick-up et enfin en tracteur pour le dernier kilomètre, seule façon de traverser les chemins les plus inondés. En effet, à cette période de l’année, tout le Pantanal est sous les eaux ! C’est une zone marécageuse qui est inondée 6 mois par an, de décembre à juin. Nous sommes finalement arrivés au lodge Santa Clara en fin de journée du vendredi 5 février, et nous avons découvert un endroit très agréable, avec même une petite piscine ! La formule que nous avions réservée nous offre un logement en tente, ce que nous trouvons d’abord assez excitant dans un lodge en plein milieu d’une réserve animalière. La première nuit nous a cependant très vite fait comprendre que les tentes manquent cruellement d’air conditionné et qu’il est très difficile (voire impossible) d’y trouver le sommeil…Il y fait 39°C et l’hygrométrie avoisine les 90% !

1 2 Le lendemain matin, samedi 6 février, nous nous réveillons malgré tout très excités par notre première journée dans le Pantanal. Nous avons brièvement rencontré notre guide la veille au soir et il nous a expliqué le programme des jours à venir (notre première impression ne fut pas des meilleures quant à son professionnalisme après qu’il ait dû s’y reprendre à plusieurs fois avant de nous établir un programme cohérent, alors que les activités sont les mêmes pour tous les groupes…). La première activité de la journée est la pêche au piranha, ce qui peut sembler très excitant au premier abord, mais qui nous laissait plutôt perplexe car le commentaire du guide la veille à ce propos avait été : « il ne sert à rien d’essayer de pêcher un piranha en ce moment car le niveau des eaux est trop haut et les chances d’en attraper sont infimes ». Allez savoir pourquoi cette activité était malgré tout restée au programme… Le lieu de pêche se trouve sur l’ancien terrain de camping du lodge (notre terrain de camping est en fait un nouveau terrain car l’ancien a été complètement inondé). Il est amusant d’observer les chaises longues, parasols et autres baby-foot les pieds dans l’eau… Comme nous le craignions, la pêche n’est pas fructueuse et nous abandonnons tous assez vite, chacun notre tour (Fred étant sans surprise le dernier à abandonner…). Pour nous remonter le moral, notre guide nous propose alors de faire du « tubing », c’est-à-dire se laisser emporter par le courant de la rivière agrippés à une chambre à air de pneu de tracteur. L’activité est nouvelle pour nous, quoique peu aventureuse, et compense en partie notre pêche infructueuse. Ca nous permet aussi de nous « rafraichir » quoique la température de l’eau soit bien supérieure à 25°C sous le soleil ardent du Brésil!

3 4 Après le déjeuner, nous expérimentons notre premier orage tropical. Nous avons tout juste le temps de ranger nos affaires hors de la tente pour nous garantir une nuit sèche avant que l’orage n’éclate vraiment. Malheureusement pour Fred il est trop tard – il se fait piéger par les trombes d’eau pendant qu’il transportait les affaires en lieu sec, il est tout mouillé. Du coup il plonge dans la piscine sous la pluie– après tout, trempé pour trempé… Une fois l’orage terminé, nous sommes prêts pour la seconde activité de la journée : la ballade en bateau. C’est de loin la plus réputée de toutes (et à raison comme nous allons le découvrir). Nous apercevons dés le début et avec grande facilité nos premiers caïmans. La seule ombre au tableau est qu’ils se trouvent à l’endroit même où nous essayions d’attraper des piranhas plus tôt ce matin… Il est certainement préférable que nous ne découvrions cela qu’après avoir traîné ici les pieds dans l’eau ou alors nous n’aurions probablement pas accepté de participer à l’activité (sans parler du « tubing » où nous nagions en fait en plein milieu des caïmans… notre guide nous explique alors que les attaques envers les Hommes sont rares et que pour les provoquer, il faut littéralement marcher sur un caïman !). Le tour en bateau nous permet aussi d’observer quelques singes en liberté – ce qui est finalement assez rare (en tout cas pour nous) et ce qui nous rend tous les deux très heureux, à les voir ainsi jouir de la forêt à leur gré, contrairement à ceux que nous avons l’habitude de voir dans des zoos. Nous avons même la chance de voir une maman et son bébé ! Enfin, il va sans dire que nous observons un nombre inimaginable d’oiseaux pendant cette ballade, notamment de nombreux martins-pêcheurs.

5 6 7 De retour au lodge, l’aventure n’est pas terminée. Nous découvrons en effet très vite que l’endroit est en fait une arche de Noé : ils récupèrent tous les animaux abandonnés ou blessés à cause des inondations. Les derniers rescapés sont un bébé daim et un bébé armadillo. Inutile de vous dire qu’ils deviennent très vite les coqueluches du lodge… Nous recevons également la visite de deux magnifiques aras rouge (le père et le fils), très dociles et clairement habitués aux humains. Un peu plus sauvage, un toucan fait également son apparition pour la plus grande joie des photographes. Enfin, le lodge abrite également une famille de pécaris (petits sangliers sauvages) apprivoisés qui traînent autour des tentes et qui ont très vite déniché la boîte de chocolats Dalloyau rapportée par Marylise et Gilbert depuis la France. Heureusement que nous étions là pour sauver les chocolats ! Clairement, ces sangliers ont du goût !

9 10 11 Après une deuxième nuit légèrement meilleure que la première car l’orage a fait baisser la température de quelques degrés, nous nous levons aux aurores pour un jeep safari. Nous ne savons pas encore que notre groupe s’est agrandi aujourd’hui d’une famille brésilienne (les parents et leurs 2 enfants) ce qui veut dire du retard et du bruit (les agences touristiques conseillent aux étrangers de ne pas voyager au Pantanal avec des brésiliens car leur bruit fait fuir la faune sauvage…). Effectivement ils arrivent plus d’une demi-heure en retard au rendez-vous (quand il est 7h du matin, ça fait une différence…) et ils n’arrêtent pas de parler pendant tout le tour en jeep… Heureusement le bruit de la jeep est tel que les animaux étaient déjà partis avant qu’on arrive de toute façon ! Nous avons quand même pu observer encore quelques caïmans (jacaré de leur petit nom brésilien), des caipibara (énormes rongeurs présents en Amérique du Sud), une bande de coatis, des armadillos, un troupeau de pécaris sauvages (plus dangereux selon les locaux qu’un jaguar car en groupe ils ne craignent pas l’Homme et n’hésitent pas à charger) et encore plein d’oiseaux. Evidemment ce que nous attendions tous (en plus du majestueux jaguar), c’était de voir un anaconda. Malgré nos efforts pour en apercevoir un, nos recherches ont été infructueuses… Les guides disent que les cinq animaux les plus difficiles à apercevoir sont le jaguar, l’anaconda, le tapir, le fourmilier et le puma. Nous n’en aurons vu aucun… La ballade en jeep, sur la seule route praticable de la région (du fait des inondations) a été bien éprouvante car les conditions de la route étaient très difficiles et nous sommes tous bien contents de rentrer au lodge même si nous aimerions encore voir plus d’animaux…

12 13 14 Après un peu de repos et un bon déjeuner, le même scénario que la veille se produit avec un gros orage tropical qui éclate sur les coups de 15h. Il a l’air plus violent cette fois et nous nous abritons à l’intérieur du bâtiment principal après avoir évacué toutes les tentes. Après 10 minutes nous ressortons et assistons à un spectacle incroyable : l’orage a été si violent qu’il a renversé un gros arbre en plein milieu de lodge, juste au bord de la piscine. Heureusement il n’y a pas eu de gros dégâts (autre qu’une coupure d’électricité prolongée), mais il est difficile de croire que l’orage ait pu abattre cet arbre si rapidement…

15 Remis de nos émotions, nous partons en ballade à cheval au milieu des champs inondés. Les chevaux sont très dociles, évidemment se bagarrent un peu entre eux mais rien de trop, et surtout nous permettent de nous approcher plus près des animaux sauvages qui sont bien moins craintifs des chevaux que des humains. Pour ajouter un peu de piment, nous « naviguons » à cheval puisque les chevaux ont de l’eau jusqu’au ventre, et donc nous les étriers dans l’eau ! Tout cela rend le moment très agréable, sans parler des magnifiques paysages dont nous pouvons profiter bien plus paisiblement qu’en jeep !

16 Notre dernière nuit au lodge ne sera pas en tente car l’orage a été bien trop violent pour le terrain de camping et nous sommes donc tous relogés dans l’urgence dans les dortoirs disponibles. Nous nous réjouissons d’abord de ce nouveau « luxe » de dormir avec l’air conditionné mais déchantons lorsque nous découvrons que notre chambre se trouve juste en face du groupe électrogène qui va tourner toute la nuit puisqu’il n’y a plus d’électricité… De toute façon la nuit sera courte car nous avons décidé de nous lever à l’aube pour observer le lever du soleil. Avant de nous coucher, nous partons avec notre guide et nos torches observer les caïmans qui rodent. L’avantage des inondations c’est que nous n’avons pas besoin de marcher loin avant d’en trouver. Il est amusant de les voir de nuit car nous ne voyons en fait que leurs deux yeux jaunes brillants qui reflètent la lumière de la torche. Les eaux qui entourent le lodge ne sont pas infestées de caïmans mais il ne nous faut guère plus de 5 minutes de recherches pour voir le premier !

17 18 Au petit matin (5h45…) nous partons pour une marche de 2h au lever du soleil. Nous observons alors beaucoup de daims sauvages, des ñandus (sorte d’autruche), une famille de singes et aussi un petit serpent vert fluorescent qui s’échappe quasiment sous nos pieds à notre passage. A notre retour au lodge à 8h, le soleil est déjà très chaud et nous profitons de nos derniers moments dans les hamacs disposition. Avant notre départ, nous faisons le plein de faune avec une séance photo avec le bébé daim, un faucon apprivoisé qui vient manger dans les cuisines et le ara rouge résident. Notre beau séjour au Pantanal s’achève par la vue d’un couple de aras bleus qui nous saluent alors que nous prenons la route du retour.

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samedi 6 mars 2010

Impressions Argentine

L’Argentine est le pays où nous avons passé le plus de temps depuis le début du voyage, en tout un mois entier (sans compter la semaine de parapente à venir en mars). Comme tant d’autres pays d’Amérique du Sud, c’est un territoire immense et très varié, presque un petit continent en soit : depuis la rudesse du climat patagonien, en passant par les hauts sommets des Andes et en face la côte océanique, jusqu’à l’extrême nord d’influence inca, plus proche de la Bolivie que de l’Argentine (d’ailleurs probablement anciennement un territoire bolivien qui a été annexé par l’Argentine…). Le pays offre à travers cette immensité une richesse incroyable de faune et de flore (on peut y voir aussi bien des pingouins et des baleines que des iguanes et des coatis).
Il existe tout de même un trait commun parmi les argentins, qu’ils soient du nord ou du sud, c’est leur gentillesse. Si vous leur posez une question, ils prendront toujours la peine de vous répondre dans les détails - parfois même un peu trop dans le détail au goût de certains, car ils sont aussi très très bavards (et bruyants) et ne connaissent pas la façon simple et rapide de répondre.
Evidemment, l’Argentine ne serait pas l’Argentine sans sa capitale, Buenos Aires. Nous en sommes partis et y sommes revenus 3 fois, nous y sentant donc presque comme chez nous ! La ville est la plus européenne des villes d’Amérique du Sud que nous ayons visitée. Elle reflète à merveille une des caractéristiques des villes argentines : un passé glorieux à l’époque (fin du 19ème ) où l’Argentine était le pays le plus développé du monde, mais tombé en désuétude depuis un petit moment du fait des crises qu’a traversé le pays au cours des dernières décennies (que ce soit la dictature des années 1970-1980 où la faillite du pays en 2001 dont un des éléments les plus dramatiques est certainement la mort de 39 manifestants contre le coralito sur la place de Mayo).
Enfin, l’un des grands attraits de l’Argentine pour nous français reste quand même sa culture de la table. Ce n’est certainement pas un endroit pour les végétariens ! Les Argentins mangent 70kg de viande rouge par an et par habitant (un bon steak de 200g par jour quand même) et produisent des vins excellents (quoiqu’un peu trop alcoolisés peut-être). Une autre tradition culinaire moins proche des nôtres mais bien plus importante encore pour les argentins est le maté – un argentin n’est pas un vrai argentin s’il ne se ballade pas à toute heure de la journée avec son matériel à maté !!!
Comme pour les autres pays que nous avons visité, nous éprouvons l’envie de revenir en Argentine très vite, avec au programme la région de Bariloche au nord de la Patagonie pour y faire du ski de randonnée ; une belle croisière en Antarctique pour aller dire bonjour aux manchots empereurs mais aussi un retour à la Peninsula Valdès pour y observer les baleines et les éléphants de mer.

mercredi 3 mars 2010

Une nouvelle merveille du monde ? / New natural world wonder ?

Nous arrivons à Iguazu en début d’après-midi le mardi 2 février pour ce qui sera notre dernière étape argentine après un mois dans le pays. Nous avons trouvé une petite auberge avec la clim’…ce qui est le seul point de ressemblance avec les hôtels dans lesquels nous étions la semaine précédente ! L’atmosphère est particulièrement humide, nous sentons bien que nous sommes arrivés dans une zone tropicale. En fin d’après-midi, après une bonne douche froide pour faire redescendre la température et nous remettre de la nuit dans le bus, nous allons voir le point des trois frontières entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil.

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We arrive in Iguazu in the afternoon of Tuesday 2nd Feb. This will be our last stop in Argentina after one month there… We have booked a small hotel which does have air con – that is the only similar point with the hotels we’ve enjoyed the week beforeJ We have now reached a tropical zone and the atmosphere outside is very humid. The first thing we do is therefore to take a cold shower, after which we go and have a look at the three border point, between Argentina, Brazil and Paraguay.

Le lendemain matin, mercredi 3 février, nous partons visiter le côté argentin des chutes car la frontière avec le Brésil passe aussi par les chutes d’Igazu elles-mêmes. Les chutes sont dans un parc naturel protégé qui s’étend sur les deux pays. A l’entrée du parc, des panneaux nous mettent en garde sur la possible rencontre avec des animaux sauvages du parc (jaguars, pumas, araignées, caïmans et coatis). C’est pour tous les deux notre première expérience dans une forêt tropicale et nous ne savons pas bien à quoi nous attendre. Rapidement nous comprenons que nous ne verrons aucun animal sauvage sur les sentiers vue la foule de touristes présents dans le parc. Nous verrons seulement quelques coatis (de la même famille que les ratons-laveurs) mais il ne s’agit plus vraiment d’animaux sauvages… ils sont davantage intéressés par la nourriture des touristes que par la chasse semble-t-il. L’intérêt des chutes côté argentin est que des sentiers sillonnent le parc aux différents étages des chutes (de tout en haut jusqu’au pied des chutes) et tout au long des 250 cascades qui forment les chutes d’Iguazu.

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The next day is the big day as we head for the Argentinean side of the Iguazu falls (the border with Brazil crosses the falls themselves). The falls are located within a protected park in both countries. Arriving on the Argentinean part, signs tell us to be wary of wild animals we might encounter (jaguars, pumas, spiders, caimans, coatis…). Since it is the first time we walk in a tropical area for both of us, we’re not sure what to expect. Soon enough unfortunately, we realise we won’t see any animal considering the amount of people walking in the park! The only one we manage to see is a coati (same family as Rangoon) but to say they’re wild would be lying, since they’re more interested in stealing food from tourists rather than hunting… The main interest of seeing the falls from the Argentinean side is that you get to see them from top to bottom, and you have walkways at each level and for almost each of the 250 different falls of the park.

Nous commençons le tour du parc par la partie supérieure des chutes et notamment la Gargantua del Diablo (gorge du diable). Au fur et à mesure que nous avançons sur la passerelle qui enjambe le fleuve pour amener les visiteurs jusqu’en surplomb des chutes, le bruit des chutes se fait de plus en plus fort et nous voyons monter l’écume au dessus des chutes. Nous voyons aussi des gens revenir complètement trempés. Nous arrivons enfin au bout de la passerelle et le spectacle des chutes est proprement grandiose. Il y a dans la taille des chutes, leur bruit, l’écume, le volume d’eau qui tombe à chaque seconde, quelque chose de fantastique. La force brute de la Nature. Nous sommes tous les deux pris par l’émotion à la vue du spectacle qui s’offre à nous. Tout au long de la journée, cette émotion et cette sensation de puissance qui se dégage des chutes ne nous quittera pas.

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We star our tour of the falls from the top, going to the Guargantua del Diablo (the Devil’s Throat). As we walk along the pathway that leads to the top of the falls, the noise of the falls get stronger and we see people coming back all wet. We also start seeing water splashes coming up from the falls. When we reach the end of the pathway and we finally get to see the falls from closer, the show we witness is unimaginable. The height of the falls, the noise it makes, the splashes it creates, the amount of water we see dropping 200 ft below each second – all of this is simply fantastic. This is one of those experiences where you appreciate the strength of Nature. Both of us get quite emotional in front of this natural wonder. And the emotion in front of this natural strength will stay with us all day long.

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Nous partons ensuite sur les sentiers qui vont au pied des chutes car c’est de là que partent les tours en bateau. Nous embarquons sur un des zodiacs semi-rigides surpuissants qui emmènent les touristes jusqu’au pied des chutes, voire légèrement en dessous. Le tour commence par une session de photo des chutes vues du bas ce qui est aussi très impressionnant. Puis l’équipage du bateau enfile des vêtements imperméables, le cameraman sur le bateau met sa camera dans un caisson étanche…tout le monde range son appareil photo dans les sacs étanches distribués par l’équipage…il va y avoir de l’action. Quad tout le monde est prêt, le pilote met les gaz direction les chutes. Commence alors une douche forcée pour tout le monde. Nous sentons le vent créé par la chute de l’eau, l’écume telle une lance à incendie et enfin le grondement assourdissant de toutes les chutes. C’est une expérience jubilatoire, et particulièrement humide ! Tout le monde dans le bateau en redemande et le capitaine se fait un plaisir de renvoyer le bateau à la lisière des chutes pour une nouvelle douche. Nous ressortons du bateau le sourire aux lèvres, ruisselants des pieds à la tête ! Heureusement grâce au climat tropical, il ne nous faut pas bien longtemps pour être complètement secs.

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Our next experience is to do the boat tour that goes close to the falls in a strong and powerful dingy, and even below them. The tour starts with a gentle photo session close to the falls. After that the action starts: the crew puts on waterproof clothes, the cameraman prepares his camera in its waterproof case and all tourists secure their camera in the waterproof bag we’ve been given at the entrance. Then the captain heads directly for the falls, at full speed. It’s shower time for everyone! There we can feel the strength of the falls even more, experiencing the impressing noise they make and feeling the power of the falls themselves through the wind they create and which brings all the water in the boat. Everyone enjoys it so much we ask for another time – and the captain puts us back below the falls! When we leave the boat, we’re all very happy but also very wet. The good thing with the heat is that it does not take long before we get dry again.

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Nous trouvons alors des passerelles au niveau intermédiaire qui permettent de se rapprocher à quelques mètres d’autre chutes plus petites (seulement une quinzaine de mètres!). Tout le monde fait la queue pour être au point le plus proche des chutes et être le plus mouillé possible…nous ne faisons pas exception et reprenons une nouvelle douche à l’eau d’Iguazu ! Nous continuons le tour du parc sur d’autres passerelles pour observer les chutes sous tous les angles. Nous avons beaucoup de chance car il fait un temps magnifique et de superbes arcs-en-ciel se forment quasiment au pied de chaque chute. Après 7 heures passées dans le parc, nous retournons à notre auberge pour nous remettre de nos émotions de la journée et avancer sur notre programme au Brésil…il est grand temps ! Le soir, nous profitons d’être en Argentine pour dîner une dernière fois dans une parilla. Qui sait ce qui nous attend de l’autre côté de la frontière ? Nous n’avons pas vraiment d’inquiétudes, mais tous les prétextes sont bons pour une bonne parilla !

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We then go for intermediate pathways which allow us to get really close to the « smaller » falls (only 50ft high!). Everyone is queuing to get as close and wet as possible – and so do we, which means we get another Iguazu shower for free! We keep on walking on other pathways, and we remain amazed each time we see a new one. We’re very lucky as the weather is perfect, and rainbows form at the bottom of almost each fall. After 7 hours in the park, it’s time to come back (we have some planning to do for Brazil!!!). In the evening we go for a nice parilla – after all what will be eating in Brazil? It’s always safer to eat parilla while we canJ

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On Thursday 4th Feb, it’s time to say goodbye to Argentina after a month there - we’ll be back 3 weeks later for the paragliding week though J The first step in Brazil is to see the Iguazu falls from the Argentinean side – we take a bus from Puerto Iguazu in Argentina and less than 2 hours later we arrive in Brazil, at the entrance of the national park. It’s much more modern and developed than on the other side: there’s even a bus taking you to all places in the park, no need to walk! We take the bus to the start of, a pathway that takes you along the falls (that’s pretty much all you have to see on this side, the rest is more walks in the forest – it’s much smaller than the Argentinean side). Everyone has been telling us that the Argentinean side is so much better than the Brazilian side so we don’t know what to expect… The first views of the falls from the pathway are quite impressive though, and it doesn’t take us too long to feel the emotion we felt the previous day in front of such a wonderful show. The main difference between the 2 sides is that we can now see pretty much all the 250 waterfalls together. On the first part of the pathway, you see the falls from quite far away so you don’t have the same level of noise as we had the day before. But the view is just awesome and we stop all the time to take pictures. At the end of the pathway it is very different and we get close to very powerful falls again, that gest us all wet one more time! The best part is at the very end, when we get to see the Guarguanta del Diablo from the other side. We can see very well the mist over the falls generated by the volume of water flowing down! You can see on the video above that the panorama is pretty amazing too. We finish our visit with a picnic further away up the river, before it gets to the fall. It’s very quiet there and it’s hard to believe the biggest falls of the world start a few metres down from there! A big iguana joins us for lunch which delights FredJ Anyway; we’re quite pleased we saw the falls that way: first on the Argentinean side and then on the Brazilian side. The Argentinean side allows you to get really close to the falls, even below them with the boat, while the Brazilian side gives you a bigger picture, even better on the second day when you’ve already discovered the falls the day before.

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mardi 2 mars 2010

Buenos Aires : 3ème prise / Buenos Aires : 3rd time

Le matin du dimanche 31 janvier nous reprenons l’avion pour Buenos Aires pour finir de visiter la ville avant que nos chemins ne se séparent à nouveau. Nous commençons par la Galeria Pacifica, un ensemble de magasins dans une galerie commerciale de style Art-déco. Plus que le shopping qui est clairement destiné aux touristes étrangers (avec des prix similaires voire supérieurs à ceux pratiqués en Europe), nous profitons de la Galleria Pacifica pour déjeuner. Nous continuons ensuite par un tour à pied dans le centre de Buenos Aires et notamment la Casa Rosada qui est le siège de la présidence argentine. La visite de la Casa Rosada est assez rapide avec la salle du conseil des ministres, la salle de réception, la salle des conférences de presse et le plus important pour les argentins qui participent au tour avec nous, le balcon d’où Evita s’adressait à la foule avec son mari ! Nous rejoignons l’hôtel en voulant voir le Café Tortoni (une institution de Buenos Aires, en fait son plus vieux café) mais la queue qui serpente sur le trottoir nous décourage. Nous rentrons donc pour profiter de la piscine et du sauna une dernière fois ! Pour notre dernier dîner tous ensemble, nous retournons sur les docks et trinquons au Chandon, à défaut d’avoir pu en emporter lors de la visite de la Bodega.

Casa Rosada

On Sunday 31st Jan, we fly back to Buenos Aires for a last visit of the town before our ways split apart one more time. We first go for the Galleria Pacifica, an Art-Deco shopping mall. We’re not really there for the shopping (it’s really only for tourists with prices similar or even higher than in Europe), but more for walking around and having a quick lunch. In the afternoon we go for the Casa Rosada, the presidential house in Argentina. The visit is pretty fast: the cabinet meeting room, the reception room, the press conference room and finally – and more importantly for the Argentinean – the balcony from where Evita and her husband made their speeches. Walking back to the hotel we try to go to the Café Tortoni, the oldets café in town, but the queue outside is too long and we prefer to head back directly and enjoy some time by the pool. In the evening, our last dinner together in Buenos Aires, we go back to Puerto Madero and toast with some Chandon!

Palais Presidentiel 5 La journée du lundi 1er février est écourtée par les impératifs de voyage de chacun : Marylise et Gilbert doivent quitter le centre en début d’après-midi et notre bus vers Iguazu est en fin d’après-midi. Nous restons donc dans le centre-ville et visitons le quartier de Palermo qui nous avait tous beaucoup plus lors du tour en bus. Les parcs, l’architecture et les nombreuses ambassades le font ressembler à l’Ouest de Paris. Nous visitons également la Basilique Virgen de las Pilar ainsi que  le cimetière de Recoleta…ce qui peut sembler surprenant. C’est toutefois là que sont enterrés nombre de figures de la société argentine (personnages politiques, scientifiques, des arts ou de riches industriels) depuis des siècles. Chaque famille ayant voulu enterrer les siens dans le faste à la hauteur de sa richesse, de son influence ou de sa contribution, les mausolées, statues et autres tombeaux font ressembler le cimetière au cahier d’un étudiant en architecture ! L’heure est alors venue de se séparer après une très belle parenthèse de famille et de luxe dans notre voyage. Marylise et Gilbert reprennent un vol de nuit vers Paris et nous retrouvons nos habitudes de voyage avec un bus de 17h en direction du Nord et des chutes d’Iguazu.

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On Thursday 1st Feb, Marylise and Gilbert have to leave in the afternoon to take their plane back to Paris and we need to catch our bus in the late afternoon for Iguazu. We therefore have a shortened day but still manage to finish our visit of the town. We first go back to Palermo, the residential area in the North of the city, which we all liked a lot when we first saw it during our bus tour. It looks very much like West Paris with its parks, old building and embassies. We then go for the Recoleta Cemetery and its basilica – quite a strange choice you might think, but this is actually one of the most touristic places in Buenos Aires. Most important people of the Argentinean society have been buried here (be they scientists, politicians or rich industrials) and the tradition was to be buried in a tomb demonstrating one fortune, the alleys of tombs are like an open sky museum!  After this visit, time has come to go our own way after what has been a wonderful family (and luxurious) break. For us it also means going back to our old travel habits starting with a night bus of 17 hours towards Iguazu…   

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Mendoza, país del vino

Le jeudi 28 janvier, après être rentrés de l’estancia dans la Pampa, nous prenons directement un vol Buenos Aires – Mendoza. Le vol se passe bien, malgré quelques turbulences qui ne plaisent pas trop à Marylise et Natacha. Nous arrivons à Mendoza (où la chaleur reste étouffante) dans la soirée, juste à l’heure pour dîner. La bonne surprise est que nous avons été surclassés d’hôtel et finissons dans un 5 hôtel étoiles (Le Diplomatic)! Notre étape à Mendoza est placée sous le signe de la gastronomie et nous ouvrons le bal avec un petit restaurant juste à côté de l’hôtel. Il n’y a pas de carte des vins, il y a mieux : le sommelier nous invite à aller choisir une bouteille directement dans le cellier ! Mendoza à l’air d’une ville où il fait bon vivre…surtout si la climatisation fonctionne. Située au pied des Andes et en bordure d’une région désertique, la ville est un vrai four. On nous expliquera plus tard, lors d’une visite de cave, que ce climat particulier est en grande partie responsable de la qualité des vins produits. En effet, la neige des Andes alimente les cours d’eau qui permettent un parfait contrôle de l’irrigation, d’une part. D’autre part, le climat très sec permet à la vigne de ne pas développer de maladies ou de champignons. Enfin, la chaleur permet au raisin d’avoir une très forte concentration en sucre…ce qui, après la fermentation alcoolique, donne des vins souvent très alcoolisés (voire trop alcoolisés à notre goût).

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On Thursday 28th Jan, after driving back from the estancia to Buenos Aires, we go directly to the airport to take a plane to Mendoza where we’ll spend the next couple of days. The flight is ok even though some turbulence doesn’t appeal to Marylise and Natacha. We arrive in Mendoza just in time for dinner – and the heat remains unbearable even at this time! The good surprise when arriving at our hotel is that we’ve been upgraded to a 5 star hotel! We’ve come to Mendoza for wine and food – so we start with a nice meal in a restaurant next door to the hotel. Instead of a wine list, the sommelier asks us to come in the cellar to choose the bottle of wine. We will definitely like Mendoza – especially if they keep the air con on! Mendoza enjoys a very particular climate, due to its location between the Andes and a desert area. This is actually why the wines are so good around here: first, they are able to control the irrigation thanks to the snow coming from the Andes; in addition the vines don’t get diseases thanks to the dry climate. Finally, because of the heat, the grapes contain a lot of sugar… which mean the wines contain a lot of alcohol (you might even say too much!).

Le lendemain matin, vendredi 29 janvier, nous démarrons la journée par une petite visite à pied du centre historique de Mendoza. Nous nous contentons des endroits les plus touristiques : Plaza de Espana, Plaza San Martin – il en faut une par ville en Argentine! -, le centre piétonnier et enfin une église où une statue de la vierge ayant résisté au tremblement de terre qui toucha Mendoza dans les années 1960 est maintenant l’objet d’un pèlerinage annuel (un peu à la façon de la vierge de Cuzco). Après cette introduction sur la culture locale, nous rentrons dans le vif du sujet avec la première visite de cave : la Bodega Zuccardi. Il s’agit d’un très gros producteur qui propose une vaste gamme de vin dont la qualité dépend grandement du temps passé en barriques de chêne français ou américain. Ayant commencé notre dégustation autour d’une généreuse Parilla (les grandes maisons de Mendoza disposent presque toutes d’un restaurant, d’un tour de la Bodega et d’un magasin de vente), nous n’avons pas la force de faire une deuxième visite après la Bodega Zuccardi dont l’intérêt principal résidait dans la découverte d’une production de très grande ampleur plutôt que dans la découverte de leurs vins. Nous sommes d’ailleurs surpris car les vins proposés à la dégustation (payante !) ne sont pas dans la meilleure gamme des vins produits. Le guide explique donc comment sont produits les meilleurs vins de la maison, ce qui les différencie du reste de la gamme…mais on ne peut les déguster. Une démarche commerciale pour le moins surprenante. Nous rentrons ensuite à l’hôtel pour profiter de la piscine, jacuzzi, hammam et sauna : le plaisir d’un 5 étoiles…c’est un beau changement de gamme pour nous ! Nous profitons des services offerts à l’hôtel est restons pour y dîner : le chef du restaurant a fait ses gammes en France dans un Relais et Châteaux en bord de Loire et sa cuisine est excellente !

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On Friday 29th Jan, we start the day by a quick walk through Mendoza’s city centre and focus on the main touristic points: Plaza de Espana, Plaza San Martin (you need one of those in each Argentinean city!), a Church where a statue of the Virgin Mary that survived an earthquake in the 60s is now the centerpiece of a pilgrimage (comparable to the Virgin Mary in Cuzco). It is then time for serious business and we go for our first wine visit in the Bodega Zuccardi. It starts with a parilla in their restaurant and continues with a tour of the bodega during which the guide explains the differences between the ranges of wines they produce: the quality of the wine mainly depends on how long it grows old in oak barrels. Zuccardi is a very big bodega in the Argentinean wine world and it is interesting for us to see such a big production instead of a small French wine house. However we were slightly surprise by the tasting, first of all because there was an additional charge just for it, and also because we did not get to taste the better wines but only the most common ones – which makes the visit and explanation of why such wine is better than the other quite pointless and even frustrating! After this, we decide to go straight to the hotel to enjoy what a 5 star hotel has to offer with the swimming pool and spa facilities. Plus, the chef of the local restaurant has been studying in a Relais and Chateaux in France (Loire) so we stay for dinner and rightly so as the food is delicious!

Samedi 30 janvier, nous avons prévu de nous rattraper sur les visites de caves avec 3 Bodegas au programme. Nous commençons par la Bodega Archaval Ferrer qui jouit d’une excellente réputation en dépit d’une histoire très courte (fondée en 1995). Le guide français nous explique en détails la démarche de qualité dans laquelle la Bodega s’est engagée dès sa fondation (faiblesse de la production, généreuses vendanges vertes – jusqu’à 85% des raisins de certaines vignes sont coupés pour permettre aux raisins restants de bénéficier de toutes les ressources de la vigne pour se développer au mieux -, mise au point d’un procédé d’évaporation de l’alcool lors de la fermentation en cuves de béton, travail sur les cépages et les terroirs de production). Cela rend la visite d’autant plus intéressante. Le meilleur reste à venir avec la dégustation ! A la différence de la veille, la dégustation se fait avec les meilleurs vins de la cave. Les vins nous semblent bien meilleurs que tous les vins goûtés jusqu’à présent. Nous goûtons notamment un vin très original : un vin doux naturel rouge (cépage Malbec). Toutes les personnes présentes pendant la dégustation sont séduites…et sans surprise, tout le monde achète ce vin et d’autres vins dégustés. Comme quoi en faisant des vins de qualité et en faisant goûter les meilleurs, tout le monde est content !

Bodega Achaval Ferrer 

Cette belle visite nous a mis en retard sur notre planning et nous enchaînons sur la visite de la Bodega Chandon. Le nom est familier car  il s’agit bel et bien de la maison Moët et Chandon ! Ce fut l’un des tous premiers (si ce n’est le premier) producteur européen de vin à s’être installé en Argentine dans les années 1960. Chandon produit essentiellement des vins pétillants selon la méthode champenoise. Les cépages en revanche sont différents de ceux utilisés dans le Champagne car ceux-ci ne sont pas adaptés au climat argentin. La visite des caves se fait cette fois en espagnol, et si nous ne comprenons pas vraiment tout tant notre guide parle vite, nous réalisons bien que la production est gigantesque ! Nous serpentons au milieu des cuves de milliers d’hectolitres…Tout se résume en un chiffre : Chandon représente 70% de toute la consommation de vins pétillants en Argentine ! La dégustation qui ponctue la visite est bien agréable avec un vin calme (le même vin que le pétillant mais avant la prise de mousse), le Chandon extra brut et enfin un rosé de saignée. Malheureusement ni Marylise et Gilbert ni nous n’avons vraiment de place dans nos bagages pour en acheter. Après ces deux dégustations, nous avions prévu une troisième visite avec la Bodega Luigi Bosca qui bénéficie également d’une très bonne réputation. Malheureusement elle est fermée à la visite le week-end (nous sommes samedi) aussi décidons nous de nous arrêter rapidement pour déjeuner sur la place du village de Lujan de Couyo avant de rentrer à l’hôtel pour profiter une dernière fois de la piscine !

Bodega Chandon

On Saturday 30th Jan we have a busy programme for the day with 3 bodega visits. The first one is for Achaval Ferrer, a small bodega which only started in 1995 but already enjoys great reviews. The French guide who does the visit explains to us how, since the beginning, the production has been geared towards quality rather than quantity. They will cut up to 85% of the grapes on some vines before maturity, to ensure that the remaining grapes can get the most out of the vine and develop the best taste; they will also test the production of the same wine using either different soils or different grapes. This makes this visit very different from the day before and even more interesting. And the best is still to come with the tasting! This time, we get to try the best of their wines – which clearly makes the difference and we all agree the wines are much better than anything else we’ve tried up to now. The last wine we try, a sweet red Malbec, is by far the best and without any surprise everyone around the table will buy at least one bottle of it! Clearly it’s a better deal for the bodega to offer the best wines in tasting! The next bodega on the list is Chandon – from Moët et Chandon which was one of the first European wine making company to invest in South America in the 60s. They produce mainly sparkling wines, some using the “méthode champenoise” but can’t use the same grapes as in Champagne as those won’t survive here. When we visit the caves, we realize how big the production is, walking around giant tanks of thousands of hectolitres.  70% of all the sparking wine drunk in Argentina comes from the Chandon Bodega! And their wines are quite good – we get to try a still wine (same as sparkling but before it gets sparkling), a sparkling white and a sparkling rosé. Perfect timing just before lunchtime! We had planned a 3rd visit in Luigi Bosca, very famous as well, but they are closed on weekends so we go for a quick lunch in Lujan de Cuyo, the town around, before heading back to the hotel for one last jump in the pool!

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